Archive pour le 18 juillet, 2013

Atlantide redécouverte

« Véritable cœur de l’Europe », le Doggerland, qui aurait compté des dizaines de milliers d’habitants, aurait disparu sous les eaux entre 18 000 et 5 500 avant J-C. Des scientifiques présentent à Londres jusqu’au 8 juillet les preuves de ce monde perdu qui se situait jadis entre la Grande-Bretagne et le reste de l’Europe.

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Imaginez-vous : une cité perdue comme dans les livres et les films, remplie d’une faune incroyable, et d’une flore encore plus impressionnante. Une cité dans laquelle des hommes côtoieraient des mammouths, et d’autres animaux géants. Une cité qui aurait été engloutie par la mer il y a des milliers d’années. L’Atlantide, vous dîtes ? Plutôt le Doggerland. Mais contrairement à l’île mentionnée pour la première fois par Platon, le Doggerland a bien existé, lui. Et bien plus proche que vous ne pouvez l’imaginer.

Des scientifiques des universités de St. Andrews, de Dundee, d’Aberdeen et de Wales Triniry St. David présentent en effet à Londres jusqu’au 8 juillet les preuves de ce monde perdu qui se situait jadis dans la moitié sud de la mer de Nord actuelle, reliant la Grande-Bretagne au reste de l’Europe, s’étendant de l’Ecosse au Danemark.

L’exposition de la Société Royale des Sciences qui se tient à Londres raconte ainsi l’histoire de cette cité incroyable dévastée par un Tsunami. Un voyage dont on ressort plein d’images dans la tête…

« Le Doggerland est le véritable foyer de l’Europe, avant que le niveau de la mer ne monte et dévoile la côte anglaise telle que nous la connaissons aujourd’hui », explique Richard Bates, le géophysicien à l’origine du projet. Il ajoute : « Nous avons spéculé pendant des années sur l’existence de cette cité perdue à partir d’os récupérés par les pêcheurs partout dans la mer du Nord. Mais depuis que nous travaillons avec des entreprises pétrolières, nous avons pu recréer à quoi ressemblait ce territoire ».

Un territoire très vaste, et très complexe. L’équipe a en effet pu modéliser la faune et la flore du Doggerland, mais aussi se faire une idée de l’apparence des hommes qui peuplaient alors cette cité disparue entre 18 000 et 5 500 av. J.-C., et des terribles événements qui ont conduit à sa perte, de la hausse du niveau de la mer, a un tsunami dévastateur.

Le chercheur du département de géologie de l’Université de St. Andrews affirme en effet qu’« à partir de nombreuses nouvelles données apportées par des entreprises pétrolières et gazières, [ils ont] été capables de donner forme au paysage – et de comprendre pourquoi il y avait des mammouths, un rêne… »

Le Doggerland aurait donc été un territoire vallonné, rempli de collines, de marais, de lacs et de grandes rivières entraînant la formation d’une côte tordue. Mais tandis que le niveau de la mer montait, les collines seraient devenues un archipel isolé d’îles basses.

Le Doggerland n’a pas fini de dévoiler ses secrets. Et les recherches, qui durent depuis déjà quinze ans, pourrait donc continuer pendant encore quelques années. L’équipe de recherche continue en effet de rassembler plus de preuves de comportements humains, notamment de possibles lieux de sépultures, mais aussi d’intrigants rochers plantés dans le sol, ou encore un charnier de mammouths.

Richard Bates explique en effet que de nombreux objets trouvés « ne peuvent pas seulement s’expliquer par des causes naturelles ». Le chercheur fait notamment référence à des monticules entourés de fossés, mais aussi des souches d’arbres fossilisés sur les fonds marins. Mystères, mystères. Mais cette fois, nous pourrions bien avoir d’autres réponses plus rapidement qu’on ne le pense.

Lire l’article sur Atlantico.fr

Publié dans:ATLANTES |on 18 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

Jusqu’où peut-on aller pour les gens qu’on aime ?

 

Quand il apprend que son fils est autiste, le journaliste Rupert Isaacson se lance dans une aventure extraordinaire qui le mène à la rencontre des chevaux guérisseurs du Texas et des chamanes de Mongolie. La quête d’un père pour soigner son fils. Témoignage.

