Archive pour le 12 octobre, 2013

Rivière de vie

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….papillons et créatures supérieures

Il y a quatre ans, un matin, je me suis réveillé avec des maux de tête d’une force incroyable. En quelques heures, mon cortex – la partie du cerveau qui contrôle la pensée et les émotions et qui, par essence, fait de nous des hommes – s’est retrouvé hors service. A l’hôpital, on m’a diagnostiqué une forme très rare de méningite foudroyante. La bactérie E.coli avait pénétré dans mon liquide céphalo-rachidien et était en train de me ronger la cervelle. […]

J’ai alors plongé dans un coma profond dont personne ne prédisait que je pourrais sortir autrement que dans un état végétatif – si jamais j’en sortais. Au septième jour, alors que mes collègues s’interrogeaient sur l’intérêt de poursuivre le traitement, j’ai ouvert les yeux.

Il n’y a aucune explication scientifique au fait que, pendant que mon corps était plongé dans le coma, mon esprit – ma conscience, mon moi intérieur – soit resté, lui, en activité et en parfaite santé. Tandis que la bactérie neutralisait totalement les neurones de mon cortex, ma conscience, comme libérée de mon cerveau, s’envolait vers une autre dimension. Une dimension dont je n’aurais jamais pu rêver, et dont l’ancien moi, celui d’avant le coma, aurait été ravi de prouver l’impossibilité théorique. 

Et pourtant, j’ose l’affirmer, cette dimension existe. Ce que j’y ai vu et appris m’a plongé dans un autre monde où l’Homme est bien plus que la somme d’un cerveau et d’un corps, et où la mort n’est pas la fin de la conscience, mais seulement un chapitre d’un voyage incroyablement positif. […]

Il m’a fallu plusieurs mois pour accepter ce qui m’était arrivé. Je ne parle pas seulement de l’impossibilité médicale d’avoir pu être conscient durant mon coma, mais aussi – et c’est le plus important – de ce qui s’est produit alors. Mon aventure a débuté dans un lieu empli de nuages rose pâle bouffis se détachant nettement d’un ciel bleu nuit profond. Au-dessus, […] des êtres transparents, chatoyants, décrivaient des arabesques, laissant une traînée dans leur sillage. Des oiseaux ? Des anges ? Aucun mot ne convient à ces créatures si différentes de tout ce que j’ai pu connaître sur Terre. Elles semblaient d’une forme plus avancée, supérieure. […] Dans cet univers, la vision et l’ouïe n’étaient pas deux sens distincts : j’entendais la beauté de ces êtres scintillants et je voyais la joie parfaite découlant de leurs chants. On aurait dit qu’il était impossible de regarder ou d’écouter quoi que ce soit sans en devenir soi-même partie intégrante. […]

Durant presque tout mon voyage, j’étais accompagné par une femme. Elle était jeune, avec de hautes pommettes et des yeux d’un bleu profond. Des tresses châtain doré encadraient son visage doux. La première fois que je l’ai vue, nous chevauchions ensemble un papillon. Tout autour de nous, il y avait des millions d’autres papillons, une rivière de vie et de couleurs transperçant l’air. […] Elle m’a parlé, mais sans dire un mot. Son message m’a traversé comme une brise et j’ai compris instantanément que c’était réel. Si je dois traduire ses propos dans un langage terrestre, cela donne à peu près : « Tu es aimé et chéri, tendrement, jusqu’à la fin des temps. Tu n’as rien à craindre. Il n’y a rien que tu puisses mal faire. » 

Une incroyable sensation de soulagement m’a submergé. Comme si on me révélait les règles d’un jeu auquel j’avais joué toute ma vie sans vraiment le comprendre. « Nous te montrerons beaucoup de choses ici, a continué la jeune femme, mais tu finiras par rentrer chez toi. » […]

Je sais bien à quel point tout cela est inimaginable. Et si, dans le passé, quelqu’un – même un médecin – m’avait raconté une fable pareille, je l’aurais, à coup sûr, cru en proie à une hallucination. Pourtant ce que j’ai vécu n’avait rien d’hallucinatoire, c’était aussi réel, voire plus réel que beaucoup d’événements de ma vie. Y compris le jour de mon mariage et la naissance de mes deux fils. […]

En tant que neurochirurgien, j’ai travaillé des dizaines d’années pour les institutions médicales les plus prestigieuses des Etats-Unis. Je sais que beaucoup de mes confrères s’accrochent – comme je l’ai fait moi-même – à l’idée que le cerveau, en particulier le cortex, génère notre conscience et que nous vivons dans un univers dépourvu de toute forme d’émotion. Cette croyance, cette théorie, est désormais en miettes à mes pieds. Ce qui m’est arrivé l’a détruite, et je compte passer le reste de ma vie à rechercher la vraie nature de notre conscience, et à prouver que nous sommes bien plus que notre cerveau physique. […]

