le langage sur la mort

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le langage sur la mort dans La MORT mort1

Tantôt la mort ne donne pas lieu de parler. Et alors elle triomphe doublement puisqu’elle parvient à enfermer les humains dans un mutisme et un silence analogues aux siens. Tantôt la mort donne la parole ou se met en images mais c’est de manière masquée et allusive ou de façon objective et presque obscène. Entre ces deux situations extrêmes se distribuent les multiples possibilités dont nous avons tous plus ou moins l’expérience.

Pour mieux faire percevoir ce qui est en jeu, je voudrais relever comment en christianisme l’alliance de la parole et de la mort n’a rien d’automatique.

  • Certains chrétiens, des clercs souvent mais pas toujours, ont des mots à leur disposition pour s’adresser à des malades proches de leur fin ou aux familles atteintes par un deuil. Mais ce qu’ils disent et qui est souvent fondé sur l’Écriture parait trop général, parfois trop doctrinal. On dirait que les mots employés masquent ce que les personnes en présence pourraient ou devraient se dire. La mort est alors dite. Mais elle est exprimée à trop longue distance de ce que les êtres expérimentent dans leur chair et leur sang, dans leur esprit aussi d’ailleurs. Ma remarque ne vise évidemment pas à discréditer le langage biblique ou doctrinal. Elle voudrait bien plutôt plaider pour le respect des « genres » de paroles : l’affirmation de foi demande toujours à être explicitée et mise progressivement en forme pour pouvoir être reçue par la plupart de nos contemporains.
  • Autre difficulté présente dans les Églises : on dit ce que la mort peut ou doit être, non ce qu’elle est comme acte mystérieux du mourir. Cela se comprend, certes, puisque cet acte ne peut se mettre en mots capables de le décrire. Pourtant il y a quelque chose à dire en l’occurrence, soit quand quelqu’un va faire le pas hors de notre monde soit surtout quand une assemblée chrétienne réfléchit sur le mystère de la mort. Si ou ne dit rien, si l’on se contente de recouvrir la mort par l’annonce de la résurrection, si l’on superpose sans plus l’affirmation de l’immortalité de l’âme à l’acte même de mourir, quelque chose en chacun demeure dans l’attente d’une parole sur ce que peut être le moment ou l’événement de la mort.
Publié dans : La MORT |le 28 juillet, 2013 |Pas de Commentaires »

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