Archive pour octobre, 2013

Les CINQ ETAPES de la Cocréation


Les CINQ ETAPES de la Cocréation dans AME ruines-204x300Les messages des Maîtres de Sagesse sont transmis pour nous permettre de nous impliquer davantage dans l’expression de notre pouvoir personnel. Il nous appartient de les passer à l’épreuve de notre quotidien. Ce que nous expérimentons par nous-mêmes fait de nous des « connaissants » car l’expérience libère et transforme notre potentiel spirituel. Analysons comment chacun de nous peut travailler à devenir cocréateur, c’est ç dire agir en totale osmose avec les plans divins. Parmi les très nombreuses pistes proposées par les Maîtres, voici les cinq étapes qui permettent d’entrer en cocréation avec la univers :

ETAPE 1 : Respecter les choix de l’âme.

L’outil dont nous disposons pour respecter les choix de l’âme est notre amour. En réalité, les guides nous voient comme des « cœurs aimants » au service de l’âme. Nous sommes donc l’écrin qu’elle a choisi pour que s’accomplisse la volonté du Créateur. De plus, sachant que notre âme respecte toujours les conditions de vie que nous lui offrons – des plus misérables aux plus sublimes – l’obéissance à l’âme est source de joie et de plénitude. Ce cœur aimant est donc fait pour exprimer la gratitude et la reconnaissance envers une âme respectueuses de ce qu’elle a décidé de vivre. Nous pourrions dire que l’âme respecte ses engagements, quel que soit le champ d’expériences que nous lui offrons. Nous sommes son sanctuaire au cœur de l’existence humaine, le lieu où chaque méditation et chaque prière nous aident à comprendre l’enseignement qu’elle veut nous engager à vivre. Ce « saint des saints » est le lieu de l’offrande véritable ; ce que nous devenons grâce aux expériences de la vie.

ETAPE 2 : Décider de notre futur

Nous sommes cocréateurs par les qualités de notre âme, par nos valeurs et non en luttant contre les démons du passé. Pour décider de notre futur, nous devons constamment revenir à la question centrale : « Qu’est-ce que je veux vraiment et qui donne du sens à ma vie ? » Notre cerveau fonctionnant principalement par images, désirer une vie différente demande de projeter un nouveau film dans notre rêve. Nous devons retrouver notre capacité à rêver, à oser nous voir et nous ressentir selon notre désir le plus ardent. Alors les images viennent et le cerveau dispose d’un nouveau modèle pour créer la réalité désirée. Très souvent, notre façon de penser est tellement conditionnée que nous n’osons même pas envisager la moindre démarche. C’est oublier un peu vite que les forces de la vie sont toujours en train de nous accompagner et que, si nous décidons de vivre le meilleur de nous-mêmes, nous leur permettons de cocréer un nouveau décor favorable à notre réalisation. L’âme est et devient ce qu’elle regarde, disait Plotin. Décider de notre vie, c’est offrir à l’âme la possibilité de libérer les images de beauté et harmonie liée au monde divin auquel elle est toujours reliée. Nous avons tous la capacité de saisir, puis d’interpréter les synchronicités de la vie qui ne répondent qu’à notre âme. La meilleure façon d’entrer dans le processus de cocréatrion est de rêver notre futur.

ETAPE 3 : Etre présent à soi

Our entrer dans la conscience de soi, nous devons cultiver la « présence à soi » qui, au fil du quotidien, nous permet d’augmenter l’intensité de notre rayonnement par lequel l’âme agit. Pour cela, portons notre attention sur trois acitons ismples :

1. Se regarder vivre ; tout changement s’amorce quand on est capable de s’observer dans le quotidien. Constater ce qui motive nos actions est indispensable pour démêler le vrai qui émane de l’âme, du faux qui nous fait agir par intérêts égotiques.

2. S’écouter penser : une manière simple de reprendre le contrôle est de « s’entendre penser ». A partir de quelles informations intérieures et extérieures pensons-nous ? Les pensées qui surgissent nous appartiennent-elles ?

3. Réagir : passer à une action différente de celle menée avant. Cela m’évoque le livre de Stéphane Hessel, « Indignez-vous ! » et que je ramènerais à l’échelle individuelle ; qu4est6ce que je devrais changer en moi et qui perdure, Qu’est-ce qui m’indiffère en moi et agace tant les autres ? Etc. Nous devons mener cette insurrection pacifique à partir de nos propres constats.

ETAPE 4 : Accepter d’être cocréateurs

La cocréation est l’énergie intelligente à laquelle nous consacrons notre désir, nos sens, notre corps, nos prières et notre motivation. Elle est uniquement une question d’énergie à mettre en mouvement, comme le compositeur fait jaillir les notes de la mélodie qui hante son esprit. Nous sommes des énergies intelligentes liées à la Source de la Création, c’est pourquoi nous sommes des cocréateurs. Rappelons-nous que, dans tout processus de changement ou de transformation, l’acceptation est la phase psychologique qui survient après avoir traversé toutes les autres, du déni à la dépression, en passant par le chantage et la colère. L’acceptation est donc cet instant de lucidité extrême qui nous fait accueillir l’intelligence en lieu et place de l’ego !

Accepter d’être des cocréateurs du futur est une phase du processus de croissance après nous être libérés du passé et avoir fait notre bilan personnel. Nous devons reconnaître que, globalement, nous avons fait déjà un certain travail et il est possible désormais de passer à une cocréation délibérée. Notre acceptation nous place alors au cœur de cette intelligence qui, seule, donne vie à nos idées, les concrétise et nous montre un savoir-être inné. Créer le futur se fait à travers une nouvelle façon de penser, peut-être même à travers une nouvelle technologie, tant que le cœur reste relié à la Source. Même si nous devons utiliser notre trop courte vie humaine, le futur dont il s’agit concerne les 2160 ans de l’ère du Verseau, pas seulement les quelques décennies à venir.

ETAPE 5 : Pratiquer !

Pour être efficaces, nous devons pratiquer ce que nous avons dans le cœur et que notre âme nous confie. Nous ne devons dépendre ni nous préoccuper de l’opinion d’autrui, mais agir selon notre ressenti. Pas question de se laisser enfermer par toutes formes d’illusions qui en appellent davantage à notre incompétence qu’à nos talents. L’efficacité au service de l’action positive garde toujours le mensonge à distance. Le cœur est alors livre et ce que l’âme nous inspire devient une stratégie à appliquer. Notre intelligence est l’outil d’adaptation à toutes les situations auxquelles nous aurons à faire face à l’intérieur (de nous) comme à l’extérieur. Devenir familier de l’intelligence  de l’âme demande de la pratique, nous fait grandement revoir nos manques et accepter nos qualités. N’en revient-on pas au célèbre adage socratique : Connais-toi toi-même ?

Laisser agir la magie de l’âme

Notre mission de cocréateurs est donc une mission de premier plan que nous ne pouvons remplir que dans l’amour de soi et de l’autre. Elle nous demande de poser dès à présent un regard nouveau sur la réalité de notre existence afin de laisser agir la magie de l’âme.

Si l’homme est à l’image du monde par son corps, il es t l’image de Dieu par son esprit et son âme, avec laquelle il peut donner naissance à un monde nouveau. Ce que Sainte Hildegarde de Bingen nous a transmis dans la formulation suivant : « O homme, tu as en toi le ciel et la terre, fais de ce monde un ciel sur la terre ».

- SOURCE : Par J.Claude Genel, Spécialiste de la démarche mystique, des états de conscience élargis et de la quête de sens. Jean-Claude Genel s’inscrit dans la lignée de ceux qui ont su trouver, au-delà des traditons et des dogmes, l’enseignement direct du guide intérieur. Il anime depuis 1985 des activités d’éveil aux valeurs de l’âme.  Contact : www.gproductions.fr

J.C Genel reçoit en canalisation des messages des Maîtres de la Fraternité de Shambhalla. http://universite-libre-des-valeurs.fr/  

Publié dans:AME, CO-CREATION |on 22 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Visites spirites entre personnes vivantes


Visites spirites entre personnes vivantes dans ESPRITS esprit-50Du principe de l’émancipation de l’âme pendant le sommeil, il semble résulter que nous avons une double existence simultanée : celle du corps qui nous donne la vie de relation extérieure, et celle de l’âme qui nous donne la vie de relation occulte ; cela est-il exact ?

 » Dans l’état d’émancipation la vie du corps cède à la vie de l’âme ; mais ce ne sont pas, à proprement parler, deux existences ; ce sont plutôt deux phases de la même existence, car l’homme ne vit pas doublement. « 

Deux personnes qui se connaissent peuvent-elles se visiter pendant le sommeil ?
 » Oui, et beaucoup d’autres qui croient ne pas se connaître se réunissent et se parlent. Tu peux avoir, sans t’en douter, des amis dans un autre pays. Le fait d’aller voir, pendant le sommeil, des amis, des parents, des connaissances, des gens qui peuvent vous être utiles, est tellement fréquent, que vous l’accomplissez vous-mêmes presque toutes les nuits. « 

Quelle peut être l’utilité de ces visites nocturnes, puisqu’on ne s’en souvient pas ?
 » Il en reste ordinairement une intuition au réveil, et c’est souvent l’origine de certaines idées qui viennent spontanément sans qu’on se les explique, et qui ne sont autres que celles que l’on a puisées dans ces entretiens. « 

L’homme peut-il provoquer les visites spirites par sa volonté ? Peut-il, par exemple, dire en s’endormant : Cette nuit je veux me rencontrer en Esprit avec telle personne, lui parler et lui dire telle chose ?
 » Voici ce qui se passe. L’homme s’endort, son Esprit se réveille, et ce que l’homme avait résolu, l’Esprit est souvent bien loin de le suivre, car la vie de l’homme intéresse peu l’Esprit quand il est dégagé de la matière. Ceci est pour les hommes déjà assez élevés, les autres passent tout autrement leur existence spirituelle ; ils s’adonnent à leurs passions ou restent dans l’inactivité. Il peut donc se faire que, selon le motif qu’on se propose, l’Esprit aille visiter les personnes qu’il désire ; mais de ce qu’il en a la volonté étant éveillé, ce n’est pas une raison pour qu’il le fasse. « 

Un certain nombre d’Esprits incarnés peuvent-ils se réunir ainsi et former des assemblées ?
 » Sans aucun doute ; les liens de l’amitié, anciens ou nouveaux, réunissent souvent ainsi divers Esprits heureux de se trouver ensemble. « 

Par le mot ancien, il faut entendre les liens d’amitié que l’on avait contractés dans d’autres existences antérieures. Nous rapportons au réveil une intuition des idées que nous avons puisées dans ces entretiens occultes, mais dont nous ignorons la source.

Une personne qui croirait un de ses amis mort, tandis qu’il ne le serait pas, pourrait-elle se rencontrer avec lui en Esprit et savoir ainsi qu’il est vivant ? Pourrait-elle, dans ce cas, en avoir l’intuition au réveil ?
 » Comme Esprit elle peut certainement le voir et connaître son sort ; s’il ne lui est pas imposé comme épreuve de croire à la mort de son ami, elle aura un pressentiment de son existence, comme elle pourra avoir celui de sa mort. « 

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:ESPRITS |on 22 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Action des Esprits sur les phénomènes de la nature.

 

 Action des Esprits sur les phénomènes de la nature. dans ESPRITS images-12Les grands phénomènes de la nature, ceux que l’on considère comme une perturbation des éléments, sont-ils dus à des causes fortuites, ou bien ont-ils tous un but providentiel ?
 » Tout a une raison d’être, et rien n’arrive sans la permission de Dieu. « 

- Ces phénomènes ont-ils toujours l’homme pour objet ?
 » Quelquefois, ils ont une raison d’être directe pour l’homme, mais souvent aussi ils n’ont pas d’autre objet que le rétablissement de l’équilibre et de l’harmonie des forces physiques de la nature. « 

- Nous concevons parfaitement que la volonté de Dieu soit la cause première, en cela comme en toutes choses, mais comme nous savons que les Esprits ont une action sur la matière, et qu’ils sont les agents de la volonté de Dieu, nous demandons si certains d’entre eux n’exerceraient pas une influence sur les éléments pour les agiter, les calmer ou les diriger.
 » Mais c’est évident ; cela ne peut être autrement ; Dieu ne se livre pas à une action directe sur la matière ; il a ses agents dévoués à tous les degrés de l’échelle des mondes. « 

La mythologie des Anciens est entièrement fondée sur les idées spirites, avec cette différence qu’ils regardaient les Esprits comme des divinités ; or, ils nous représentent ces dieux ou ces Esprits avec des attributions spéciales ; ainsi, les uns étaient chargés des vents, d’autres de la foudre, d’autres de présider à la végétation, etc. ; cette croyance est-elle dénuée de fondement ?
 » Elle est si peu dénuée de fondement, qu’elle est encore bien au-dessous de la vérité. « 

- Par la même raison, il pourrait donc y avoir des Esprits habitant l’intérieur de la terre et présidant aux phénomènes géologiques ?
 » Ces Esprits n’habitent pas positivement la terre, mais ils président et dirigent selon leurs attributions. Un jour, vous aurez l’explication de tous ces phénomènes et vous les comprendrez mieux. « 

Les Esprits qui président aux phénomènes de la nature forment-ils une catégorie spéciale dans le monde spirite ? Sont-ce des êtres à part ou des Esprits qui ont été incarnés comme nous ?
 » Qui le seront ou qui l’ont été. « 

- Ces Esprits appartiennent-ils aux ordres supérieurs ou inférieurs de la hiérarchie spirite ?
 » C’est selon que leur rôle est plus ou moins matériel ou intelligent ; les uns commandent, les autres exécutent ; ceux qui exécutent les choses matérielles sont toujours d’un ordre inférieur, chez les Esprits, comme chez les hommes. « 

Dans la production de certains phénomènes, des orages par exemple, est-ce un seul Esprit qui agit, ou se réunissent-ils en masse ?
 » En masses innombrables. « 

Les Esprits qui exercent une action sur les phénomènes de la nature agissent-ils avec connaissance de cause, en vertu de leur libre arbitre, ou par une impulsion instinctive ou irréfléchie ?
 » Les uns oui, les autres non. Je prends une comparaison ; figure-toi ces myriades d’animaux qui, peu à peu, font sortir de la mer des îles et des archipels ; crois-tu qu’il n’y ait pas là un but providentiel, et que cette transformation de la surface du globe ne soit pas nécessaire à l’harmonie générale ? Ce ne sont pourtant que des animaux du dernier degré qui accomplissent ces choses tout en pourvoyant à leurs besoins et sans se douter qu’ils sont les instruments de Dieu. Eh bien ! de même, les Esprits les plus arriérés sont utiles à l’ensemble ; tandis qu’ils s’essayent à la vie, et avant d’avoir la pleine conscience de leurs actes et leur libre arbitre, ils agissent sur certains phénomènes dont ils sont les agents à leur insu ; ils exécutent d’abord ; plus tard, quand leur intelligence sera plus développée, ils commanderont et dirigeront les choses du monde matériel ; plus tard encore, ils pourront diriger les choses du monde moral. C’est ainsi que tout sert, tout s’enchaîne dans la nature, depuis l’atome primitif jusqu’à l’archange, qui lui-même a commencé par l’atome ; admirable loi d’harmonie dont votre esprit borné ne peut encore saisir l’ensemble. « 

