Archive pour le 10 octobre, 2013

L’énergie-conscience

L'énergie-conscience dans CO-CREATION images-11
Par Jeanne Guesné

Notre corps recèle une masse d’énergie qui réclame notre participation consciente pour se libérer. Lorsque nous sommes totalement à l’écoute – corps, sentiment, pensée -, cette énergie devient « dynamique » et le corps vivant. Goûtez-en la saveur une seule fois et vous en retrouverez le goût dans la vie quotidienne. Elle est le goût de l’Être immortel en nous. Le goût de l’énergie qui maintient l’unité du corps, mais en demeure indépendante.

Cette énergie est en réalité un second corps.

Lorsque je m’oublie, elle se dissout… Lorsque je suis présente au présent, elle s’identifie, s’amplifie…

La croissance de ce second corps d’énergie-conscience-connaissance est le sens même de la vie.

Par mon travail intérieur, je ne connais pas seulement un accroissement de ma faculté d’analyser, de calculer, de conclure ; c’est une amplitude de mon « espace d’investigation » de ma sensation corporelle profonde.
Elle conduit à un accroissement de mon discernement, qui peu à peu me libère de mes contraintes sociales et culturelles. Si je ne suis pas identifiée à mon corps, je peux le gérer. Si je ne suis pas identifiée à mon émotion, je peux la contrôler. Si je ne suis pas identifiée à mes pensées, je peux servir ma conscience d’être. Le vouloir de l’ego est toujours une barrière. Avoir faim et soif d’être, c’est l’aimant qui nous relie en nous-même et aux autres. La force est toujours donnée dans le présent de l’instant.

 

La clé du devenir 

Il arrive un jour où l’on sent que l’on est deux : un personnage dans un corps en correspondance avec son environnement, et quelque chose d’autre, comme un témoin invisible et muet, toujours présent. À partir de là s’opère une rupture qui brise un rythme. L’existence continue apparemment sans changement, mais plus rien n’est semblable.

On sait que le corps va mourir un jour, mais ce qui le sait en est indépendant, et la mort ne le concerne pas. Cela est une certitude inexprimable et qui ne demande aucune explication pour être. Il suffit de demeurer disponible à son expression en Soi, disponible à son écoute.

L’erreur serait de confondre cet état de paix sublime avec le calme d’un mental conciliant. D’après Ilya Prigogine, « il existe des centres de force, les uns invisibles, les autres visibles, c’est-à-dire habillés d’ondes captives matérialisées temporairement ». Vous… moi… Nous sommes tous aux centres de forces habillées d’ondes matérialisées temporairement…

Quelle perspective pour l’esprit humain à l’aube du troisième millénaire ? Le processus du développement de la conscience humaine en action dans le travail intérieur. Des niveaux de sensibilité laissés en jachère, établiront instantanément, dès lors qu’ils seront réveillés, des accords de résonance avec des expressions d’intelligence inconnues dans lesquelles nous avons notre être…

Écrit Par Jeanne Guesné

Publié dans:CO-CREATION, ENERGIES, ESPRITS |on 10 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Thich Nhat Hanh, le moine qui enseigne la paix

 Thich Nhat Hanh, le moine qui enseigne la paix dans AMOUR telechargement-10

par Patrice van Eersel

Pour quelle raison se sent-on si proche de Thich Nhat Hanh, quand on l’approche et l’écoute, ou simplement quand on le lit ? Le monde des guides spirituels ne manque pas de grandes figures, mais rares sont celles qui posent leur humanité avec autant de transparence. Ce qu’il propose est simple et tout est là. Mais est-ce si étonnant, après une pareille saga ?

Thich Nhat Hanh. Le Village des Pruniers. La communauté de l’Inter-Être. Le regard profond. La respiration de la pleine conscience. La non-peur. L’art de dépasser la colère…. S’il fallait résumer en un mot cet homme, sa saga, son réseau, son enseignement, ses influences en plusieurs lieux de la planète, sans doute choisirait-on le mot « douceur ». Quoi de plus doux que cette voix, que les histoires qu’elle raconte, que les poèmes qu’elle chante, que les thèmes qu’elle fait résonner en vous, que les gestes qu’elle induit chez ceux qui s’en imprègnent ?