Jusqu'où peut-on aller  pour les gens qu’on aime ? dans AMOUR petit4

 « Jamais je n’aurais imaginé devenir un spécialiste de l’autisme, mais quand Rowan a été diagnostiqué en 2004, à l’âge de deux ans, il a bien fallu que je m’y mette ! » sourit le journaliste, ancien rédacteur de guides de voyage et activiste des droits de l’homme (banni du Botswana pour son soutien aux Bushmen, expulsés de leurs terres afin d’en exploiter les mines de diamants).

Premières années : malgré des traitements biologiques et comportementaux parfois très lourds, l’enfant ne progresse pas ; ses crises sont violentes, il crie et pleure pendant des heures, incapable d’échanger par le geste ou la parole. Jusqu’au jour où il échappe à son père et fonce dans l’enclos du voisin se jeter aux pieds d’une jument réputée difficile. « Elle a spontanément baissé la tête et remué les lèvres, en signe de soumission, raconte Rupert. Moi qui monte à cheval depuis l’enfance, je n’avais jamais vu ça ! Comme si mon fils avait un lien mystérieux à l’animal, une forme de communication directe avec lui. »

Le lien se confirme : sur le dos de la jument, Rowan se calme, commence à exprimer ses sentiments et volontés. « Les animaux pensent en images, comme beaucoup d’autistes, commente Temple Grandin, professeur de sciences animales à l’université du Colorado, elle-même autiste. Nous avons du mal à entrer en contact avec les gens qui pensent avec des mots ou suivant d’autres schémas mentaux, mais il nous est souvent facile de communiquer avec les animaux. Certains enfants autistes font savoir ce qu’ils veulent dire à leur famille par l’intermédiaire d’un animal dont ils sont proches. Celui-ci sert de pont entre le monde des autistes et celui des autres humains ».
Des études montrent aussi qu’un balancement répétitif stimule les récepteurs cérébraux impliqués dans l’apprentissage, et favorise le roulement du bassin, producteur naturel d’ocytocine, l’hormone du bien-être. « Dans ces conditions, l’enfant reçoit et retient l’information de façon étonnante », confirme Rupert. 
Fort de cette expérience, il met au point un programme d’équitation pour enfants atteints de troubles du comportement, rassemble des fonds, crée une fondation et un centre au Texas, organise des camps, forme d’autres professionnels…

Mais si Rupert est mondialement connu, c’est aussi pour avoir amené son petit garçon au fin fond de la Mongolie, à cheval, à la rencontre de chamanes – un périple qu’il raconte dans son livre L’enfant cheval, publié dans trente pays.
« Je n’ai pourtant jamais été branché New Age ! Ces trucs ne m’intéressaient pas, jusqu’à ce que je me retrouve au Kalahari pour écrire un livre sur la situation désespérée des Bushmen. » Là, Rupert assiste à une cérémonie : tribu assise en cercle, chants lancinants, mains qui battent le rythme… « Un petit homme se met à chanter et danser jusqu’à la transe. Il tombe dans le feu, se relève sans trace de brûlure, puis bondit aux pieds d’une vieille dame aux jambes déformées par la polyarthrite. » Le lendemain, la femme est guérie.
Poussé par son instinct, Rupert décide de partir à la recherche de Besa, un guérisseur puissant, réputé pour se transformer en animal et utiliser leurs pouvoirs. Les deux hommes se lient d’amitié. Peu à peu, Rupert en vient à voir le chamanisme comme « une réalité ordinaire, naturelle, complémentaire à la médecine occidentale. Pour les Bushmen, c’est un outil quotidien, qui les aide à survivre dans un environnement hostile. Si ça ne marchait pas, ils seraient déjà tous morts ! »
L’expérience aurait pu en rester là, mais Rupert constate un jour que son fils fait de surprenants progrès au contact des chamanes. « J’escortais une délégation Bushman à l’ONU, raconte-t-il. Leur venue aux USA coïncidant avec une convention internationale de chefs tribaux et de guérisseurs traditionnels, je les ai accompagnés ; ma femme et mon fils m’y ont rejoint. D’abord très tendu, Rowan a laissé quelques chamanes le toucher. Quelques heures plus tard, il s’approchait des gens et leur montrait ses jouets, comme un petit garçon classique. »

L’effet ne dure pas, mais Rupert a une idée : pourquoi ne pas amener l’enfant là où culture équestre et chamanisme cohabitent, c’est-à-dire en Mongolie ?