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:ESPRITS, NATURE |on 20 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

la pécheresse pardonnée

 

la pécheresse pardonnée  dans MARIE-MADELEINE telechargement2Le Christ vient, il est invité chez Simon le pharisien. Marie-Madeleine prend cette opportunité pour aller à sa rencontre. Elle la prépare. Elle ira troubler le repas. Elle surgira dans la salle où les convives seront rassemblés. Peu importe si son acte scandalise, la ridiculise, l’humilie. Elle ira vers lui pour déposer à ses pieds tous ses péchés. Et s’il est vraiment le médecin des âmes, il la relèvera.  Le soir venu, alors que tous les convives écoutent le maître parler, Marie-Madeleine surgit. Elle se place derrière Jésus, et s’installe à ses pieds. Elle s’agenouille. Elle baisse la tête et fond en larmes. Ses larmes sont abondantes. Elles sont le reflet de tous ses péchés commis jadis. Elle voit le temps des larmes défiler tous les actes de sa vie dans lesquelles elle a fourvoyé et son âme, et son coeur, et son corps. Elle voit dans ce moment où elle est aux pieds du Christ, tous les actes posés, dépourvus de bon sens et appauvris de moral, irréfléchis. Elle voit tous ses actes qui ne regardaient que le bien personnel de l’instant présent et non le bien qui construit et qui élève l’âme et celle des autres. Elle n’a aux pieds de Jésus qu’une seule raison d’être, tout déverser. Elles sont abondantes, ses larmes. Le moment est venu d’essuyer les larmes déposés sur les pieds du Christ. Pour ce faire, elle a prévu de prendre ce qui l’a rendu si belle et si attrayante pour beaucoup. Elle veut se servir de ce qui la rendait si éclatante aux yeux du monde et des hommes. Elle veut utiliser ce qui lui prenait le plus de temps et de soin pour l’éclat de sa beauté. Elle délie ses cheveux, les pose sur les pieds du Christ, essuie les pieds de Jésus. Ses cheveux, à ce moment, ne sont plus là pour séduire mais pour montrer son ardeur à vouloir changer de vie, de manière de penser, de manière d’agir, de manière d’être. Après avoir versé ses larmes et après avoir essuyé les pieds du Christ avec ses cheveux, Marie-Madeleine dépose sur les pieds du Christ autant de baisers qu’elle en a déposé sur les hommes qui sont tombés sous le charme de sa beauté. Tous les baisers donnés sur ses amants n’étaient que le reflet de sa solitude, de son manque de vrai amour. Par les baisers qu’elle dépose sur les pieds du Christ, elle guérit toute sa sensualité, tout son désir d’un plaisir effréné de séduction. Les baisers déposés sur les pieds du Christ marquent  un nouvel élan d’amour véritable vers celui qui est son sauveur et son médecin. Vient enfin le moment tant espéré et tant médité où elle va déverser le parfum qu’elle a acheté pour le Christ. Elle prend le flacon qu’elle avait apporté. Elle l’ouvre. Sans même en verser une goûte, l’odeur agréable de ce nectar si précieux embaume toute la salle où les convives sont assis. Elle a choisi chez le parfumeur le plus précieux parfum. Dans ses folles années, elle n’avait encore jamais choisi un parfum si pur. Aucun de ses amants n’avait eu la chance de sentir sur son corps une si délicate odeur. Ce parfum, Madeleine l’a réservé pour le seul homme à qui elle va offrir sa vie comme lui va offrir sa vie pour tous les hommes. Elle reconnaît en Jésus toute la puissance miséricordieuse et divine qui permet à tout homme qui le veut la guérison et de l’âme, et du coeur, et du corps. Ce parfum est précieux mais il ne vaut pas le prix du baume que le Christ applique pour guérir tout coeur blessé par les péchés. 

Nous pouvons nous demander si Marie-Madeleine avait tout prévu ? Oui, sa venue est pour le coup pensé, mesuré, réfléchi. Sinon, elle serait déjà partie. Elle n’aurait pas eu le courage de supporter aux pieds de Jésus le regard méprisant des invités et de Simon, le maître de maison. Ce dernier n’ose rien dire mais il n’en pense pas moins. Si Jésus était prophète, il saurait que cette femme est une pécheresse publique. Comme prophète  Jésus lit les pensées de Simon, et il prend la défense de Madeleine. Le Christ réagit aux pensées de Simon. Regarde cette femme, lui dit le Christ, depuis que je suis arrivé, elle n’a pas cessé de me montrer la haine qu’elle a envers son péché et le désir qu’elle a de changer de vie. Elle n’a pas cessé de me dire combien elle a honte d’avoir aimé aussi facilement les plaisirs et combien, elle désire, maintenant, se mettre à l’école de Dieu pour aimer véritablement comme Dieu aime. Elle n’a pas cessé depuis que je suis là de pleurer, d’essuyer ses larmes sur mes pieds avec ses cheveux, d’embrasser de sa bouche mes pieds, d’y déposer ce si précieux et si fin parfum. Elle vient car elle a compris que je suis le médecin de son âme. Je peux arrêter la source de ses larmes. Je peux par le baume de la miséricorde cicatriser les douleurs d’un coeur triste, révolté et désordonné. Je peux par ce baume rendre la joie à son coeur attristé. Je peux par ce baume apaiser la révolte de son coeur divisé. Je peux par ce baume unifier son être. Oh Simon, ne sois pas si dur avec elle. Regarde comme cette femme aime. Ouvre ton intelligence aux merveilles de la puissance du Seigneur, ton Père et mon Père, notre Père. Comme mon Père m’a envoyé vers cette femme, il m’envoie aussi vers toi. Comme elle, tu as besoin de te reconnaître pécheur et tu as besoin de la miséricorde de mon Père.

Texte issu du site … 

 

Publié dans:MARIE-MADELEINE |on 20 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Le sommeil et les rêves


 

 Le sommeil et les rêves dans REVES images1L’Esprit incarné demeure-t-il volontiers sous son enveloppe corporelle ?
 » C’est comme si tu demandais si le prisonnier se plaît sous les verrous. L’Esprit incarné aspire sans cesse à la délivrance, et plus l’enveloppe est grossière, plus il désire en être débarrassé. « 

Pendant le sommeil, l’âme se repose-t-elle comme le corps ?
 » Non, l’Esprit n’est jamais inactif. Pendant le sommeil, les liens qui l’unissent au corps sont relâchés, et le corps n’ayant pas besoin de lui, il parcourt l’espace, et entre en relation plus directe avec les autres Esprits. « 

 Comment pouvons-nous juger de la liberté de l’Esprit pendant le sommeil ?
 » Par les rêves. Crois bien que lorsque le corps repose, l’Esprit a plus de facultés que dans la veille ; il a le souvenir du passé et quelquefois prévision de l’avenir ; il acquiert plus de puissance et peut entrer en communication avec les autres Esprits, soit dans ce monde, soit dans un autre. Souvent, tu dis : J’ai fait un rêve bizarre, un rêve affreux, mais qui n’a aucune vraisemblance ; tu te trompes ; c’est souvent un souvenir des lieux et des choses que tu as vus ou que tu verras dans une autre existence ou à un autre moment. Le corps étant engourdi, l’Esprit tâche de briser sa chaîne en cherchant dans le passé ou dans l’avenir.

« Pauvres hommes, que vous connaissez peu les phénomènes les plus ordinaires de la vie ! Vous croyez être bien savants, et les choses les plus vulgaires vous embarrassent ; à cette question de tous les enfants : qu’est-ce que nous faisons quand nous dormons ? Qu’est-ce que c’est que les rêves ? Vous restez interdits.

« Le sommeil délivre en partie l’âme du corps. Quand on dort, on est momentanément dans l’état où l’on se trouve d’une manière fixe après la mort. Les Esprits qui sont tôt dégagés de la matière à leur mort ont eu des sommeils intelligents ; ceux-là, quand ils dorment, rejoignent la société des autres êtres supérieurs à eux : ils voyagent, causent et s’instruisent avec eux ; ils travaillent même à des ouvrages qu’ils trouvent tout faits en mourant. Ceci doit vous apprendre une fois de plus à ne pas craindre la mort, puisque vous mourez tous les jours selon la parole d’un saint.

« Voilà pour les Esprits élevés ; mais pour la masse des hommes qui, à la mort, doivent rester de longues heures dans ce trouble, dans cette incertitude dont ils vous ont parlé, ceux-là vont, soit dans des mondes inférieurs à la terre, où d’anciennes affections les rappellent, soit chercher des plaisirs peut-être encore plus bas que ceux qu’ils ont ici ; ils vont puiser des doctrines encore plus viles, plus ignobles, plus nuisibles que celles qu’ils professent au milieu de vous. Et ce qui engendre la sympathie sur la terre n’est pas autre chose que ce fait qu’on se sent, au réveil, rapproché par le coeur de ceux avec qui on vient de passer huit à neuf heures de bonheur ou de plaisir. Ce qui explique aussi ces antipathies invincibles, c’est qu’on sait au fond de son coeur que ces gens-là ont une autre conscience que la nôtre, parce qu’on les connaît sans les avoir jamais vus avec les yeux. C’est encore ce qui explique l’indifférence, puisqu’on ne tient pas à faire de nouveaux amis, lorsqu’on sait qu’on en a d’autres qui nous aiment et nous chérissent. En un mot, le sommeil influe plus que vous ne pensez sur votre vie.
« Par l’effet du sommeil, les Esprits incarnés sont toujours en rapport avec le monde des Esprits, et c’est ce qui fait que les Esprits supérieurs consentent, sans trop de répulsion, à s’incarner parmi vous. Dieu a voulu que pendant leur contact avec le vice, ils pussent aller se retremper à la source du bien, pour ne pas faillir eux-mêmes, eux qui venaient instruire les autres. Le sommeil est la porte que Dieu leur a ouverte vers leurs amis du ciel ; c’est la récréation après le travail, en attendant la grande délivrance, la libération finale qui doit les rendre à leur vrai milieu.

« Le rêve est le souvenir de ce que votre Esprit a vu pendant le sommeil ; mais remarquez que vous ne rêvez pas toujours, parce que vous ne vous souvenez pas toujours de ce que vous avez vu, ou de tout ce que vous avez vu. Ce n’est pas votre âme dans tout son développement ; ce n’est souvent que le souvenir du trouble qui accompagne votre départ ou votre rentrée, auquel se joint celui de ce que vous avez fait ou de ce qui vous préoccupe dans l’état de veille ; sans cela, comment expliqueriez-vous ces rêves absurdes que font les plus savants comme les plus simples ? Les mauvais Esprits se servent aussi des rêves pour tourmenter les âmes faibles et pusillanimes.

« Au reste, vous verrez dans peu se développer une autre espèce de rêves ; elle est aussi ancienne que celle que vous connaissez, mais vous l’ignorez. Le rêve de Jeanne, le rêve de Jacob, le rêve des prophètes juifs et de quelques devins indiens : ce rêve-là est le souvenir de l’âme entièrement dégagée du corps, le souvenir de cette seconde vie dont je vous parlais tout à l’heure.

« Cherchez bien à distinguer ces deux sortes de rêves dans ceux dont vous vous souviendrez ; sans cela vous tomberiez dans des contradictions et dans des erreurs qui seraient funestes à votre foi. « 

Les rêves sont le produit de l’émancipation de l’âme rendue plus indépendante par la suspension de la vie active et de relation. De là une sorte de clairvoyance indéfinie qui s’étend aux lieux les plus éloignés ou que l’on n’a jamais vus, et quelquefois même à d’autres mondes. De là encore le souvenir qui retrace à la mémoire les événements accomplis dans l’existence présente ou dans les existences antérieures ; l’étrangeté des images de ce qui se passe ou s’est passé dans des mondes inconnus, entremêlées des choses du monde actuel, forment ces ensembles bizarres et confus qui semblent n’avoir ni sens ni liaison.

L’incohérence des rêves s’explique encore par les lacunes que produit le souvenir incomplet de ce qui nous est apparu en songe. Tel serait un récit dont on aurait tronqué au hasard des phrases ou des parties de phrases : les fragments qui resteraient étant réunis perdraient toute signification raisonnable.

Pourquoi ne se rappelle-t-on pas toujours les rêves ?
 » Dans ce que tu appelles le sommeil, ce n’est que le repos du corps, car l’Esprit est toujours en mouvement ; là, il recouvre un peu de sa liberté, et correspond avec ceux qui lui sont chers, soit dans ce monde, soit dans d’autres ; mais comme le corps est une matière lourde et grossière, il conserve difficilement les impressions qu’a reçues l’Esprit, parce que l’Esprit ne les a pas perçues par les organes du corps. « 

Que penser de la signification attribuée aux rêves ?
 » Les rêves ne sont point vrais comme l’entendent les diseurs de bonne aventure, car il est absurde de croire que rêver de telle chose annonce telle chose. Ils sont vrais en ce sens qu’ils présentent des images réelles pour l’Esprit, mais qui souvent n’ont pas de rapport avec ce qui se passe dans la vie corporelle ; souvent aussi, comme nous l’avons dit, c’est un souvenir ; ce peut être enfin quelquefois un pressentiment de l’avenir, si Dieu le permet, ou la vue de ce qui se passe à ce moment dans un autre lieu et où l’âme se transporte. N’avez-vous pas de nombreux exemples que des personnes apparaissent en songe et viennent avertir leurs parents ou leurs amis de ce qui leur arrive ? Qu’est-ce que c’est que ces apparitions, sinon l’âme ou l’Esprit de ces personnes qui vient communiquer avec le vôtre ? Quand vous acquérez la certitude que ce que vous avez vu a réellement eu lieu, n’est-ce pas une preuve que l’imagination n’y est pour rien, si surtout cette chose n’était nullement dans votre pensée pendant la veille ? « 

On voit souvent en rêve des choses qui semblent des pressentiments et qui ne s’accomplissent pas ; d’où cela vient-il ?
 » Elles peuvent s’accomplir pour l’Esprit, sinon pour le corps, c’est-à-dire que l’Esprit voit la chose qu’il désire parce qu’il va la trouver. Il ne faut pas oublier que, pendant le sommeil, l’âme est toujours plus ou moins sous l’influence de la matière, et que, par conséquent, elle ne s’affranchit jamais complètement des idées terrestres ; il en résulte que les préoccupations de la veille peuvent donner à ce que l’on voit l’apparence de ce que l’on désire ou de ce que l’on craint ; c’est là véritablement ce que l’on peut appeler un effet de l’imagination. Lorsqu’on est fortement préoccupé d’une idée, on y rattache tout ce que l’on voit. « 

Lorsque nous voyons en rêve des personnes vivantes, que nous connaissons parfaitement, accomplir des actes auxquels elles ne songent nullement, n’est-ce pas un effet de pure imagination ?
 » Auxquels elles ne songent nullement, qu’en sais-tu ? Leur Esprit peut venir visiter le tien, comme le tien peut visiter le leur, et tu ne sais pas toujours à quoi il pense. Et puis souvent aussi vous appliquez à des personnes que vous connaissez, et selon vos désirs, ce qui s’est passé ou se passe dans d’autres existences. « 

Le sommeil complet est-il nécessaire pour l’émancipation de l’Esprit ?
 » Non l’Esprit recouvre sa liberté quand les sens s’engourdissent ; il profite, pour s’émanciper, de tous les instants de répit que lui laisse le corps. Dès qu’il y a prostration des forces vitales, l’Esprit se dégage, et plus le corps est faible, plus l’Esprit est libre. « 

C’est ainsi que le demi-sommeil, ou un simple engourdissement des sens, présente souvent les mêmes images que le rêve.