Quand vous arrivez au Village des Pruniers, en Dordogne, c’est cela qui vous frappe, ou plutôt vous caresse : les attitudes, les regards, les voix sont empreints d’une douceur peu commune. Au fil des jours, depuis la méditation du matin jusqu’à celle du soir, au réfectoire comme dans les ateliers, et même quand tout se fige artificiellement quelques secondes, en « arrêt sur image », parce que la cloche vient de sonner (n’importe quand dans la journée), ce qui sert à chacun à se rappeler à lui-même et à revenir à une respiration consciente et reconnaissante (« J’inspire, je suis conscient de la vie en moi et autour de moi ; j’expire, je me sens en vie »), cette douceur s’avère authentique, réelle, profonde, ancrée. C’est d’autant plus impressionnant qu’à l’origine, cet homme, sa saga, son réseau… ont été trempés au feu des plus redoutables combats : la résistance des jeunes bouddhistes engagés contre la guerre du Vietnam. Certains n’hésitaient pas alors à s’immoler par le feu, non pour assassiner, comme le font les kamikazes intégristes, mais pour prendre sur eux la douleur du monde et signaler que l’inacceptable a été franchi.

Du coup, le mot « douceur » prend une dimension toute autre, ontologique, cosmique. Des chrétiens vous le disent, en larmes : « Écoutant Thich Nhat Hanh, j’ai enfin compris les mystères les plus insensés des Évangiles, par exemple cette invitation de Jésus à tendre l’autre joue, quand on vous a giflé. » C’est vrai que quand « Thây » (« maître » en vietnamien, c’est ainsi que l’appellent ses élèves) parle, avec son infinie douceur, de la nécessité de comprendre nos adversaires, parce que, tout comme nous, ils sont trompés par leurs « perceptions erronées », on a la sensation d’entendre : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Une résonance « christiano-bouddhique » dont le maître de 80 ans (il en paraît 60) se réjouit ouvertement : même si sa propre spiritualité ne se fonde pas sur un Dieu personnel, n’a-t-il pas écrit un livre très sensible sur les affinités entre Bouddha et Jésus ? Il y rappelait que le maître des chrétiens invitait ses disciples à se comporter comme les oiseaux du ciel, qui vivent en conscience, ici et maintenant, sans se soucier continuellement d’investir et d’amasser pour demain.

Tout n’avait pourtant pas commencé de façon idyllique entre Thich Nhat Hanh et les chrétiens, du moins ceux qui avaient installé un pouvoir dictatorial à Saigon, à la fin des années 50…

Lire la suite de l’article ici….. 

Publié dans:AMOUR, ASCENSION, DEVELOPPEMENT, LUMIERE |on 10 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Accord au sommet avec les bactéries

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Par Charles Wilreck

Les plus anciennes formes de vie connues sont les bactéries vert de bleu. Elles se nourrissent de l’hydrogène soufré des volcans, métabolisé grâce un savant procédé de captage de l’énergie solaire (photosynthèse). Au bout de quelques centaines de millions d’années, certaines de leurs descendantes se sont mises à utiliser l’hydrogène de l’eau, cassant – quel prodige ! – les molécules des océans. On imagine le festin. L’orgie déboucha sur une folle surpopulation et une pollution abominable : l’autre atome de la molécule d’H2O, l’oxygène, était pour elles un poison mortel. Ce fut la première grande crise écologique de la biosphère, il y a deux milliards d’années.

Les bactéries réagirent de deux manières. Les unes s’enfouirent dans la boue, ‘interdisant à jamais tout contact avec l’oxygène – comme nous nous protégeons du méthane dont elles raffolent. Les autres, plus vives, inventèrent un procédé fabuleux, capable de transformer le poison-oxygène (qui se colle à tout et oxyde) en une source d’énergie utile. Nous appelons ce procédé respiration. Aujourd’hui encore, tout au fond de nos cellules, les organites qui nous permettent d’utiliser l’oxygène de l’air, les mitochondries, vivent de manière absolument indépendante; avec leur propre ADN (que nous ne nous transmettons que de mère à enfant), elles se comportent exactement comme des milliards de bactéries aux commandes des centrales énergétiques de nos cellules. Autrement dit, chacun de nous est une gigantesque colonie, conçue et constituée par des êtres microscopiques, qui ont su vaincre la grande pollution oxygénée d’il y a deux milliards d’années. Or nous disons « moi je » : ces colonies sont donc conscientes de leur globalité.