L’un des rares endroits où j’ai pu partager mon histoire, c’est à l’église, où je mettais rarement les pieds jusqu’alors. La première fois que j’y suis allé après mon coma, j’ai eu l’impression de voir avec d’autres yeux. Les couleurs des vitraux me rappelaient la beauté lumineuse des paysages de l’autre monde. Les notes graves de l’orgue faisaient ressurgir en moi les pensées, les émotions qui, là-bas, m’avaient submergé comme une vague. Et surtout, un tableau de Jésus partageant le pain avec ses disciples évoquait le message qui m’avait alors touché au cœur : nous sommes aimés et acceptés sans réserve par………..

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Publié dans:KARMA, La MORT, MEDIUM, POUVOIR |on 12 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Ce que j’ai vu quand j’étais mort

Ce que j'ai vu quand j'étais mort dans ESPRITS telechargement

par Eben Alexander, Patrice van Eersel

Un neurologue américain croyait dur comme fer que les expériences de mort imminente étaient de simples hallucinations expliquées par la médecine. Jusqu’à ce qu’il sombre dans le coma…

Supposons que vous n’ayez jamais entendu parler des NDE (near death experience – en français EMI : expérience de mort imminente) et que vous tombiez sur l’histoire du Dr Eben Alexander, que nous publions dans les pages suivantes. Il y a des chances pour que vous éclatiez de rire. Ou que vous le preniez pour un fou. Si cette histoire a fait la une de « Newsweek », c’est forcément parce qu’il s’agit d’une farce ! Je pensais ainsi quand, ayant lu un article similaire dans « Der Spiegel », en 1980, je suis parti en reportage aux Etats-Unis pour rencontrer les neuropsychiatres qui disaient pouvoir expliquer ce genre de délire de A à Z. J’étais enthousiaste et sincère – et je rigolais d’avance (c’était bien notre genre, à « Actuel ») à l’idée qu’on allait même pouvoir expliquer les visions de sainte Thérèse d’Avila par la neurochimie. Au moment de mourir, ou de nous croire mourant, nous aurions tous, disaient ces savants, une formidable overdose endogène. Un grand flash hallucinatoire final. La nature est bien faite… J’ignorais alors que les scientifiques en question n’avaient en fait rien expliqué et que ce reportage allait changer ma vie, en me faisant découvrir la plus improbable des zones d’humanité : la fin de vie. Tout un univers.

Trente-deux ans plus tard, la NDE demeure un mystère. En fait, c’est un phénomène aussi vieux que l’humanité, mais qui connaît un boum fou en raison des progrès des techniques de réanimation. Dans toutes les autres sociétés, ces gens seraient morts : les unités de soins intensifs les ramènent à la vie. Dès qu’ils retrouvent la parole, 20 % d’entre eux racontent une histoire insensée… en précisant qu’elle est « strictement indicible ». Ils devraient donc se taire. Mais leur besoin de témoigner est si fort qu’ils parlent quand même, quitte à basculer à leur insu dans le symbolique. Que disent-ils ? Qu’ils sont « sortis de leur corps », qu’ils ont vu, étonnés, leur entourage s’affoler, puis qu’ils ont fait un voyage cosmique dans une « pure lumière d’amour et de connaissance ». Une sorte de songe biblique. Ou boud­dhique. On se dit : « Quel délire ! » Oui, mais il faut alors imaginer un délire dont on sortirait structurellement changé, en général dans un sens positif, plus authentique, plus vivant, plus altruiste et débarrassé de la peur de mourir…

Dans ma première enquête, « La Source noire », publiée en 1986 (Grasset), j’étais fasciné par le profil type de l’expérience : tous les cas répertoriés semblaient quasiment superposables. Dix ans après, dans un complément d’enquête intitulé « Réapprivoiser la mort » (Albin Michel), c’est le contraire qui m’a sauté aux yeux : le profil type est utile, mais théorique ; en réalité, il n’y a pas deux cas identiques. Celui du neurologue américain qui témoigne ci-après raconte un scénario unique, un parmi des millions. Il sera à Marseille les 9 et 10 mars, aux deuxièmes Rencontres internationales EMI organisées par la réalisatrice Sonia Barkallah *. Si vous voulez vous faire votre propre opinion, vous pouvez toujours y faire un tour. C’est un événement sans équivalent dans le monde. 