Il nous semble quelquefois entendre en nous-mêmes des mots prononcés distinctement et qui n’ont aucun rapport avec ce qui nous préoccupe, d’où cela vient-il ?
 » Oui, et même des phrases tout entières, surtout quand les sens commencent à s’engourdir. C’est quelquefois un faible écho d’un Esprit qui veut communiquer avec toi. « 

Souvent, dans un état qui n’est pas encore le demi-sommeil, lorsque nous avons les yeux fermés, nous voyons des images distinctes, des figures dont nous saisissons les plus minutieux détails ; est-ce un effet de vision ou d’imagination ?
 » Le corps étant engourdi, l’Esprit cherche à briser sa chaîne : il se transporte et voit ; si le sommeil était complet, ce serait un rêve. « 

On a quelquefois pendant le sommeil ou le demi-sommeil des idées qui semblent très bonnes, et qui, malgré les efforts que l’on fait pour se les rappeler, s’effacent de la mémoire ; d’où viennent ces idées ?
 » Elles sont le résultat de la liberté de l’Esprit qui s’émancipe et jouit de plus de facultés pendant ce moment. Ce sont souvent aussi des conseils que donnent d’autres Esprits. « 


- A quoi servent ces idées et ces conseils, puisqu’on en perd le souvenir et qu’on ne peut en profiter ?

 » Ces idées appartiennent quelquefois plus au monde des Esprits qu’au monde corporel ; mais le plus souvent si le corps oublie, l’Esprit se souvient, et l’idée revient au moment nécessaire comme une inspiration du moment. « 

L’Esprit incarné, dans les moments où il est dégagé de la matière et agit comme Esprit, sait-il l’époque de sa mort ?
 » Souvent il la pressent ; quelquefois il en a la conscience très nette, et c’est ce qui, dans l’état de veille, lui en donne l’intuition ; de là vient que certaines personnes prévoient quelquefois leur mort avec une grande exactitude. « 

L’activité de l’Esprit pendant le repos ou le sommeil du corps, peut-elle faire éprouver de la fatigue à ce dernier ?

 » Oui, car l’Esprit tient au corps, comme le ballon captif tient au poteau ; or, de même que les secousses du ballon ébranlent le poteau, l’activité de l’Esprit réagit sur le corps, et peut lui faire éprouver de la fatigue. « 

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:REVES |on 20 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Le dogme de la réincarnation

Le dogme de la réincarnation dans ACCORD a

Le dogme de la réincarnation, disent certaines personnes, n’est point nouveau ; il est ressuscité de Pythagore. Nous n’avons jamais dit que la doctrine spirite fût d’invention moderne ; le spiritisme étant une loi de nature, a dû exister dès l’origine des temps, et nous nous sommes toujours efforcés de prouver qu’on en retrouve les traces dans la plus haute antiquité.

Pythagore, comme on le sait, n’est pas l’auteur du système de la métempsycose ; il l’a puisée chez les philosophes indiens et chez les Egyptiens, où elle existait de temps immémorial. L’idée de la transmigration des âmes était donc une croyance vulgaire, admise par les hommes les plus éminents. Par quelle voie leur est-elle venue ? Est-ce par révélation ou par intuition ? Nous ne le savons pas ; mais, quoi qu’il en soit, une idée ne traverse pas les âges et n’est pas acceptée par les intelligences d’élite, sans avoir un côté sérieux. L’antiquité de cette doctrine serait donc plutôt une preuve qu’une objection. Toutefois, comme on le sait également, il y a, entre la métempsycose des anciens et la doctrine moderne de la réincarnation, cette grande différence que les Esprits rejettent de la manière la plus absolue la transmigration de l’homme dans les animaux, et réciproquement.

Les Esprits, en enseignant le dogme de la pluralité des existences corporelles, renouvellent donc une doctrine qui a pris naissance dans les premiers âges du monde, et qui s’est conservée jusqu’à nos jours dans la pensée intime de beaucoup de personnes ; seulement, ils la présentent sous un point de vue plus rationnel, plus conforme aux lois progressives de la nature et plus en harmonie avec la sagesse du Créateur, en la dépouillant de tous les accessoires de la superstition. Une circonstance digne de remarque, c’est que ce n’est pas dans ce livre seul qu’ils l’ont enseignée dans ces derniers temps : dès avant sa publication, de nombreuses communications de même nature ont été obtenues, en diverses contrées, et se sont considérablement multipliées depuis. Ce serait peut-être ici le cas d’examiner pourquoi tous les Esprits ne paraissent pas d’accord sur ce point ; nous y reviendrons plus tard.

Examinons la chose sous un autre point de vue, et abstraction faite de toute intervention des Esprits, mettons ceux-ci de côté pour un instant ; supposons que cette théorie ne soit pas leur fait ; supposons même qu’il n’ait jamais été question d’Esprits. Plaçons-nous donc momentanément sur un terrain neutre, admettant au même degré de probabilité l’une et l’autre hypothèse, savoir : la pluralité et l’unité des existences corporelles, et voyons de quel côté nous portera la raison et notre propre intérêt.

Certaines personnes repoussent l’idée de la réincarnation par ce seul motif qu’elle ne leur convient pas, disant qu’elles ont bien assez d’une existence et qu’elles n’en voudraient pas recommencer une pareille ; nous en connaissons que la seule pensée de reparaître sur la terre fait bondir de fureur. Nous n’avons qu’une chose à leur demander, c’est si elles pensent que Dieu ait pris leur avis et consulté leur goût pour régler l’univers. Or, de deux choses l’une, ou la réincarnation existe, ou elle n’existe pas ; si elle existe, elle a beau les contrarier, il leur faudra la subir, Dieu ne leur en demandera pas la permission. Il nous semble entendre un malade dire :  » J’ai assez souffert aujourd’hui, je ne veux plus souffrir demain.  » Quelle que soit sa mauvaise humeur, il ne lui faudra pas moins souffrir le lendemain et les jours suivants, jusqu’à ce qu’il soit guéri ; donc, s’ils doivent revivre corporellement, ils revivront, ils se réincarneront ; ils auront beau se mutiner, comme un enfant qui ne veut pas aller à l’école, ou un condamné en prison, il faudra qu’ils en passent par là. De pareilles objections sont trop puériles pour mériter un plus sérieux examen. Nous leur dirons cependant, pour les rassurer, que la doctrine spirite sur la réincarnation n’est pas aussi terrible qu’ils le croient, et s’ils l’avaient étudiée à fond ils n’en seraient pas si effrayés ; ils sauraient que la condition de cette nouvelle existence dépend d’eux : elle sera heureuse ou malheureuse selon ce qu’ils auront fait ici-bas, et ils peuvent dès cette vie s’élever si haut, qu’ils n’auront plus à craindre de retomber dans le bourbier.

Nous supposons que nous parlons à des gens qui croient à un avenir quelconque après la mort, et non à ceux qui se donnent le néant pour perspective, ou qui veulent noyer leur âme dans un tout universel, sans individualité, comme les gouttes de pluie dans l’Océan, ce qui revient à peu près au même. Si donc vous croyez à un avenir quelconque, vous n’admettez pas, sans doute, qu’il soit le même pour tous, autrement où serait l’utilité du bien ? Pourquoi se contraindre ? Pourquoi ne pas satisfaire toutes ses passions, tous ses désirs, fût-ce même aux dépens d’autrui, puisqu’il n’en serait ni plus ni moins ? Vous croyez que cet avenir sera plus ou moins heureux ou malheureux selon ce que nous aurons fait pendant la vie ; vous avez alors le désir d’y être aussi heureux que possible, puisque ce doit être pour l’éternité ? Auriez-vous, par hasard, la prétention d’être un des hommes les plus parfaits qui aient existé sur la terre, et d’avoir ainsi droit d’emblée à la félicité suprême des élus ? Non. Vous admettez ainsi qu’il y a des hommes qui valent mieux que vous et qui ont droit à une meilleure place, sans pour cela que vous soyez parmi les réprouvés. Eh bien ! Placez-vous un instant par la pensée dans cette situation moyenne qui sera la vôtre, puisque vous venez d’en convenir, et supposez que quelqu’un vienne vous dire :  » Vous souffrez, vous n’êtes pas aussi heureux que vous pourriez l’être, tandis que vous avez devant vous des êtres qui jouissent d’un bonheur sans mélange ; voulez-vous changer votre position contre la leur ?  » – Sans doute, direz-vous ; que faut-il faire ? – Moins que rien ; recommencer ce que vous avez mal fait et tâcher de faire mieux. – Hésiteriez-vous à accepter fût-ce même au prix de plusieurs existences d’épreuve ? Prenons une comparaison plus prosaïque. Si, à un homme qui, sans être dans la dernière des misères, éprouve néanmoins des privations par suite de la médiocrité de ses ressources, on venait dire :  » Voilà une immense fortune, vous pouvez en jouir, il faut pour cela travailler rudement pendant une minute.  » Fût-il le plus paresseux de la terre, il dira sans hésiter :  » Travaillons une minute, deux minutes, une heure, un jour, s’il le faut ; qu’est-ce que cela pour finir ma vie dans l’abondance ?  » Or, qu’est la durée de la vie corporelle par rapport à l’éternité ? Moins qu’une minute, moins qu’une seconde.

Nous avons entendu faire ce raisonnement : Dieu, qui est souverainement bon, ne peut imposer à l’homme de recommencer une série de misères et de tribulations. Trouverait-on, par hasard, qu’il y a plus de bonté à condamner l’homme à une souffrance perpétuelle pour quelques moments d’erreur, plutôt qu’à lui donner les moyens de réparer ses fautes ?  » Deux fabricants avaient chacun un ouvrier qui pouvait aspirer à devenir l’associé du chef. Or il arriva que ces deux ouvriers employèrent une fois très mal leur journée et méritèrent d’être renvoyés. L’un des deux fabricants chassa son ouvrier malgré ses supplications, et celui-ci n’ayant pas trouvé d’ouvrage mourut de misère. L’autre dit au sien : Vous avez perdu un jour, vous m’en devez un en compensation ; vous avez mal fait votre ouvrage, vous m’en devez la réparation ; je vous permets de le recommencer ; tâchez de bien faire et je vous conserverai, et vous pourrez toujours aspirer à la position supérieure que je vous ai promise « . Est-il besoin de demander quel est celui des deux fabricants qui a été le plus humain ? Dieu, la clémence même, serait-il plus inexorable qu’un homme ? La pensée que notre sort est à jamais fixé par quelques années d’épreuve, alors même qu’il n’a pas toujours dépendu de nous d’atteindre à la perfection sur la terre, a quelque chose de navrant, tandis que l’idée contraire est éminemment consolante : elle nous laisse l’espérance. Ainsi, sans nous prononcer pour ou contre la pluralité des existences, sans admettre une hypothèse plutôt que l’autre, nous disons que, si nous avions le choix, il n’est personne qui préférât un jugement sans appel. Un philosophe a dit que si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer pour le bonheur du genre humain ; on pourrait en dire autant de la pluralité des existences. Mais, comme nous l’avons dit, Dieu ne nous demande pas notre permission ; il ne consulte pas notre goût ; cela est ou cela n’est pas ; voyons de quel côté sont les probabilités, et prenons la chose à un autre point de vue, toujours abstraction faite de l’enseignement des Esprits, et uniquement comme étude philosophique.

S’il n’y a pas de réincarnation, il n’y a qu’une existence corporelle, cela est évident ; si notre existence corporelle actuelle est la seule, l’âme de chaque homme est créée à sa naissance, à moins que l’on admette l’antériorité de l’âme, auquel cas on se demanderait ce qu’était l’âme avant la naissance, et si cet état ne constituait pas une existence sous une forme quelconque. Il n’y a pas de milieu : ou l’âme existait, ou elle n’existait pas avant le corps ; si elle existait, quelle était sa situation ? Avait-elle ou non conscience d’elle-même ; si elle n’en avait pas conscience, c’est à peu près comme si elle n’existait pas ; si elle avait son individualité, elle était progressive ou stationnaire ; dans l’un et l’autre cas, à quel degré est-elle arrivée dans le corps ? En admettant, selon la croyance vulgaire, que l’âme prend naissance avec le corps, ou, ce qui revient au même, qu’antérieurement à son incarnation elle n’a que des facultés négatives, nous posons les questions suivantes :

1. Pourquoi l’âme montre-t-elle des aptitudes si diverses et indépendantes des idées acquises par l’éducation ?
2. D’où vient l’aptitude extra-normale de certains enfants en bas âge pour tel art ou telle science, tandis que d’autres restent inférieurs ou médiocres toute leur vie ?
3. D’où viennent chez les uns, les idées innées ou intuitives qui n’existent pas chez d’autres ?
4. D’où viennent, chez certains enfants, ces instincts précoces de vices ou de vertus, ces sentiments innés de dignité ou de bassesse qui contrastent avec le milieu dans lequel ils sont nés ?
5. Pourquoi certains hommes, abstraction faite de l’éducation, sont-ils plus avancés les uns que les autres ?
6. Pourquoi y a-t-il des sauvages et des hommes civilisés ? Si vous prenez un enfant hottentot à la mamelle, et si vous l’élevez dans nos lycées les plus renommés, en ferez-vous jamais un Laplace ou un Newton ?

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Publié dans:ACCORD, LOI NATURELLE, REINCARNATION |on 19 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Incarnation dans les différents mondes.

Incarnation dans les différents mondes. dans ESPRITS d

Nos différentes existences corporelles s’accomplissent-elles toutes sur la terre ?
 » Non, pas toutes, mais dans les différents mondes : celle d’ici-bas n’est ni la première ni la dernière, et c’est une des plus matérielles et des plus éloignées de la perfection. « 

L’âme, à chaque nouvelle existence corporelle, passe-t-elle d’un monde à l’autre, ou bien peut-elle en accomplir plusieurs sur le même globe ?
 » Elle peut revivre plusieurs fois sur le même globe, si elle n’est pas assez avancée pour passer dans un monde supérieur. « 

- Ainsi nous pouvons reparaître plusieurs fois sur la terre ?
 » Certainement. « 

- Pouvons-nous y revenir après avoir vécu dans d’autres mondes ?
 » Assurément ; vous avez déjà pu vivre ailleurs et sur la terre. « 

Est-ce une nécessité de revivre sur la terre ?
 » Non ; mais si vous n’avancez pas, vous pouvez aller dans un autre monde qui ne vaut pas mieux, et qui peut être pire. « 

Y a-t-il un avantage à revenir habiter sur la terre ?
 » Aucun avantage particulier, à moins d’y être en mission ; alors on avance, là comme ailleurs. « 

- Ne serait-on pas plus heureux de rester Esprit ?
 » Non, non ! On serait stationnaire, et l’on veut avancer vers Dieu. « 

Les Esprits, après avoir été incarnés dans d’autres mondes, peuvent-ils l’être dans celui-ci sans y avoir jamais paru ?
 » Oui, comme vous dans les autres. Tous les mondes sont solidaires : ce qui ne s’accomplit pas dans l’un s’accomplit dans un autre. « 

- Ainsi, il y a des hommes qui sont sur la terre pour la première fois ?
 » Il y en a beaucoup, et à divers degrés. « 

- Peut-on reconnaître à un signe quelconque quand un Esprit en est à sa première apparition sur la terre ?
 » Cela n’aurait aucune utilité. « 

Pour arriver à la perfection et au bonheur suprême qui est le but final de tous les hommes, l’Esprit doit-il passer par la filière de tous les mondes qui existent dans l’univers ?
 » Non, car il y a beaucoup de mondes qui sont au même degré, et où l’Esprit n’apprendrait rien de nouveau. « 

- Comment alors expliquer la pluralité de ses existences sur le même globe ?
 » Il peut s’y trouver chaque fois dans des positions bien différentes qui sont pour lui autant d’occasions d’acquérir de l’expérience. « 

Les Esprits peuvent-ils revivre corporellement dans un monde relativement inférieur à celui où ils ont déjà vécu ?
 » Oui, quand ils ont à remplir une mission pour aider au progrès, et alors ils acceptent avec joie les tribulations de cette existence, parce qu’elles leur fournissent un moyen d’avancer. « 

- Cela ne peut-il pas aussi avoir lieu par expiation, et Dieu ne peut-il envoyer des Esprits rebelles dans des mondes inférieurs ?
 » Les Esprits peuvent rester stationnaires, mais ils ne rétrogradent pas, et alors leur punition est de ne pas avancer et de recommencer les existences mal employées dans le milieu qui convient à leur nature. « 

- Quels sont ceux qui doivent recommencer la même existence ?
 » Ceux qui faillissent à leur mission ou à leurs épreuves. « 

Les êtres qui habitent chaque monde sont-ils tous arrivés au même degré de perfection ?
 » Non ; c’est comme sur la terre : il y en a de plus ou moins avancés. « 

 En passant de ce monde dans un autre, l’Esprit conserve-t-il l’intelligence qu’il avait dans celui-ci ?
 » Sans doute, l’intelligence ne se perd pas, mais il peut n’avoir pas les mêmes moyens de la manifester ; cela dépend de sa supériorité et de l’état du corps qu’il prendra.  » (Voir Influence de l’organisme).