« Le mot chamane vient de là, rappelle-t-il ; en langue sibérienne, il désigne celui qui sait, qui fait le lien entre la réalité terrestre et la dimension spirituelle. » Sa femme Kristin, professeur de psychologie à l’université d’Austin, est sceptique, mais « en bonne scientifique, elle a l’esprit ouvert ! » Fidèle à son intuition, Rupert organise le voyage, d’Oulan-Bator à l’extrême Nord, où vivent les Tsaatans, le Peuple du Renne, « dont la tradition chamanique n’a pas connu d’interruption ».
La première cérémonie réunit neuf chamanes. Quatre heures durant, dotés de coiffes qui leur cachent les yeux, les guérisseurs jouent du tambour (l’un d’eux de la guimbarde), chantent, dansent, appellent les esprits, psalmodient des prières, lancent des offrandes, « tambourinent et tourbillonnent encore et encore », ne sortant de leur transe que pour poser les mains sur l’enfant, faire boire du lait à ses parents, leur cracher de la vodka dessus et leur donner des coups de fouet ! Rowan alterne rires et hurlements, puis finit par s’abandonner à la danse, visiblement heureux, « le tambour et les cris des chamanes tonnant à quelques centimètres de son visage ».

La rencontre avec le guérisseur tsaatan est plus dépouillée : masque à tête de rapace, lait de renne, herbes séchées fumantes tapotées doucement sur la tête, le cou, les épaules et le dos de l’enfant, vingt minutes de tambour, de danse et de chant… « Rowan est l’un des nôtres, confie-t-il à Rupert. Il a accepté la guérison, ses troubles vont bientôt disparaître. »

Les résultats ? Impressionnants. « A son retour de Mongolie, il était visiblement différent, témoigne un ami de la famille, le journaliste anglais John Mitchinson. Plus posé, ouvert aux autres, capable de s’exprimer intelligiblement. » Une fois rentré au Texas, ses colères, son anxiété et son hyperactivité disparaissent complètement. Son statut scolaire est réévalué ; à cinq ans, il lit comme un enfant de sept. Quelques mois plus tard, il se débrouille seul à cheval et possède toute une bande de copains – dont un seul souffrant d’une variété d’autisme.

« Je ne sais pas si je crois au chamanisme, ni comment et pourquoi ça marche, commente Rupert, je peux juste témoigner des effets observés sur mon fils. » Selon Temple Grandin, les rythmes répétitifs utilisés pendant les rituels pourraient contribuer à ouvrir les récepteurs cérébraux liés à l’apprentissage. « Mais même si c’est un effet placebo, ça n’enlève rien aux résultats ! dit Rupert. Toutes les médecines ont une part d’irrationnel. »

Depuis, sur les conseils des chamanes mongols, père et fils sont partis à la rencontre d’autres guérisseurs traditionnels, en Namibie, en Australie, bientôt en Amazonie… A chaque fois, les progrès de Rowan sont nets. Au point de conseiller aux parents d’enfants autistes de faire de même ? « Si on me le demande, je peux donner quelques conseils, le premier d’entre eux étant de se méfier des charlatans ! Le chamanisme fait partie de mon histoire personnelle. A chacun de faire son expérience, sans se fier à un seul son de cloche. Chaque enfant est différent ; il faut tout essayer, quitte à se planter, jusqu’à trouver la clé de son monde. » Car pour Rupert, l’autisme n’est pas un mal à éradiquer. « Si tu le vois sous cet angle, tu vas dans le mur. La plupart des autistes sont dotés de capacités extraordinaires. Le challenge, c’est de trouver comment accéder à leur intellect et surmonter leurs difficultés pour épanouir leurs talents. Regarde les guérisseurs indigènes, beaucoup présentent des symptômes neuropsychiatriques ! Dans nos sociétés, ils seraient placés en institution ; chez eux, leur particularité est perçue comme une qualification, pas une disqualification… Si tu adoptes la bonne attitude, ce que tu pensais être une catastrophe peut se transformer en une formidable opportunité. »