Le récit d’Eben Alexander

En tant que médecin, je n’avais jamais accordé de crédit aux expériences de mort imminente. Fils

d’un neurochirurgien, j’ai suivi les pas de mon père jusqu’à devenir professeur en neurochirurgie, enseignant entre autres à la Harvard Medical School. J’ai appris à comprendre ce qui se passe dans le cerveau d’un homme sur le point de mourir. Et j’ai toujours cru que, derrière chaque récit de voyage astral rapporté par ceux qui ont frôlé la mort, il y avait une explication scientifique précise.

Le cerveau est, certes, une mécanique étonnamment sophistiquée, mais il est également d’une extrême fragilité. Réduire un tout petit peu la quantité d’oxygène qu’il reçoit le fait réagir. Je ne m’étonnais donc pas outre mesure que les personnes ayant subi des traumatismes sévères en réchappent la tête pleine d’étrangetés. Cela ne signifiait pas qu’elles aient véritablement voyagé quelque part. 

Pourtant, à l’automne 2008, après plusieurs jours de coma au cours desquels […] une partie de mon cerveau s’est retrouvée désactivée, j’ai fait une expérience si intense qu’elle m’a donné une raison scientifique de croire en une conscience après la mort. […]

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Publié dans:ESPRITS, La MORT, LOI NATURELLE |on 12 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Chanter, c’est jouir de l’existence

 Chanter, c'est jouir de l'existence dans AME images-31

Le chant n’est pas une activité anodine. Il exprime notre personnalité profonde qui reste cachée lorsque l’on parle.. Il est aussi affaire de philosophie, de langue, de sensualité… Rencontre plein chant avec un philosophe fan de rock.

Et si je chante faux ?

 Rien n’est plus irritant à entendre. Plus troublant aussi : comme s’il y avait une faille, une fêlure dans l’âme. Il est évidemment possible d’apprendre à se corriger par des techniques de rééducation. Celles-ci ne visent pas à « normaliser », mais à aider chacun à trouver sa voix, et donc sa voie.

On a longtemps chanté à tout propos : lever, coucher, labour, semailles, récolte, naissance, mariage, enterrement, etc. L’homme moderne ne se trouve-t-il pas en manque, contraint à l’écoute passive de chanteurs professionnels ?

 Cette histoire de « passé chantant » est un vieux fantasme où l’on retrouve Rousseau et sa modernité désenchantée : il y aurait eu une humanité innocente et chantante avant notre humanité malheureuse et non chantante. En réalité, c’est faux. Nous continuons à chanter, sous la douche ou en voiture, mais aussi en groupe : il n’y a jamais eu autant de chorales. 

Vous-même, chantez-vous ?

Comme beaucoup, je voulais avoir, adolescent, un groupe de rock. C’est resté à l’état de fantasme. Je chante toujours, mais en solitaire désormais. Et j’écoute ma femme…

Peut-on savoir ce que vous chantez et quel effet cela vous fait ?

Je chante essentiellement du rock, d’où la nécessité de m’isoler. Surtout du rock arty ou « indépendant », aux textes puissants. Nick Cave a été mon dieu (il l’est toujours). Que je les entende ou les chante, ses morceaux me bouleversent et me transportent, avec un sentiment extrême de libération. C’est comme si j’avais un autre corps, à côté duquel mon corps ordinaire ne ferait que vivoter. Je ne connais pas d’autre action qui mette le corps intégral dans cet état. 

Vous semblez très agacé par l’idée que le monde se serait « désenchanté » et qu’il faudrait donc le « réenchanter »…

Exact. Si j’ai eu envie d’écrire « Chanter », c’est en particulier par désir d’en finir avec cette nostalgie un peu aigre, ce regard négatif et dédaigneux vis-à-vis de la modernité et du temps présent. La vision d’une innocence première supposée m’exaspère. Elle confond l’origine des civilisations avec notre origine personnelle – cette éternité « magique » où l’on nous chantait des berceuses – et cela véhicule des idéologies rétrogrades. Par « désenchantement du mon­de », le sociologue Max Weber, au début du xxe siècle, entendait le recul du religieux. Il est vrai que le chant était lié au religieux et que celui-ci occupait l’essentiel de la vie sociale. L’humanité moderne faisant reculer l’emprise du sacré, un monde de chants et de cantiques a commencé à se dissoudre. Mais le chant n’a pas disparu pour autant. Porté par un autre contexte social, culturel, politique, artistique, l’enchantement s’est libéré des pesanteurs institutionnelles et ecclésiastiques. Tant mieux !

Cette histoire d’« humanité chantante » et d’« humanité non chantante » semble être un mythe répandu… 

Par Vincent Delecroix

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Publié dans:AME, HUMANITE |on 12 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

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