Les êtres qui habitent les différents mondes ont-ils des corps semblables aux nôtres ?
 » Sans doute ils ont des corps, parce qu’il faut bien que l’Esprit soit revêtu de matière pour agir sur la matière ; mais cette enveloppe est plus ou moins matérielle selon le degré de pureté où sont arrivés les Esprits, et c’est ce qui fait la différence des mondes que nous devons parcourir ; car il y a plusieurs demeures chez notre Père et pour lors plusieurs degrés. Les uns le savent et en ont conscience sur cette terre, et d’autres ne sont nullement de même. « 

Pouvons-nous connaître exactement l’état physique et moral des différents mondes ?
 » Nous, Esprits, nous ne pouvons répondre que suivant le degré dans lequel vous êtes ; c’est-à-dire que nous ne devons pas révéler ces choses à tous, parce que tous ne sont pas en état de les comprendre et cela les troublerait. « 

A mesure que l’Esprit se purifie, le corps qu’il revêt se rapproche également de la nature spirite. La matière est moins dense, il ne rampe plus péniblement à la surface du sol, les besoins physiques sont moins grossiers, les êtres vivants n’ont plus besoin de s’entre-détruire pour se nourrir. L’Esprit est plus libre, et a pour les choses éloignées des perceptions qui nous sont inconnues ; il voit par les yeux du corps ce que nous ne voyons que par la pensée.

L’épuration des Esprits amène chez les êtres dans lesquels ils sont incarnés le perfectionnement moral. Les passions animales s’affaiblissent, et l’égoïsme fait place au sentiment fraternel. C’est ainsi que, dans les mondes supérieurs à la terre, les guerres sont inconnues ; les haines et les discordes y sont sans objet, parce que nul ne songe à faire du tort à son semblable. L’intuition qu’ils ont de leur avenir, la sécurité que leur donne une conscience exempte de remords, font que la mort ne leur cause aucune appréhension ; ils la voient venir sans crainte et comme une simple transformation. La durée de la vie, dans les différents mondes, paraît être proportionnée au degré de supériorité physique et morale de ces mondes, et cela est parfaitement rationnel. Moins le corps est matériel, moins il est sujet aux vicissitudes qui le désorganisent ; plus l’Esprit est pur, moins il a de passions qui le minent. C’est encore là un bienfait de la Providence qui veut ainsi abréger les souffrances.

En passant d’un monde à l’autre, l’Esprit passe-t-il par une nouvelle enfance ?
 » L’enfance est partout une transition nécessaire, mais elle n’est pas partout aussi stupide que chez vous. « 

L’Esprit a-t-il le choix du nouveau monde qu’il doit habiter ?
 » Pas toujours, mais il peut le demander, et il peut l’obtenir s’il le mérite ; car les mondes ne sont accessibles aux Esprits que selon le degré de leur élévation. « 
- Si l’Esprit ne demande rien, qu’est-ce qui détermine le monde où il sera réincarné ?
 » Le degré de son élévation. « 

L’état physique et moral des êtres vivants est-il perpétuellement le même dans chaque globe ?
 » Non ; les mondes aussi sont soumis à la loi du progrès. Tous ont commencé comme le vôtre par être dans un état inférieur, et la terre elle-même subira une transformation semblable ; elle deviendra un paradis terrestre lorsque les hommes seront devenus bons. « 

C’est ainsi que les races qui peuplent aujourd’hui la terre disparaîtront un jour et seront remplacées par des êtres de plus en plus parfaits ; ces races transformées succéderont à la race actuelle, comme celle-ci a succédé à d’autres plus grossières encore.

Y a-t-il des mondes où l’Esprit, cessant d’habiter un corps matériel, n’a plus pour enveloppe que le périsprit ?
 » Oui, et cette enveloppe même devient tellement éthérée, que pour vous c’est comme si elle n’existait pas ; c’est alors l’état des purs Esprits. « 

- Il semble résulter de là qu’il n’y a pas une démarcation tranchée entre l’état des dernières incarnations et celui de pur Esprit ?
 » Cette démarcation n’existe pas ; la différence s’effaçant peu à peu devient insensible comme la nuit qui s’efface devant les premières clartés du jour. « 

La substance du périsprit est-elle la même dans tous les globes ?
 » Non ; elle est plus ou moins éthérée. En passant d’un monde à l’autre, l’Esprit se revêt de la matière propre de chacun ; c’est d’aussi peu de durée que l’éclair. « 

Les purs Esprits habitent-ils des mondes spéciaux, ou bien sont-ils dans l’espace universel sans être attachés à un globe plutôt qu’à un autre ?
 » Les purs Esprits habitent certains mondes, mais ils n’y sont pas confinés comme les hommes sur la terre ; ils peuvent mieux que les autres être partout . « 

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:ESPRITS, REINCARNATION |on 19 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Marie-Madeleine ~ la grâce qui guérit

 Marie-Madeleine ~ la grâce qui guérit dans MARIE-MADELEINE images-1

Marie-Madeleine a, de par sa naissance, eu beaucoup de facilités. Tous les biographes admirent en elle sa beauté, sa délicatesse, son intelligence. Elle devient l’incontournable hôte de chaque festin donné dans le milieu branché de l’époque. Quand elle apparaît à chaque fête, tous les regards se rivent sur elle. Petit à petit, elle en vient à y prendre goût et l’esprit du monde l’emprisonne. Son désir de la chair, son désir du gain, son désir des honneurs viennent entraver son esprit. Au départ, elle y prend goût puis petit à petit, elle se dessèche intérieurement jusqu’au moment où elle se sent vide et si malheureuse. Qui pourrait la sortir de ce milieu, de cet enfermement. 

Dans son chemin, entre Béthanie et Magdala, elle entend parler d’un homme qui lui aussi va de chemin en chemin, de Jérusalem à Capharnaüm, de Samarie en Galilée. Elle entend dire de lui qu’il opère prodiges sur prodiges : il guérit, il parle avec autorité, il pardonne. Des hommes viennent à sa suite comme ce célèbre publicain véreux, Lévi. Certains pharisiens sont outrés par l’attitude de cet homme du nom de Jésus. Il se prend pour qui, pour le Fils de Dieu ! Qui est-il ce juif pour manger à la table des pécheurs? Qui est-il ce Jésus pour pardonner les péchés ? Jésus, celui qui sauve, réplique aux pharisiens : Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades; je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir (Lc 5, 31-32). Cette phrase est décisive dans la vie de Marie-Madeleine. Elle reconnaît humblement qu’elle est malade et pécheresse. Peut-être se dit-elle, il peut me guérir. Je vais aller à lui, j’irai le rencontrer et s’il est vraiment le médecin de toute âme alors il me guérira. 

La chance de le rencontrer survint quand Marie-Madeleine entend dire qu’il est invité chez Simon le pharisien. Elle se prépare à y aller. Elle va à sa rencontre. Elle surgit en plein milieu du festin. Elle se jette à ses pieds et dépose sur ses pieds toutes les larmes de son repentir. avec humilité, elle prend ses cheveux et essuie les pieds du Christ. Elle les embrasse et y dépose un parfum d’un grand prix. Le Christ, face aux pensées de Simon qui juge cette femme, prend sa défense et dit à Simon : ses nombreux péchés lui sont pardonnés parce qu’elle a beaucoup aimé. Marie-Madeleine, le Christ s’adresse à elle : tes péchés sont pardonnés.

Texte issu du site … 

Publié dans:MARIE-MADELEINE |on 16 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Un philosophe peut-il consulter un médium ?

Un philosophe peut-il consulter un médium ? dans MEDIUM images

Denis Marquet : : Le chemin spirituel exige deux dimensions d’égale importance : l’ouverture et l’orientation. Alors oui, plutôt rester fermé que de s’ouvrir en étant mal orienté !

Car on s’ouvre alors à des dimensions basses du monde psychique, qu’une humilité insuffisante fait confondre avec des manifestations spirituelles. La mythologie judéo-chrétienne nomme d’ailleurs très précisément cette confusion : c’est celle du « porteur de lumière », Lucifer, le singe de Dieu qui, bien que coupé de la lumière divine et ayant chuté dans les ténèbres, demeure tout à fait capable d’imiter celle-ci. Vous me direz qu’au XXIe siècle, parler du “diable” a quelque chose de désuet. Je vous répondrai que, plus l’époque se rouvre aux anges et aux prophètes, plus nous avons besoin de prendre garde aux faux prophètes et aux diableries ! Cela étant dit, je n’oublie pas que la fermeture au spirituel est la maladie qui caractérise le mieux nos sociétés actuelles, et que l’humanité peut en mourir. Nous avons un urgent besoin d’ouverture ! Mais pas de n’importe quelle ouverture…

N. C. : Où l’on s’aperçoit que les instances ecclésiastiques remplissaient aussi une fonction de discernement !

D. M. : Tout à fait. On a beaucoup insisté, à juste titre, sur la censure, souvent abusive, qu’elles exerçaient, mais elles remplissaient aussi une fonction d’encadrement très précis. Longtemps les hommes ont vécu avec une conception de la vie et du monde à peu près universelle, défendue par toutes les instances religieuses, et bien résumée par la notion hindoue du Dharma. Ce mot, qui est fréquemment traduit par “loi” et qui désigne l’ensemble des règles et prescriptions morales qui s’appliquent à l’humanité. Il signifie d’abord : “ce qui soutient”, “ce qui étaye le monde pour lui éviter de sombrer dans le chaos”. Les innombrables règles, interdits, obligations et préceptes du système religieux traditionnel de l’Inde, mais aussi les commandements de la Torah hébraïque et je crois tous les systèmes moraux de l’humanité pré-moderne reposent sur l’idée qu’il existe un ordre juste qu’il faut respecter, sous peine de voir le monde sombrer dans le chaos.

Or, depuis deux ou trois siècles, et d’une manière qui va en s’accélérant, l’humanité s’est mise à vivre à l’opposé de ce qui est traditionnellement considéré comme juste. Individualisme, matérialisme, effondrement des valeurs transcendantes, règne de l’apparence et des forces de l’argent… Les fameuses lois de Manou hindoues, pour décrire l’Âge sombre à venir (Kali-Yuga), brossent par anticipation un tableau saisissant de notre époque ! Du point de vue des civilisations qui nous précèdent, toute la modernité est une rupture avec l’ordre juste. On comprend que les traditionalistes se lamentent, persuadés que nous courons droit à la catastrophe. Et le risque existe, car l’individu contemporain, conscient ou non, doit affronter le chaos d’une manière inédite. Ce que les intégristes ne peuvent pas voir, parce qu’ils ne sont tournés que vers le passé, c’est l’extraordinaire potentiel qui se trouve derrière tout cela – vers l’avenir ! Si l’individu s’avère suffisamment armé pour affronter son propre chaos, une évolution fantastique peut s’opérer, un processus d’accomplissement humain absolument inédit.

Il faut juste se rappeler que le danger est à la hauteur du potentiel.

N. C. : On ne peut tout de même pas exclure que, parmi toutes les expériences psy-spi qui se vivent en ce moment, certaines soient réellement en rapport avec ce que la tradition appelle l’Esprit.

D. M. : Mais les expériences spirituelles authentiques elles-mêmes ne sont pas sans danger ! Il faut y être préparé. C’est le mythe du voleur de feu. Ce que celui-ci dérobe est véritablement le feu divin. Mais au lieu de s’être disposé, par un patient travail intérieur, à le recevoir, il s’en empare… Et le voilà entièrement consumé ! On ne peut recevoir l’Infini dans les étroites limites de l’ego. Autrement dit, la capacité de discernement ne doit pas seulement nous servir à distinguer l’expérience spirituelle de son simulacre psychique. Elle nous sert aussi à sentir les étapes préalables, le rythme juste d’une ouverture à l’Esprit. Le discernement repose sur la connaissance de soi. Et particulièrement de ses limites : se connaître soi-même, c’est être humble, et le discernement est un exercice d’humilité.

N. C. : Prenons, un exemple d’ouverture audacieuse : un philosophe digne de ce nom peut-il sans problème consulter une voyante ?

D. M. : Je vous répondrai en trois temps. D’abord, un philosophe digne de ce nom a, en principe, une culture historique. Il sait donc qu’en trois siècles nous avons construit la première et la seule civilisation qui rejette comme superstitions des phénomènes psychiques unanimement admis, reconnus par les autres cultures. Son devoir de philosophe est de prendre du recul et de se questionner : nous, hommes modernes, avons-nous raison contre tous ? Sommes-nous vraiment l’aboutissement le plus éclairé de l’histoire, ou notre vision matérialiste du monde ne nous a-t-elle pas privés d’une connaissance plus profonde ?

Un philosophe saura que si la voyance existe, elle fonctionne exclusivement dans son domaine propre, qui est l’avenir prévisible. De même que la science peut prédire un système d’effets à partir d’un système

de causes, ainsi tout être humain est dans une certaine mesure prévisible – dans la mesure où il est conditionné. C’est-à-dire dans la mesure où il n’est pas libre.

Mais, troisième point, être philosophe, n’est-ce pas justement travailler à se rendre imprévisible, c’est-à-dire à vivre non plus depuis des conditionnements, mais depuis une liberté qui rend, par définition, toute prédiction impossible ? Si donc un philosophe va voir une voyante, ce sera seulement pour être éclairé sur ses conditionnements ! Mais a-t-il besoin d’une voyante pour un travail qui est l’essence même de la philosophie ?

N. C. : Mais Socrate a consulté la pythie de Delphes ?

D. M. : Il est vrai que Socrate, le premier des philosophes a commencé son cheminement à la suite d’un oracle prononcé par la pythie de Delphes ! Mais, là encore, il faut distinguer.