Les bactéries ont inventé l’essentiel des processus vivants, par exemple le mélange génétique, c’est-à-dire la sexualité, toutes sortes de coopérations et de symbioses, débouchant sur les plus étranges « chimères » (ainsi pense-t-on aujourd’hui que nos cellules rétiniennes sont des algues rouges, et nos neurones des champignons… du moins des descendants de champignons). Il est probable aussi que les bactéries jouent un rôle essentiel dans la régulation atmosphérique, etc, la liste de leurs prodiges n’en finit pas. Trouvez-vous étonnant que l’industrie verte, moteur de l’économie de demain, soit en train de passer ses premiers accords au sommet avec les toutes-puissantes bactéries?

Le sociologue Max Weber a génialement montré comment l’éthique protestante avait engendré l’esprit du capitalisme – en obligeant ses adeptes à appliquer à la lettre la Parabole des Talents: celui qui possède de l’argent doit l’investir, dans l’intérêt de tous, et non en jouir comme un satrape. On a vu l’efficacité de la démarche. Malheureusement, celle-ci excluait de son jeu la Nature, considérée comme un réservoir inerte et inépuisable.

On connaît la suite.

Quelle nouvelle éthique s’avèrera aussi puissante que celle des capitalistes protestants, mais une octave plus haut dans la subtilité de l’intégration ?

Hans Jonas, le philosophe allemand dont beaucoup d’écologistes citent volontiers « l’Éthique de responsabilité », dit en gros que, pour passer de la technosphère à la noosphère (et entrer dans un monde où toutes les activités humaines, même techniques, auront retrouvé la logique du vivant), il nous faut élargir à tous les êtres la fameuse Règle d’Or : fais (ou ne fais pas) à autrui ce que tu voudrais qu’on te fasse (ne te fasse pas).

Pas évident. Comment étendre ce bel impératif au poulet ou à la salade qu’on va manger ?

Pourtant, pas de doute : il faut élargir notre vision.
Chacun s’y prend à sa façon.

L’industriel suisse Stephan Schmidtheiny, qui rassembla à la conférence de Rio cinquante patrons du monde entier pour créer le Business Council for a Sustainable Development, travaille à faire réintégrer dans la logique capitaliste la notion de « prochaine génération ». Les multinationales savent certes mettre au point des stratégies à long terme, mais le concept de « prochaine génération » touche un autre niveau de l’être : il ne s’agit plus de ruse, mais de responsabilité vis-à-vis de notre descendance affective, charnelle, spirituelle. « Qu’il soit américain, chinois ou français, dit Schmidtheiny, dès qu’un entrepreneur accepte de réfléchir à l’échelle de la prochaine génération, nous sommes sûrs de pouvoir nous entendre. Sinon, rien à faire. » Bien sûr, nous sommes loin des Indiens qui calculaient tout sur sept générations, mais le principe révolutionne déjà beaucoup de choses.

Brice Lalonde, lui, a découvert un jour que la distinction entre naturel et artificiel était malsaine – si l’homme est l’enfant de la Nature, ses oeuvres doivent l’être aussi, non ? Lalonde raconte comment cette réconciliation s’est faite en lui, alors qu’il visitait un haut- fourneau avec de jeunes métallos rigolos « qui sautaient par-dessus l’acier en fusion comme si c’était de la lave ». Du coup, dans son esprit, tout est devenu naturel, même les usines les plus sophistiquées ! On peut pousser le jeu jusqu’à dire que la fusion nucléaire civile apprivoise de petits soleils… Les philosophes rappelleront peut-être la distinction entre Natura naturae (nature avant l’homme) et Natura naturans (nature issue de l’homme). Il n’empêche : si tout phénomène terrestre est naturel, nous voilà au moins débarrassés d’une vieille culpabilité vis-à-vis de l’artefact. « Au travail ! » disent les nouveaux capitalistes, soutenus par les scientifiques de la Nouvelle Alliance. Ces derniers, tels Ilya Prigogine, affirment qu’au point d’embourbement où nous sommes, prétendre se passer de la technoscience serait une douce rêverie : il faut, disent-ils, pousser la logique jusqu’au bout, et déboucher enfin sur la grande Science qualitative et fluide dont rêvait Henri Bergson.

Mais si l’artefact en question donne un Golem ?
Quid des manipulateurs génétiques qui voudraient reconstruire l’homme ? Suffira-t-il de les obliger à songer à la « prochaine génération » ?

Devant quelle transcendance nos malheureux « comités de bioéthique », pour l’instant bousculés par des découvertes chaque jour plus folles, s’inclineront-ils ?

Devant quelle beauté ?

Publié dans:ACCORD, ADN |on 10 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

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