La pythie était moins une voyante qu’une sorte de prophétesse, considérée comme porteuse d’une parole divine. Un channel officiel, en quelque sorte, formé, encadré et authentifié par de solides instances religieuses. Dans son Apologie, Platon témoigne que Socrate la considérait comme “la parole du dieu”, ce qui n’est guère étonnant pour celui qui affirmait être guidé par la voix de son maître intérieur, le fameux “daïmon”. L’attitude questionnante, l’étonnement et l’émerveillement s’avèrent d’excellentes préparations à l’expérience spirituelle, car elles ont un pouvoir dissolvant vis- à-vis du mental !

N. C. : Vous avez plusieurs fois cité le “mental”, comme un niveau où notre conscience s’embourbe…

D. M. : Ce qu’on appelle le mental est une puissance en nous, qui a une obsession : transformer toute souffrance en problème – et tout le problème en solution. Le mental, synthèse humaine de l’instinct animal de survie et de la volonté de toute-puissance, n’est rien d’autre que la pulsion de mort freudienne ! Pour provoquer l’anesthésie, le mental se maintient dans une cogitation permanente, toujours à proposer des solutions. Il est cette force en nous qui ne cherche pas la vérité, mais le confort du moi. C’est pourquoi, face à l’expérience spirituelle, le mental ne peut que nous leurrer. Y compris quand il prétend trouver “Dieu”.

Car ce dieu-là, qui n’est que la projection d’une super-solution définitive à tous les problèmes existentiels humains, un simulacre vide. Repérer les manigances du mental, qui adore se déguiser en expérience spirituelle, est un aspect essentiel du juste discernement ! Et pour se libérer de ce fonctionnement compulsif et retrouver un peu de clarté, il s’agit de revenir à une expérience très simple, charnelle de soi-même. La présence à soi la plus élémentaire – la respiration, les sensations…
Tout peut repartir du corps ? Seul un corps sentant et vivant engendre une pensée claire.

L’une des stratégies du mental, pour “résoudre” le problème de la souffrance, est d’anesthésier le corps, pour nous désincarner. À l’inverse, rendre le corps à la sensation permet de neutraliser une bonne partie de cet incessant discours mental. Le mental refuse le corps car le corps souffre. Mais c’est aussi le corps qui jouit, receptacle de la joie d’exister ! Là encore, le discernement est nécessaire pour distinguer la vraie joie de son simulacre, le soulagement.

N. C. : Que voulez-vous dire ?

D. M. : Derrière les apparences d’un culte du corps, la société actuelle prône l’adoration d’un corps-objet qui ne vit pas, ne sent pas et ne se focalise que sur les apparences. Avec ces deux figures fétiches que sont la femme anorexique (le plus mince possible) et l’homme culturiste (le plus musclé possible), notre civilisation aboutit en réalité à l’inverse de ce qu’elle prétend : sous le masque d’une adoration du corps-apparence, elle nie les manques, les sensations, la vie du corps vécu. De même, la demande inconsciente que notre temps adresse à cette déesse toute-puissante qu’est la Science, c’est de nous faire accéder à l’immortalité. Les délires d’une secte comme celle de Raël, au sujet de l’immortalité grâce au clonage, sont en ce sens un symptôme de l’esprit du temps. Mais un corps qui ne peut pas mourir est un corps qui ne vit pas ! Vivre, c’est mourir et renaître sans cesse, et le refus de la mort est un refus de la vie. Notre culture moderne, avide de sécurité et de sensations faibles, est marquée par un profond refus de la vie. La spiritualité, c’est d’abord être pleinement vivant !

N. C. : Alors, que pourrait être une spiritualité vivante ?

D. M. : D’abord, une lutte contre ce que j’appellerais la tentation gnostique. Les gnostiques, dans les premiers temps du christianisme, affirmaient que la vie spirituelle devait se cultiver en opposition à la matière et au corps.
Ils enseignaient que la création du monde était le fait d’un dieu mauvais, et que l’incarnation était une chute. Il s’agissait de s’en libérer. Sortir de son corps, en finir avec la vie incarnée, tel était leur idéal, dans lequel on peut lire un triomphe du mental, un refus de la vie déguisé en attitude spirituelle… Eh bien, paradoxalement, le matérialisme contemporain peut être considéré comme le degré le plus élevé de l’attitude gnostique. L’homme se vit comme un esprit triomphant au centre d’un monde d’objets, virtuels ou non, à sa disposition, au premier rang desquels se trouve son propre corps, qui n’est plus le lieu d’une expérience de vie, mais un objet à dompter, à modeler à son idée, à neutraliser aussi pour qu’il ne souffre plus, ne meure plus, ne nous limite plus.

Dans cet hyper-contrôle fondé sur la peur de se sentir vivant, il devient impossible de vivre une spontanéité vivante, celle où la présence au corps rend possible l’acte juste, inspiré, fécond. Nous vivons actuellement une civilisation gnostique par excellence, qui n’a même plus besoin de l’alibi spirituel pour nier le corps et condamner la vie.

Plus profondément, la rupture avec le Dharma, l’ordre juste, engendre comme on l’a vu un chaos humain inédit et très dangereux, mais qui est aussi un formidable potentiel. Car le chaos, c’est l’émergence à la lumière d’une matière humaine que nous portons tous en nous, et que nous pouvons désormais travailler en conscience. À condition toutefois que chacun accepte de reconnaître ce chaos en lui-même, et ne le projette pas sur l’autre en l’appelant le “mal”…

À lire de Denis Marquet : 
Le triller Colère , au Livre de Poche et un essai sur son expérience de Père, éd. Albin Michel.

Publié dans:MEDIUM, POUVOIR |on 16 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Justice de la réincarnation

Justice de la réincarnation dans REINCARNATION telechargement1

 

Comment l’âme, qui n’a point atteint la perfection pendant la vie corporelle, peut-elle achever de s’épurer ?

 » En subissant l’épreuve d’une nouvelle existence. « 

- Comment l’âme accomplit-elle cette nouvelle existence ? Est-ce par sa transformation comme Esprit ?
 » L’âme, en s’épurant, subit sans doute une transformation, mais pour cela il lui faut l’épreuve de la vie corporelle. « 

- L’âme a donc plusieurs existences corporelles ?
 » Oui, tous nous avons plusieurs existences. Ceux qui disent le contraire veulent vous maintenir dans l’ignorance où ils sont eux-mêmes ; c’est leur désir. « 

- Il semble résulter de ce principe que l’âme, après avoir quitté un corps, en prend un autre ; autrement dit, qu’elle se réincarne dans un nouveau corps ; est-ce ainsi qu’il faut l’entendre ?
 » C’est évident. « 

Quel est le but de la réincarnation ?
 » Expiation, amélioration progressive de l’humanité ; sans cela où serait la justice ? « 

Le nombre des existences corporelles est-il limité, ou bien l’Esprit se réincarne-t-il à perpétuité ?
 » A chaque existence nouvelle, l’Esprit fait un pas dans la voie du progrès ; quand il s’est dépouillé de toutes ses impuretés, il n’a plus besoin des épreuves de la vie corporelle. « 

Le nombre des incarnations est-il le même pour tous les Esprits ?
 » Non ; celui qui avance vite s’épargne des épreuves. Toutefois, ces incarnations successives sont toujours très nombreuses, car le progrès est presque infini. « 

Que devient l’Esprit après sa dernière incarnation ?

Sur quoi est fondé le dogme de la réincarnation ?
 » Sur la justice de Dieu et la révélation, car nous vous le répétons sans cesse : Un bon père laisse toujours à ses enfants une porte ouverte au repentir. La raison ne te dit-elle pas qu’il serait injuste de priver sans retour du bonheur éternel tous ceux de qui il n’a pas dépendu de s’améliorer ? Est-ce que tous les hommes ne sont pas les enfants de Dieu ? Ce n’est que parmi les hommes égoïstes qu’on trouve l’iniquité, la haine implacable et les châtiments sans rémission. « 

Tous les Esprits tendent à la perfection, et Dieu leur en fournit les moyens par les épreuves de la vie corporelle ; mais dans sa justice, il leur réserve d’accomplir, dans de nouvelles existences, ce qu’ils n’ont pu faire ou achever dans une première épreuve. Il ne serait ni selon l’équité, ni selon la bonté de Dieu, de frapper à jamais ceux qui ont pu rencontrer des obstacles à leur amélioration en dehors de leur volonté, et dans le milieu même où ils se trouvent placés. Si le sort de l’homme était irrévocablement fixé après sa mort, Dieu n’aurait point pesé les actions de tous dans la même balance, et ne les aurait point traités avec impartialité. La doctrine de la réincarnation, c’est-à-dire celle qui consiste à admettre pour l’homme plusieurs existences successives, est la seule qui réponde à l’idée que nous nous faisons de la justice de Dieu à l’égard des hommes placés dans une condition morale inférieure, la seule qui puisse nous expliquer l’avenir et asseoir nos espérances, puisqu’elle nous offre le moyen de racheter nos erreurs par de nouvelles épreuves. La raison nous l’indique et les Esprits nous l’enseignent.

L’homme qui a la conscience de son infériorité puise dans la doctrine de la réincarnation une espérance consolante. S’il croit à la justice de Dieu, il ne peut espérer être pour l’éternité l’égal de ceux qui ont mieux fait que lui. La pensée que cette infériorité ne le déshérite pas à tout jamais du bien suprême, et qu’il pourra la conquérir par de nouveaux efforts, le soutient et ranime son courage. Quel est celui qui, au terme de sa carrière, ne regrette pas d’avoir acquis trop tard une expérience dont il ne peut plus profiter ? Cette expérience tardive n’est point perdue ; il la mettra à profit dans une nouvelle vie.

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:REINCARNATION |on 16 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

JOURNEE de DEUIL PERINATAL (parlons-en)

JOURNEE de DEUIL PERINATAL (parlons-en) dans ACCORD 1379963_10201566774350147_633506773_n

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« Le deuil d’un bébé pendant la grossesse ou après, ce n’est pas le deuil du passé, comme le deuil d’un adulte.  C’est le deuil de l’avenir, le deuil du futur et des projets qui viennent avec.  Ce n’est pas un deuil qui se règle en très peu de temps, puisqu’on va peut-être revivre une grossesse, accompagnée d’inquiétudes et de stress.  Et c’est justement à ce moment-là qu’il faudra renégocier la perte qu’on a vécue. »

Ce site a vu le jour le 26 avril 2001.
Il est le premier groupe de soutien virtuel créé
pour les parents qui font face au deuil de leur petit bébé décédé
en cours de grossesse, en naissant
ou durant ses premières semaines de vie.
Depuis, il réunit des parents endeuillés habitant aux quatre coins du monde…
 CLIQUEZ SUR L'IMAGE

«Chaque année des milliers de parents vivent le décès d’un bébé en cours de grossesse ou dans les jours, semaines ou mois suivant sa naissance. Aujourd’hui j’appuie ces parents en affichant comme photo de profil le ruban du deuil périnatal, faites comme moi!» 

Cet événement vient de toucher le couple de ma fille et son compagnon ! la grossesse avait atteint 7 mois ! le petit Nolan sera… en pensées ! 2758329009 dans Entre amis

«Un bébé qui meurt entourant sa naissance, c’est toute une vie qui ne sera jamais vécue. Appuyons les parents vivant un deuil périnatal en affichant comme photo de profil le ruban de la cause aujourd’hui»

«La peine ne se mesure pas au nombre de semaines ou au vécu d’un bébé, mais à la grandeur du rêve que portaient en eux ses parents. Aujourd’hui j’appuie la cause du deuil périnatal en affichant le ruban officiel comme photo de profil. Faîtes comme moi!»

«Le deuil périnatal est ce que vivent les parents dont le bébé décède en cours de grossesse ou dans l’année suivant sa naissance. Un deuil méconnu, tabou et très difficile à vivre. Aujourd’hui est la journée internationale de sensibilisation au deuil périnatal, faites comme moi et affichez le ruban de la cause comme photo de profil!»

OSEZ en parler et faites en sorte que le deuil périnatal ne soit plus un sujet tabou pour notre société !

Chaque petit geste compte!

France – Fondatrice

Nos Petits Anges au Paradis
Groupe de Soutien au Deuil Périnatal 


www.nospetitsangesauparadis.com

Nos Petits Anges au Paradis – Deuil Périnatal


www.nospetitsangesauparadis.com

Groupe de soutien pour les parents qui font face au deuil de leur petit bébé mort in utero, décédé à la naissance ou encore suite à de graves malformations menant au décès.

MERCI DE PARTICIPER ! 

Les occupations dans l’Au-delà

Les occupations dans l’Au-delà dans AME 1b

Les anciens dans l’Au-delà aident les nouveaux défunts en fonction de leur histoire : un ancien suicidé aidera un nouveau suicidé, un ancien alcoolique aidera un nouvel arrivant alcoolique etc.

L’objectif est d’atténuer le choc de la mort, surtout pour les matérialistes qui pensaient disparaître avec leur corps physique, atténuer leurs angoisses

Ils aident les terriens dans leurs actions de tous les jours, encore faut il y prêter attention:

Coïncidences, messages  qui semblent bizarres, ils inspirent également les artistes, ils communiquent avec la terre pour faire connaître la survivance aux matérialistes et nous instruire sur le passage dans l’au-delà

Attention, ce n’est pas parce que vous passez de l’autre coté que vous devenez un saint; vous arrivez tels que vous êtes partis de la terre.( Messages christiques)

Il faut donc suivre de la formation, des cours pour progresser entre les sous niveaux de chaque niveau d’évolution

Et bien entendu, il reste du temps pour les loisirs. Compte tenu des capacités illimitées du corps spirituel, c’est un délire de voyages, de concerts, d’approfondissements des connaissances terrestres qui nous intéressaient ici bas.

 Les âmes errantes

Tout ce que nous vous avons dit précédemment est plutôt positif, de nature à nous rassurer sur notre vie actuelle et notre vie future après la mort. Tout n’est pas rose dans les contacts avec l’au-delà ; Je voudrais aborder un point plus délicat : les âmes errantes

 Il y a des lieux hantés, dans la première conférence je vous ai parlé des sœurs Fox et des coups frappés dans leur maison.

Il y a des entités sympathiques qui hantent certains lieux. Un médium de Colmar a acheté une maison ancienne dans laquelle « vit » encore l’ancienne propriétaire. Elle apprécie l’odeur des confitures du médium, cela se passe bien, la cohabitation est paisible.

Dans une autre demeure ancienne, la propriétaire ne veut pas laisser la place : « c’est ma maison »…la maison ne se vend pas, ou l’acheteur a développé un cancer de la gorge ! ! !!

D’autres lieux chargés d’histoires avec un grand H ou un petit. Dans la maison des ancêtres de Laurence, à coté d’Arbois, construite sur un ancien château féodal, subsistent de vielles caves voûtées. Le propriétaire actuel nous a conté ses mésaventures et nous avons fait partir les soldats qui torturaient et les victimes qui souffraient sans fin depuis cette époque !

Dans un château où ma grand-mère a été exilée en 1915 dans la Nièvre, la châtelaine était toujours là, qui attendait.

Les champs de bataille de la guerre de 14/18 sont encore hantés. Une connaissance, qui collectionne les objets fabriqués dans les tranchées se promenait souvent avec son chien sur les champs de bataille en Meuse. Son chien refusait d’aller dans un endroit précis. Une fois qu’il se promenait sans le chien, il est allé dans la zone en question et s’est senti attiré par un trou : il y découvre un crâne et faute de mieux, ce jour là, il le ramène à la maison. C’est le début des ennuis sans fin : des chutes, des accidents, la vie devient impossible.

Il pense alors au crâne et le sachant allemand, va le donner à l’ossuaire du cimetière de la zone allemande. Les ennuis s’arrêtent : l’allemand voulait une sépulture correcte pour ses restes : c’est un peu l’aventure des sœurs FOX

 Je vous ai dit également tout à l’heure que la pensée était active de l’autre coté, il faut donc que je vous parle de l’influence de ce que l’on nous a inculqué dans les religions de notre jeunesse : les dogmes. Ceux qui sont persuadés qu’ils vont dormir pour attendre le jugement dernier, vont le faire réellement. Il faudra les réveiller, pour leur dire qu’ils ont autre chose à vivre, car le jugement dernier n’existe pas.

Certaines entités égarées ou négatives vont essayer de se trouver un nouveau corps, soit pour assouvir un besoin qu’elles ne peuvent plus assouvir sans corps : drogue, alcool par exemple. Soit parce qu’elles ont peur du « jugement », qu’elles ne veulent pas affronter, elles se sous-estiment ou leurs dogme leur a dit que suicide était puni ; elles se cachent dans un autre corps.

Il est indispensable maintenant parler du plus important : la disponibilité de l’esprit appelé. Un exemple d’une femme qui veut contacter sa mère décédée à l’âge de 28 ans, alors que ses filles (dont elle-même) n’avaient que 5 ans et 8 ans : impossible ! Un autre exemple d’un père voulant contacter son fils qui s’était suicidé : pas de réponse. !

 Le p-a-s-s-e-u-r d’âmes

1. Cette mère a du dire en mourant : je ne dois pas abandonner mes enfants à cet âge, je dois rester pour m’en occuper.  Elle est donc restée coincée dans un monde intermédiaire, un monde parallèle, un monde virtuel où elle a passé 60 ans sans rien voir.

2. Ce jeune qui s’est suicidé a du dire, « je vous tire ma révérence, je ne veux plus rien voir, ne plus rien entendre de vous ».  Il va donc passer la suite de sa vie dans un espace temps parallèle ou il ne verra rien et donc pas les personnes venues le chercher pour l’emmener.

On emploi l’expression : ils ne sont pas détachés (de la terre), ils ne sont pas dans la lumière.

 L’au-delà est un lieu où la pensée est active, créatrice

Krishna enseigne dans la Bhagavad-Gitâ que les pensées, les souvenirs de l’être à l’instant de quitter le corps déterminent sa future condition…de l’autre côté

Cet espace temps est le domaine d’action du p-a-s-s-e-u-r d’âmes. Il devra faire comprendre à cette dame que ses enfants sont grands, qu’ils sont grands-parents maintenant et qu’ils n’ont plus besoin de leur mère et qu’elle peut donc partir vers la lumière avec les gens qui sont là pour l’emmener ! Cela a pris près de 2 heures !

Il va également discuter avec ce jeune, pénétrer dans cet espace intermédiaire pour lui faire comprendre qu’il est mort et qu’il doit regarder autour de lui les personnes (décédées) qu’il connait et qui viennent le chercher. En faisant un effort, il va les voir et il quittera cet espace où il était bloqué.

Dans d’autres cas, la personne était trop attachée aux biens terrestres pour les quitter facilement. Il faudra expliquer !

La pensée que vous avez en mourant crée les conditions de votre vision de l’au-delà : C’est très important d’y prendre garde. Il est donc important de leur donner la « permission » de mourir. La permission de se détacher du matériel, de se détacher de la vie terrestre. Si l’on parle souvent d’acharnement thérapeutique, il faut aussi parler d’acharnement affectif. La personne mourante n’aspire qu’à être libérée, celle qui là à coté d’elle veut la retenir à toute force : n’est ce pas aussi de l’égoïsme ? Pour sa vie future, vous avez compris qu’il FAUT l’autoriser à partir. C’est une notion très importante pour l’accompagnement en fin de vie. Accepter de laisser partir, c’est d’autant plus facile si l’on est convaincu de sa survivance future.

 . Propos issus du site AU DELA DU MIROIR 

Publié dans:AME, ESPRITS, VIES ANTERIEURES |on 13 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Les Paroles Secrètes de Jésus

Les Paroles Secrètes de Jésus dans JESUS jesus

Dans un manuscrit intitulé « Les Paroles Secrètes de Jésus« , découvert en 1945 à Nag-Hammadi, en Haute-Égypte , il est textuellement écrit ceci dès le début :

 » Celui qui pénétrera le secret de mes paroles ne goûtera jamais la mort ! « 

C’EST DONC LE SECRET DE CES PAROLES QUI VA MAINTENANT VOUS ÊTRE ENTIÈREMENT DÉVOILÉ, AVEC TOUTES LEURS

EXPLICATIONS :

Jésus avait en fait chargé Didyme Judas Thomas de les transmettre à la postérité. Mais vous allez voir ci-après que la traduction littérale de ces textes précieux n’implique pas, hélas, le fait d’avoir pu réellement pénétrer le secret des paroles qu’ils renferment, comme le préconisait Jésus !

De plus, la seule connaissance de ces textes n’aurait jamais pu suffire, (ni, certes, prouver entièrement leur authenticité) : Il y manque en effet d’autres écrits, relatif à Jésus, mais ces derniers ont pour leur part été complètement occultés par l’Église. Et pour cause… OR CES DOCUMENTS VOUS SERONT ÉGALEMENT RÉVÉLÉS DANS CE LIVRE, INTÉGRALEMENT !

Le manuscrit découvert en 1945 venait néanmoins déjà confirmer l’authenticité des fragments de textes retrouvés un demi-siècle plus tôt à Oxyrhinchos, rédigés en langue Grecque. Mais comme ces derniers gênaient beaucoup l’Église, elle les a en fait laissés comme étant ce qu’ils avaient toujours été : des « Apocryphes ». (Car en réalité, cela signifie en Grec « cachés » : Apokryphos. Mais pour l’Église, cela signifie « douteux et non canoniques »).

Un problème persiste néanmoins : Nous verrons en effet ici-même que vraiment personne, -à part Jésus lui-même-, n’aurait jamais pu parler aussi lumineusement, avec autant de sagesse, d’intelligence, et de science, et encore moins révéler secrètement d’aussi grands mystères(Dont certains ne peuvent être vraiment accessibles à la compréhension des mortels que maintenant, à l’aube de ce IIIe Millénaire).

Mais pour pénétrer ces fameuses paroles secrètes de Jésus, encore faut-il d’abord posséder les clés de la Gnose, avant que de pouvoir les engendrer en soi ! En revanche, dès l’instant où elles nous ont été révélées en clair, (avec bien sûr toutes leurs explications pratiques),nous jouissons alors pleinement des richesses qu’elles renferment, et la lumière du Royaume illumine complètement notre esprit.(En l’éclairant lucidement, et sans l’aveugler)

Qui, en effet, s’il n’est Scribe ou initié, pourrait déchiffrer les paroles suivantes :

«  Heureux est le lion que l’homme mangera, en sorte que le lion se fasse homme. Mais maudit est l’homme que le lion mangera, en sorte que l’homme devienne un lion !  »

Encore faut-il avoir à l’esprit le langage que l’on employait en ce temps-là, (autant pour la compréhension des paraboles que dans la manière avec laquelle les gens s’exprimaient), et connaître les us et coutumes de l’époque. Ainsi pourra-t-on mieux comprendre la pensée de Jésus, le Prince des Initiés !

À dire vrai, ce fut un régal pour le Scribe, auteur du présent ouvrage, que de vous les dévoiler dans leur intégralité. En l’occurrence, si vous remplacez ici : « lion » par « démon« , puis « mangera » par « vaincra« , et enfin « homme » par « initié« , vous aurez en main la première clé de cette exhortation. Ce qui donne :

« Heureux est le démon que l’initié vaincra, en sorte que le démon se fasse « initié« .
Mais maudit est l’initié que le démon vaincra en sorte que l’initié devienne un démon !
« 

Pour Jésus, l’homme doit se mettre à l’école des dieux, sinon, il n’est rien ! Chaque Fille et Fils des Étoiles doit s’efforcer de devenir une digne progéniture de la Création. En effet, l’Initiation s’adresse aussi bien à l’homme qu’à la femme. Jésus est très explicite sur ce point avec Salomé et Marie-Madeleine, qu’il place au-dessus de la plupart des apôtres !

C’est ainsi que « LES ENSEIGNEMENTS SECRETS DU MAÎTRE, JÉSUS«  vous sont lumineusement explicités ici, avec en prime les véritables secrets de la Gnose LA PLUS HERMÉTIQUE QUI SOIT, entièrement dévoilée en clair sur 176 Pages ! (Y compris certains secrets Initiatiques jamais révélés auparavant : Outre que de « guérir les malades », n’oublions pas en effet que Jésus a volontiers été se faire Initier en Égypte, où il y est demeuré pendant un an)Aussi était-il au faîte de toute l’Initiation aux Mystères, telle que le présent auteur l’enseigne d’ailleurs lui-même dans ses ouvrages.

Par exemple à l’exhortation N° 84, Jésus dit :

« Quand vous voyez l’apparence que vous avez maintenant, vous vous réjouissez. Mais lorsque vous verrez vos apparences précédentes, celles que vous aviez avant, qui ne se manifestent point, mais qui ne meurent point. Quel ordre de grandeur supporterez-vous ?« 

Il apparaît donc ici avec évidence que Jésus était effectivement au faîte des réincarnations successives. (Mais pas seulement dans ce Logion, car il y en a d’autres où cet état de fait est beaucoup plus explicite dans ses paroles) :

Vous ignorez en effet ce que vous fûtes dans vos vies précédentes, et vous pensez pouvoir vous réjouir, -en voyant au jour le jour comment vous vivez votre vie présente-. Car effectivement, vous n’avez plus conscience de vos vies antérieures, lesquelles ne se manifestent plus en vous,« mais qui ne meurent point non plus », et restent enfouies dans le plus profond de votre âme ancestrale. Or, lorsque vous reverrez ce que vous fûtes, jusqu’à quel point pourrez-vous supporter de voir comment vous étiez et ce que vous avez fait ?

(Avant de rejoindre la sphère de l’au-delà qui vous échoit, vous revoyez ce que vous fûtes. D’aucuns disent encore aujourd’hui qu’un esprit de lumière vous pose cette sempiternelle question : « Qu’as-tu fait de ta vie ? » tout en la faisant défiler devant vous. C’est en tout cas ce que l’on ressent. Rappelons que l’esprit est à l’âme ce que le cerveau est au corps physique. Or l’esprit, votre propre esprit, constitue tout autant le conducteur de votre véhicule physique que de votre âme. C’est dire l’importance que revêt votre propre esprit, et la haute responsabilité qui est la sienne. Tout est là !)

Mais ce n’est pas tout ! D’autres révélations Initiatiques sont incluses dans cet ouvrage, qui vous surprendront : Jésus décrit entre autres lui-même la manière de transiter librement et en toute lucidité entre le monde des vivants, les plans invisibles, et le Royaume du Père. Cela tout en indiquant les raisons utiles et les avantages de tels accessits. Aussi, la façon dont il procédait vous sera clairement révélée, et vous pourrez facilement l’appliquer.

Mais le plus important est encore de savoir :

- QUI ÉTAIT RÉELLEMENT JÉSUS ?

- OÙ ÉTAIT-IL ENTRE L’ÂGE DE 13 ET 30 ANS ? – QUE FAISAIT-IL ?

- POURQUOI CES 17 ANNÉES DE SA VIE ONT-ELLES ÉTÉ OCCULTÉES ?

- EST-IL VRAIMENT MORT SUR LA CROIX ?

- SINON, EXISTE-T-IL DES PREUVES DE TOUT CELA ?

- OÙ AURAIT-IL DONC VÉCU ENSUITE ?

- COMMENT, AVEC QUI, ET JUSQU’À QUEL ÂGE ?

- QUELLE FUT EN RÉALITÉ TOUTE L’HISTOIRE DE SA VIE ?

jesus-222x300 dans JESUSIL VOUS SERA INTÉGRALEMENT RÉPONDU À TOUTES CES QUESTIONS ICI-MÊME, PREUVES À L’APPUI, AVEC LA RÉVÉLATION DES DOCUMENTS QUE L’ON VOUS A CACHÉS !

Seul un scribe authentique pouvait vraiment vous ouvrir  » la porte « . L’ayant ouverte devant vos yeux ébahis, pour vous montrer ce qui EST dans le Royaume du Père, vous pourrez alors VOIR par vous-même, immédiatement, et contempler ces mystères dans toute leur splendeur.

Ici encore, c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon ! Mais le présent auteur n’a pas fini de vous étonner par les nombreuses révélations que vous trouverez ici-même ! Et outre que Jésus reprochait aux Scribes d’avoir caché la Gnose, (ici entièrement dévoilée), vous comprendrez justement pourquoi le présent auteur dévoile tout cela aujourd’hui même, -à l’aube du troisième millénaire-, en lisant ce livre. Lequel vous introduira dans l’école des Logos. (Autant en théorie que par la pratique).

Se procurer le livre…. 

Publié dans:JESUS |on 13 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Rivière de vie

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….papillons et créatures supérieures

Il y a quatre ans, un matin, je me suis réveillé avec des maux de tête d’une force incroyable. En quelques heures, mon cortex – la partie du cerveau qui contrôle la pensée et les émotions et qui, par essence, fait de nous des hommes – s’est retrouvé hors service. A l’hôpital, on m’a diagnostiqué une forme très rare de méningite foudroyante. La bactérie E.coli avait pénétré dans mon liquide céphalo-rachidien et était en train de me ronger la cervelle. […]

J’ai alors plongé dans un coma profond dont personne ne prédisait que je pourrais sortir autrement que dans un état végétatif – si jamais j’en sortais. Au septième jour, alors que mes collègues s’interrogeaient sur l’intérêt de poursuivre le traitement, j’ai ouvert les yeux.

Il n’y a aucune explication scientifique au fait que, pendant que mon corps était plongé dans le coma, mon esprit – ma conscience, mon moi intérieur – soit resté, lui, en activité et en parfaite santé. Tandis que la bactérie neutralisait totalement les neurones de mon cortex, ma conscience, comme libérée de mon cerveau, s’envolait vers une autre dimension. Une dimension dont je n’aurais jamais pu rêver, et dont l’ancien moi, celui d’avant le coma, aurait été ravi de prouver l’impossibilité théorique. 

Et pourtant, j’ose l’affirmer, cette dimension existe. Ce que j’y ai vu et appris m’a plongé dans un autre monde où l’Homme est bien plus que la somme d’un cerveau et d’un corps, et où la mort n’est pas la fin de la conscience, mais seulement un chapitre d’un voyage incroyablement positif. […]

Il m’a fallu plusieurs mois pour accepter ce qui m’était arrivé. Je ne parle pas seulement de l’impossibilité médicale d’avoir pu être conscient durant mon coma, mais aussi – et c’est le plus important – de ce qui s’est produit alors. Mon aventure a débuté dans un lieu empli de nuages rose pâle bouffis se détachant nettement d’un ciel bleu nuit profond. Au-dessus, […] des êtres transparents, chatoyants, décrivaient des arabesques, laissant une traînée dans leur sillage. Des oiseaux ? Des anges ? Aucun mot ne convient à ces créatures si différentes de tout ce que j’ai pu connaître sur Terre. Elles semblaient d’une forme plus avancée, supérieure. […] Dans cet univers, la vision et l’ouïe n’étaient pas deux sens distincts : j’entendais la beauté de ces êtres scintillants et je voyais la joie parfaite découlant de leurs chants. On aurait dit qu’il était impossible de regarder ou d’écouter quoi que ce soit sans en devenir soi-même partie intégrante. […]

Durant presque tout mon voyage, j’étais accompagné par une femme. Elle était jeune, avec de hautes pommettes et des yeux d’un bleu profond. Des tresses châtain doré encadraient son visage doux. La première fois que je l’ai vue, nous chevauchions ensemble un papillon. Tout autour de nous, il y avait des millions d’autres papillons, une rivière de vie et de couleurs transperçant l’air. […] Elle m’a parlé, mais sans dire un mot. Son message m’a traversé comme une brise et j’ai compris instantanément que c’était réel. Si je dois traduire ses propos dans un langage terrestre, cela donne à peu près : « Tu es aimé et chéri, tendrement, jusqu’à la fin des temps. Tu n’as rien à craindre. Il n’y a rien que tu puisses mal faire. » 

Une incroyable sensation de soulagement m’a submergé. Comme si on me révélait les règles d’un jeu auquel j’avais joué toute ma vie sans vraiment le comprendre. « Nous te montrerons beaucoup de choses ici, a continué la jeune femme, mais tu finiras par rentrer chez toi. » […]

Je sais bien à quel point tout cela est inimaginable. Et si, dans le passé, quelqu’un – même un médecin – m’avait raconté une fable pareille, je l’aurais, à coup sûr, cru en proie à une hallucination. Pourtant ce que j’ai vécu n’avait rien d’hallucinatoire, c’était aussi réel, voire plus réel que beaucoup d’événements de ma vie. Y compris le jour de mon mariage et la naissance de mes deux fils. […]

En tant que neurochirurgien, j’ai travaillé des dizaines d’années pour les institutions médicales les plus prestigieuses des Etats-Unis. Je sais que beaucoup de mes confrères s’accrochent – comme je l’ai fait moi-même – à l’idée que le cerveau, en particulier le cortex, génère notre conscience et que nous vivons dans un univers dépourvu de toute forme d’émotion. Cette croyance, cette théorie, est désormais en miettes à mes pieds. Ce qui m’est arrivé l’a détruite, et je compte passer le reste de ma vie à rechercher la vraie nature de notre conscience, et à prouver que nous sommes bien plus que notre cerveau physique. […]

L’un des rares endroits où j’ai pu partager mon histoire, c’est à l’église, où je mettais rarement les pieds jusqu’alors. La première fois que j’y suis allé après mon coma, j’ai eu l’impression de voir avec d’autres yeux. Les couleurs des vitraux me rappelaient la beauté lumineuse des paysages de l’autre monde. Les notes graves de l’orgue faisaient ressurgir en moi les pensées, les émotions qui, là-bas, m’avaient submergé comme une vague. Et surtout, un tableau de Jésus partageant le pain avec ses disciples évoquait le message qui m’avait alors touché au cœur : nous sommes aimés et acceptés sans réserve par………..

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Publié dans:KARMA, La MORT, MEDIUM, POUVOIR |on 12 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Ce que j’ai vu quand j’étais mort

Ce que j'ai vu quand j'étais mort dans ESPRITS telechargement

par Eben Alexander, Patrice van Eersel

Un neurologue américain croyait dur comme fer que les expériences de mort imminente étaient de simples hallucinations expliquées par la médecine. Jusqu’à ce qu’il sombre dans le coma…

Supposons que vous n’ayez jamais entendu parler des NDE (near death experience – en français EMI : expérience de mort imminente) et que vous tombiez sur l’histoire du Dr Eben Alexander, que nous publions dans les pages suivantes. Il y a des chances pour que vous éclatiez de rire. Ou que vous le preniez pour un fou. Si cette histoire a fait la une de « Newsweek », c’est forcément parce qu’il s’agit d’une farce ! Je pensais ainsi quand, ayant lu un article similaire dans « Der Spiegel », en 1980, je suis parti en reportage aux Etats-Unis pour rencontrer les neuropsychiatres qui disaient pouvoir expliquer ce genre de délire de A à Z. J’étais enthousiaste et sincère – et je rigolais d’avance (c’était bien notre genre, à « Actuel ») à l’idée qu’on allait même pouvoir expliquer les visions de sainte Thérèse d’Avila par la neurochimie. Au moment de mourir, ou de nous croire mourant, nous aurions tous, disaient ces savants, une formidable overdose endogène. Un grand flash hallucinatoire final. La nature est bien faite… J’ignorais alors que les scientifiques en question n’avaient en fait rien expliqué et que ce reportage allait changer ma vie, en me faisant découvrir la plus improbable des zones d’humanité : la fin de vie. Tout un univers.

Trente-deux ans plus tard, la NDE demeure un mystère. En fait, c’est un phénomène aussi vieux que l’humanité, mais qui connaît un boum fou en raison des progrès des techniques de réanimation. Dans toutes les autres sociétés, ces gens seraient morts : les unités de soins intensifs les ramènent à la vie. Dès qu’ils retrouvent la parole, 20 % d’entre eux racontent une histoire insensée… en précisant qu’elle est « strictement indicible ». Ils devraient donc se taire. Mais leur besoin de témoigner est si fort qu’ils parlent quand même, quitte à basculer à leur insu dans le symbolique. Que disent-ils ? Qu’ils sont « sortis de leur corps », qu’ils ont vu, étonnés, leur entourage s’affoler, puis qu’ils ont fait un voyage cosmique dans une « pure lumière d’amour et de connaissance ». Une sorte de songe biblique. Ou boud­dhique. On se dit : « Quel délire ! » Oui, mais il faut alors imaginer un délire dont on sortirait structurellement changé, en général dans un sens positif, plus authentique, plus vivant, plus altruiste et débarrassé de la peur de mourir…

Dans ma première enquête, « La Source noire », publiée en 1986 (Grasset), j’étais fasciné par le profil type de l’expérience : tous les cas répertoriés semblaient quasiment superposables. Dix ans après, dans un complément d’enquête intitulé « Réapprivoiser la mort » (Albin Michel), c’est le contraire qui m’a sauté aux yeux : le profil type est utile, mais théorique ; en réalité, il n’y a pas deux cas identiques. Celui du neurologue américain qui témoigne ci-après raconte un scénario unique, un parmi des millions. Il sera à Marseille les 9 et 10 mars, aux deuxièmes Rencontres internationales EMI organisées par la réalisatrice Sonia Barkallah *. Si vous voulez vous faire votre propre opinion, vous pouvez toujours y faire un tour. C’est un événement sans équivalent dans le monde. 

Le récit d’Eben Alexander

En tant que médecin, je n’avais jamais accordé de crédit aux expériences de mort imminente. Fils

d’un neurochirurgien, j’ai suivi les pas de mon père jusqu’à devenir professeur en neurochirurgie, enseignant entre autres à la Harvard Medical School. J’ai appris à comprendre ce qui se passe dans le cerveau d’un homme sur le point de mourir. Et j’ai toujours cru que, derrière chaque récit de voyage astral rapporté par ceux qui ont frôlé la mort, il y avait une explication scientifique précise.

Le cerveau est, certes, une mécanique étonnamment sophistiquée, mais il est également d’une extrême fragilité. Réduire un tout petit peu la quantité d’oxygène qu’il reçoit le fait réagir. Je ne m’étonnais donc pas outre mesure que les personnes ayant subi des traumatismes sévères en réchappent la tête pleine d’étrangetés. Cela ne signifiait pas qu’elles aient véritablement voyagé quelque part. 

Pourtant, à l’automne 2008, après plusieurs jours de coma au cours desquels […] une partie de mon cerveau s’est retrouvée désactivée, j’ai fait une expérience si intense qu’elle m’a donné une raison scientifique de croire en une conscience après la mort. […]

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Publié dans:ESPRITS, La MORT, LOI NATURELLE |on 12 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Chanter, c’est jouir de l’existence

 Chanter, c'est jouir de l'existence dans AME images-31

Le chant n’est pas une activité anodine. Il exprime notre personnalité profonde qui reste cachée lorsque l’on parle.. Il est aussi affaire de philosophie, de langue, de sensualité… Rencontre plein chant avec un philosophe fan de rock.

Et si je chante faux ?

 Rien n’est plus irritant à entendre. Plus troublant aussi : comme s’il y avait une faille, une fêlure dans l’âme. Il est évidemment possible d’apprendre à se corriger par des techniques de rééducation. Celles-ci ne visent pas à « normaliser », mais à aider chacun à trouver sa voix, et donc sa voie.

On a longtemps chanté à tout propos : lever, coucher, labour, semailles, récolte, naissance, mariage, enterrement, etc. L’homme moderne ne se trouve-t-il pas en manque, contraint à l’écoute passive de chanteurs professionnels ?

 Cette histoire de « passé chantant » est un vieux fantasme où l’on retrouve Rousseau et sa modernité désenchantée : il y aurait eu une humanité innocente et chantante avant notre humanité malheureuse et non chantante. En réalité, c’est faux. Nous continuons à chanter, sous la douche ou en voiture, mais aussi en groupe : il n’y a jamais eu autant de chorales. 

Vous-même, chantez-vous ?

Comme beaucoup, je voulais avoir, adolescent, un groupe de rock. C’est resté à l’état de fantasme. Je chante toujours, mais en solitaire désormais. Et j’écoute ma femme…

Peut-on savoir ce que vous chantez et quel effet cela vous fait ?

Je chante essentiellement du rock, d’où la nécessité de m’isoler. Surtout du rock arty ou « indépendant », aux textes puissants. Nick Cave a été mon dieu (il l’est toujours). Que je les entende ou les chante, ses morceaux me bouleversent et me transportent, avec un sentiment extrême de libération. C’est comme si j’avais un autre corps, à côté duquel mon corps ordinaire ne ferait que vivoter. Je ne connais pas d’autre action qui mette le corps intégral dans cet état. 

Vous semblez très agacé par l’idée que le monde se serait « désenchanté » et qu’il faudrait donc le « réenchanter »…

Exact. Si j’ai eu envie d’écrire « Chanter », c’est en particulier par désir d’en finir avec cette nostalgie un peu aigre, ce regard négatif et dédaigneux vis-à-vis de la modernité et du temps présent. La vision d’une innocence première supposée m’exaspère. Elle confond l’origine des civilisations avec notre origine personnelle – cette éternité « magique » où l’on nous chantait des berceuses – et cela véhicule des idéologies rétrogrades. Par « désenchantement du mon­de », le sociologue Max Weber, au début du xxe siècle, entendait le recul du religieux. Il est vrai que le chant était lié au religieux et que celui-ci occupait l’essentiel de la vie sociale. L’humanité moderne faisant reculer l’emprise du sacré, un monde de chants et de cantiques a commencé à se dissoudre. Mais le chant n’a pas disparu pour autant. Porté par un autre contexte social, culturel, politique, artistique, l’enchantement s’est libéré des pesanteurs institutionnelles et ecclésiastiques. Tant mieux !

Cette histoire d’« humanité chantante » et d’« humanité non chantante » semble être un mythe répandu… 

Par Vincent Delecroix

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Publié dans:AME, HUMANITE |on 12 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

L’énergie-conscience

L'énergie-conscience dans CO-CREATION images-11
Par Jeanne Guesné

Notre corps recèle une masse d’énergie qui réclame notre participation consciente pour se libérer. Lorsque nous sommes totalement à l’écoute – corps, sentiment, pensée -, cette énergie devient « dynamique » et le corps vivant. Goûtez-en la saveur une seule fois et vous en retrouverez le goût dans la vie quotidienne. Elle est le goût de l’Être immortel en nous. Le goût de l’énergie qui maintient l’unité du corps, mais en demeure indépendante.

Cette énergie est en réalité un second corps.

Lorsque je m’oublie, elle se dissout… Lorsque je suis présente au présent, elle s’identifie, s’amplifie…

La croissance de ce second corps d’énergie-conscience-connaissance est le sens même de la vie.

Par mon travail intérieur, je ne connais pas seulement un accroissement de ma faculté d’analyser, de calculer, de conclure ; c’est une amplitude de mon « espace d’investigation » de ma sensation corporelle profonde.
Elle conduit à un accroissement de mon discernement, qui peu à peu me libère de mes contraintes sociales et culturelles. Si je ne suis pas identifiée à mon corps, je peux le gérer. Si je ne suis pas identifiée à mon émotion, je peux la contrôler. Si je ne suis pas identifiée à mes pensées, je peux servir ma conscience d’être. Le vouloir de l’ego est toujours une barrière. Avoir faim et soif d’être, c’est l’aimant qui nous relie en nous-même et aux autres. La force est toujours donnée dans le présent de l’instant.

 

La clé du devenir 

Il arrive un jour où l’on sent que l’on est deux : un personnage dans un corps en correspondance avec son environnement, et quelque chose d’autre, comme un témoin invisible et muet, toujours présent. À partir de là s’opère une rupture qui brise un rythme. L’existence continue apparemment sans changement, mais plus rien n’est semblable.

On sait que le corps va mourir un jour, mais ce qui le sait en est indépendant, et la mort ne le concerne pas. Cela est une certitude inexprimable et qui ne demande aucune explication pour être. Il suffit de demeurer disponible à son expression en Soi, disponible à son écoute.

L’erreur serait de confondre cet état de paix sublime avec le calme d’un mental conciliant. D’après Ilya Prigogine, « il existe des centres de force, les uns invisibles, les autres visibles, c’est-à-dire habillés d’ondes captives matérialisées temporairement ». Vous… moi… Nous sommes tous aux centres de forces habillées d’ondes matérialisées temporairement…

Quelle perspective pour l’esprit humain à l’aube du troisième millénaire ? Le processus du développement de la conscience humaine en action dans le travail intérieur. Des niveaux de sensibilité laissés en jachère, établiront instantanément, dès lors qu’ils seront réveillés, des accords de résonance avec des expressions d’intelligence inconnues dans lesquelles nous avons notre être…

Écrit Par Jeanne Guesné

Publié dans:CO-CREATION, ENERGIES, ESPRITS |on 10 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Thich Nhat Hanh, le moine qui enseigne la paix

 Thich Nhat Hanh, le moine qui enseigne la paix dans AMOUR telechargement-10

par Patrice van Eersel

Pour quelle raison se sent-on si proche de Thich Nhat Hanh, quand on l’approche et l’écoute, ou simplement quand on le lit ? Le monde des guides spirituels ne manque pas de grandes figures, mais rares sont celles qui posent leur humanité avec autant de transparence. Ce qu’il propose est simple et tout est là. Mais est-ce si étonnant, après une pareille saga ?

Thich Nhat Hanh. Le Village des Pruniers. La communauté de l’Inter-Être. Le regard profond. La respiration de la pleine conscience. La non-peur. L’art de dépasser la colère…. S’il fallait résumer en un mot cet homme, sa saga, son réseau, son enseignement, ses influences en plusieurs lieux de la planète, sans doute choisirait-on le mot « douceur ». Quoi de plus doux que cette voix, que les histoires qu’elle raconte, que les poèmes qu’elle chante, que les thèmes qu’elle fait résonner en vous, que les gestes qu’elle induit chez ceux qui s’en imprègnent ?

Quand vous arrivez au Village des Pruniers, en Dordogne, c’est cela qui vous frappe, ou plutôt vous caresse : les attitudes, les regards, les voix sont empreints d’une douceur peu commune. Au fil des jours, depuis la méditation du matin jusqu’à celle du soir, au réfectoire comme dans les ateliers, et même quand tout se fige artificiellement quelques secondes, en « arrêt sur image », parce que la cloche vient de sonner (n’importe quand dans la journée), ce qui sert à chacun à se rappeler à lui-même et à revenir à une respiration consciente et reconnaissante (« J’inspire, je suis conscient de la vie en moi et autour de moi ; j’expire, je me sens en vie »), cette douceur s’avère authentique, réelle, profonde, ancrée. C’est d’autant plus impressionnant qu’à l’origine, cet homme, sa saga, son réseau… ont été trempés au feu des plus redoutables combats : la résistance des jeunes bouddhistes engagés contre la guerre du Vietnam. Certains n’hésitaient pas alors à s’immoler par le feu, non pour assassiner, comme le font les kamikazes intégristes, mais pour prendre sur eux la douleur du monde et signaler que l’inacceptable a été franchi.

Du coup, le mot « douceur » prend une dimension toute autre, ontologique, cosmique. Des chrétiens vous le disent, en larmes : « Écoutant Thich Nhat Hanh, j’ai enfin compris les mystères les plus insensés des Évangiles, par exemple cette invitation de Jésus à tendre l’autre joue, quand on vous a giflé. » C’est vrai que quand « Thây » (« maître » en vietnamien, c’est ainsi que l’appellent ses élèves) parle, avec son infinie douceur, de la nécessité de comprendre nos adversaires, parce que, tout comme nous, ils sont trompés par leurs « perceptions erronées », on a la sensation d’entendre : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Une résonance « christiano-bouddhique » dont le maître de 80 ans (il en paraît 60) se réjouit ouvertement : même si sa propre spiritualité ne se fonde pas sur un Dieu personnel, n’a-t-il pas écrit un livre très sensible sur les affinités entre Bouddha et Jésus ? Il y rappelait que le maître des chrétiens invitait ses disciples à se comporter comme les oiseaux du ciel, qui vivent en conscience, ici et maintenant, sans se soucier continuellement d’investir et d’amasser pour demain.

Tout n’avait pourtant pas commencé de façon idyllique entre Thich Nhat Hanh et les chrétiens, du moins ceux qui avaient installé un pouvoir dictatorial à Saigon, à la fin des années 50…

Lire la suite de l’article ici….. 

Publié dans:AMOUR, ASCENSION, DEVELOPPEMENT, LUMIERE |on 10 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Accord au sommet avec les bactéries

Accord au sommet avec les bactéries dans ACCORD telechargement-9

Par Charles Wilreck

Les plus anciennes formes de vie connues sont les bactéries vert de bleu. Elles se nourrissent de l’hydrogène soufré des volcans, métabolisé grâce un savant procédé de captage de l’énergie solaire (photosynthèse). Au bout de quelques centaines de millions d’années, certaines de leurs descendantes se sont mises à utiliser l’hydrogène de l’eau, cassant – quel prodige ! – les molécules des océans. On imagine le festin. L’orgie déboucha sur une folle surpopulation et une pollution abominable : l’autre atome de la molécule d’H2O, l’oxygène, était pour elles un poison mortel. Ce fut la première grande crise écologique de la biosphère, il y a deux milliards d’années.

Les bactéries réagirent de deux manières. Les unes s’enfouirent dans la boue, ‘interdisant à jamais tout contact avec l’oxygène – comme nous nous protégeons du méthane dont elles raffolent. Les autres, plus vives, inventèrent un procédé fabuleux, capable de transformer le poison-oxygène (qui se colle à tout et oxyde) en une source d’énergie utile. Nous appelons ce procédé respiration. Aujourd’hui encore, tout au fond de nos cellules, les organites qui nous permettent d’utiliser l’oxygène de l’air, les mitochondries, vivent de manière absolument indépendante; avec leur propre ADN (que nous ne nous transmettons que de mère à enfant), elles se comportent exactement comme des milliards de bactéries aux commandes des centrales énergétiques de nos cellules. Autrement dit, chacun de nous est une gigantesque colonie, conçue et constituée par des êtres microscopiques, qui ont su vaincre la grande pollution oxygénée d’il y a deux milliards d’années. Or nous disons « moi je » : ces colonies sont donc conscientes de leur globalité.

Les bactéries ont inventé l’essentiel des processus vivants, par exemple le mélange génétique, c’est-à-dire la sexualité, toutes sortes de coopérations et de symbioses, débouchant sur les plus étranges « chimères » (ainsi pense-t-on aujourd’hui que nos cellules rétiniennes sont des algues rouges, et nos neurones des champignons… du moins des descendants de champignons). Il est probable aussi que les bactéries jouent un rôle essentiel dans la régulation atmosphérique, etc, la liste de leurs prodiges n’en finit pas. Trouvez-vous étonnant que l’industrie verte, moteur de l’économie de demain, soit en train de passer ses premiers accords au sommet avec les toutes-puissantes bactéries?

Le sociologue Max Weber a génialement montré comment l’éthique protestante avait engendré l’esprit du capitalisme – en obligeant ses adeptes à appliquer à la lettre la Parabole des Talents: celui qui possède de l’argent doit l’investir, dans l’intérêt de tous, et non en jouir comme un satrape. On a vu l’efficacité de la démarche. Malheureusement, celle-ci excluait de son jeu la Nature, considérée comme un réservoir inerte et inépuisable.

On connaît la suite.

Quelle nouvelle éthique s’avèrera aussi puissante que celle des capitalistes protestants, mais une octave plus haut dans la subtilité de l’intégration ?

Hans Jonas, le philosophe allemand dont beaucoup d’écologistes citent volontiers « l’Éthique de responsabilité », dit en gros que, pour passer de la technosphère à la noosphère (et entrer dans un monde où toutes les activités humaines, même techniques, auront retrouvé la logique du vivant), il nous faut élargir à tous les êtres la fameuse Règle d’Or : fais (ou ne fais pas) à autrui ce que tu voudrais qu’on te fasse (ne te fasse pas).

Pas évident. Comment étendre ce bel impératif au poulet ou à la salade qu’on va manger ?

Pourtant, pas de doute : il faut élargir notre vision.
Chacun s’y prend à sa façon.

L’industriel suisse Stephan Schmidtheiny, qui rassembla à la conférence de Rio cinquante patrons du monde entier pour créer le Business Council for a Sustainable Development, travaille à faire réintégrer dans la logique capitaliste la notion de « prochaine génération ». Les multinationales savent certes mettre au point des stratégies à long terme, mais le concept de « prochaine génération » touche un autre niveau de l’être : il ne s’agit plus de ruse, mais de responsabilité vis-à-vis de notre descendance affective, charnelle, spirituelle. « Qu’il soit américain, chinois ou français, dit Schmidtheiny, dès qu’un entrepreneur accepte de réfléchir à l’échelle de la prochaine génération, nous sommes sûrs de pouvoir nous entendre. Sinon, rien à faire. » Bien sûr, nous sommes loin des Indiens qui calculaient tout sur sept générations, mais le principe révolutionne déjà beaucoup de choses.

Brice Lalonde, lui, a découvert un jour que la distinction entre naturel et artificiel était malsaine – si l’homme est l’enfant de la Nature, ses oeuvres doivent l’être aussi, non ? Lalonde raconte comment cette réconciliation s’est faite en lui, alors qu’il visitait un haut- fourneau avec de jeunes métallos rigolos « qui sautaient par-dessus l’acier en fusion comme si c’était de la lave ». Du coup, dans son esprit, tout est devenu naturel, même les usines les plus sophistiquées ! On peut pousser le jeu jusqu’à dire que la fusion nucléaire civile apprivoise de petits soleils… Les philosophes rappelleront peut-être la distinction entre Natura naturae (nature avant l’homme) et Natura naturans (nature issue de l’homme). Il n’empêche : si tout phénomène terrestre est naturel, nous voilà au moins débarrassés d’une vieille culpabilité vis-à-vis de l’artefact. « Au travail ! » disent les nouveaux capitalistes, soutenus par les scientifiques de la Nouvelle Alliance. Ces derniers, tels Ilya Prigogine, affirment qu’au point d’embourbement où nous sommes, prétendre se passer de la technoscience serait une douce rêverie : il faut, disent-ils, pousser la logique jusqu’au bout, et déboucher enfin sur la grande Science qualitative et fluide dont rêvait Henri Bergson.

Mais si l’artefact en question donne un Golem ?
Quid des manipulateurs génétiques qui voudraient reconstruire l’homme ? Suffira-t-il de les obliger à songer à la « prochaine génération » ?

Devant quelle transcendance nos malheureux « comités de bioéthique », pour l’instant bousculés par des découvertes chaque jour plus folles, s’inclineront-ils ?

Devant quelle beauté ?

Publié dans:ACCORD, ADN |on 10 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Ascension : Initiations.

Ascension : Initiations. dans ASCENSION 10-telos

Adama va nous offrir des interactions avec lui, n’hésitez pas à lever la main ;

Il y a beaucoup d’illusions vis-à-vis de l’ascension de la planète. Les gens s’imaginent qu’en 2012, tout le monde va ascensionner avec tous leurs bagages humains. Ce n’est pas exactement ce qui va se produire. Vous allez ascensionner quand vous serez prêts, quand vous aurez rempli tous les pré requis. 5 ou 25 ans, peu importe, le potentiel pour l’ascension existe pour l’humanité. Ca demeure du potentiel tant que ce n’est pas un but pour vous. C’est une aventure très importante qui nous est offerte. C’est vous qui êtes en charge et qui réglez le temps pour vous d’ascensionner. Pour votre soi supérieur, pas de différence si c’est dans 5 ou 25 ans.

Il y aura 3 vagues d’ascension, (pas très défini) Il y aura un petit nombre qui seront positionnés pour ascensionner avant 2012 pour préparer la venue pour les autres, pour accueillir la terre mère quand elle ascensionnera en 2012 et l’humanité qui ascensionnera avec la planète. La deuxième vague ce sera avec la planète, avec un plus grand nombre, et si vous le choisissez, vous pouvez être parmi ceux-là. Il faut beaucoup travailler. Le reste, la grande majorité ascensionneront dans les années qui suivent 5, 10 ou 50 ans, c’est vous qui déciderez ; 2012, c’est le début des ascensions et non la fin. Il y a beaucoup de gens inquiets de ce qui va arriver à leurs enfants, de ceux qui n’ascensionneront pas en 2012. Soyez en paix, les gens choisiront et ascensionneront quand ils seront prêts. Après 2012, la planète va continuer à ascensionner étapes par étapes avec ceux qui seront prêts, pendant 2000 ans jusqu’à ce que la planète soit devenue un soleil, le plus beau bijou de l’univers. Notre destinée est absolument merveilleuse, vous êtes invités. C’est encourageant, n’est-ce pas ? Que faut-il faire pour se préparer chacun à un cheminement unique et précis devant lui ? Pas de recette spécifique pour tout le monde. On a des guidances générales et puisque vous êtes tous des grands maîtres en devenir, c’est à chacun de vous de trouver la façon unique d’arriver au portail de l’ascension. Quand je fais des canalisations privées pour des gens, c’est toujours un dialogue de cœur à cœur avec Adama. Il demande : ça représente quoi, l’ascension ? Souvent on ne sait pas. Les réponses ne sont pas nécessairement justes, mais ce sont des résultats de l’ascension : changer de dimension, devenir immortel. C’est vrai, mais ce sont des résultats, ce n’est pas l’ascension même. Alors je veux rajouter d’autres définitions pour clarifier l’ascension

L’ascension c’est une grande cérémonie dans le grand hall de l’ascension. Sur le plan de la cinquième dimension, c’est la première ascension, c’est celle qui nous concerne en ce moment, éventuellement après avoir passé plusieurs milliers d’années dans la cinquième dimension vous allez désirer passer en 6ème, 7ème 8ème Etc.. ça ne finit jamais pour l’éternité. Vous allez continuer à ascensionner à différents niveaux de plus en plus subtils. Cérémonie d’ascension : Quand vous êtes prêts, que vous avez rempli tous les pré requis et que vous aurez harmonisé tous les schémas et expériences humaines de toutes vos incarnations, que vous aurez transformé toutes les expériences humaines et que vous allez retrouver l’amour de votre divinité, on vous invitera à renter dans le grand hall de l’ascension pour la grande cérémonie, la graduation ultime de toutes vos expériences humaines dans un grand mariage alchimique : L’union divine de votre expérience humaine avec votre divinité où tout devient un. Durant cette grande cérémonie toute votre famille spirituelle et vos amis qui vous ont accompagnés durant votre longue route, sont invités à célébrer cette grande victoire spirituelle.

En réalité vous avez vécu toutes vos expériences humaines pour ce moment sublime de revenir à la divinité que vous êtes.

Maintenant cette opportunité nous est offerte de le faire consciemment dans nos corps physiques présents. Un privilège qui a été perdu sur cette planète. Avant la chute de l’ange les gens ne mouraient pas. Quand ils étaient prêts, ils ascensionnaient de niveau en niveau sans passer par la mort. C’est un processus qui n’est pas naturel à l’homme. Et maintenant ce cadeau nous est retourné. Nous allons pouvoir ascensionner consciemment et nous voir transformés avec tous les corps denses, avec tous leurs problèmes, dans des corps transformés et illuminés dans la grande cérémonie de l’ascension et serons immersés dans le feu sacré de la grande ascension. Cela signifie : ce feu sacré purifie tout ce qui est moindre que la perfection divine. Tous les résidus non transmutés au moment de votre ascension seront transformés. Vos corps seront alignés et vous allez rajeunir, vous allez retrouver vos corps beaux et minces comme vous voulez, tous les voiles seront levés. Toutes vos mémoires seront retrouvées et tous vos attributs spirituels seront rétribués.

En ce grand moment spirituel vous devenez des immortels et vous devenez des maîtres ascensionnées, mais de jardin d’enfance, de nouveaux maîtres ascensionnés. Vous pouvez imaginer le grand bonheur pour les autres êtres de vous accueillir. Ce nouveau maître, tout nouveau qui doit apprendre à naviguer dans sa nouvelle fonction. Tout le ciel est là pour vous assister, vous montrer la bienvenue, vous aider à fonctionner dans le vaste univers, c’est le moment le plus sublime et le plus joyeux de votre existence. Il faut se préparer : Le grand nettoyage n’est pas commencé.

Je vais vous dire un secret : 40ans que je me prépare à l’ascension, 7ans que je travaille intérieurement toutes mes émotions et les schémas de mes vies passées, et je le fais de manière intense et assidue. Et on m’a dit que je n’avais que 40% de fait. J’étais un peu choquée, j’ai tant travaillé et j’ai seulement 40% de fait ! Sananda m’a dit, ne t’inquiète pas, la majorité n’en est qu’à 5%,10%, et à 20% c’est assez rare, Quand les grands changements vont commencer à se manifester, tout sera accéléré et quand tu auras atteint 60%, ça ira très vite après. Pour nous donner un aperçu de ce qui reste à faire, pour briser l’illusion, pour rentrer dans le grand hall de l’ascension il faut avoir nettoyé presque le 100%- peut-être, – ce n’est pas moi qui décide. Prenez conscience du travail à faire …. mais c’est possible §

Message de Telos 

Publié dans:ASCENSION, INTRATERRESTRES - MESSAGES |on 8 octobre, 2013 |2 Commentaires »
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