Aujourd’hui, Rowan a dix ans. Toujours autiste, « c’est son essence », mais débarrassé de ses souffrances.« Il ne sera jamais guéri de son autisme, et je ne voudrais pas qu’il le soit, conclut Rupert. Ce serait se fourvoyer. Pourquoi ne pourrait-il pas nager entre deux mondes, comme un migrant entre deux cultures ? Apprendre les compétences nécessaires à survivre dans celui-ci, tout en conservant la magie du sien. » 

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Livres L’enfant cheval, Rupert Isaacson, Ed. Albin Michel (2009) Les derniers hommes du Kalahari, Rupert Isaacson, Ed. Albin Michel (2008)

Documentaire The Horse Boy, Michel Orion Scott (2009). En cours de traduction française (pas encore de distributeur). www.horseboymovie.com

Equithérapie Centres et camps aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne. Méthode désormais disponible en France (Nice, Paris, Nantes), Allemagne, Belgique. www.horseboyworld.com

Autisme Une naissance sur 100 touchée par des troubles du spectre austitique. Une sur 88 aux Etats-Unis (un garçon sur 58). Croissance exponentielle ces dernières années, liée peut-être à une interaction entre gènes et environnement (et la toxicité de celui-ci). 650 000 personnes atteintes en France.

Issu du site http://www.inrees.com/articles

Publié dans:AMOUR |on 18 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

Un chirurgien chez les chamanes

Ayahuasca : comment et pourquoi ?

Aziz Khazrai a un parcours hors du commun. Ce chirurgien, déçu par la pratique de la médecine en Occident, est parti étudier les pratiques guérisseuses du chamanisme amazonien. Comment et pourquoi en est-il venu à s’intéresser aux médecines traditionnelles  ?

Un chirurgien chez les chamanes dans ADN colombe

Ma première rencontre avec le chamanisme amazonien et l’ayahuasca date de l’été 2005. A cette époque je traversais une phase particulièrement difficile de ma vie, mélange de déprime cognée et totalement refoulée ainsi que d’un besoin vital de réponse à des grandes questions existentielles. Jusqu’à lors j’étais un jeune chirurgien viscéral « lambda » qui faisait son boulot sans se poser trop de questions et sans en tirer de grandes satisfactions non plus. A l’instar de beaucoup de mes collègues qui pratiquent la médecine classique occidentale, je faisais mon travail de technicien de santé du mieux que je pouvais, en appliquant les connaissances apprises sur les bancs de la faculté et dans les hôpitaux, mais une sorte de malaise diffus m’empêchait de planifier une carrière ou même de m’installer. A cette époque j’étais incapable de définir ce malaise par des mots, j’étais juste conscient de son existence. 

Je décidai alors de partir en Afrique pour faire un peu de la médecine humanitaire. Ma première mission fut dans une région reculée de l’Afrique occidentale, où vivait un peuple de la forêt, qui avait su conserver sa tradition spirituelle des origines. Outre leur pratique de la sorcellerie qui m’apparaissait comme très folklorique, ils utilisaient une médecine traditionnelle assez ésotérique qui faisait une large part aux plantes. Il faut vous dire que la plupart des médecins sont conditionnés dès les premières années de fac à mépriser l’usage des plantes médicinales ainsi que de toute forme de médecine non académique qui est souvent assimilée à de la charlatanerie pure et simple. Il est vrai que j’avais les mêmes préjugés. 

Pourtant au fil du temps je pus réaliser par moi-même l’efficacité réelle de cette médecine traditionnelle sur certaines maladies en particulier les affections et traumatismes des os et des articulations. Pour tout vous dire, leurs marabouts étaient tellement efficaces qu’aucun malade ne venait à l’hôpital se faire soigner d’une fracture ou autre luxation. Aucun. 

Comme j’étais assez intrigué par le phénomène, je rendis visite à nombre de marabouts et autres guérisseurs, mais aucun ne consentit à partager son savoir. Ce peuple vouait au secret un culte des plus fervents, raison pour laquelle je ne donne aucune précision géographique les concernant. Seul l’un d’entre eux m’a lâché une bribe d’explication et encore à contrecœur. Pour réduire une fracture m’a-t-il dit, j’applique une certaine plante sur le membre cassé du malade. Puis je prends de cette plante et je la mange. Ensuite la plante me dit comment soigner les os, comment les immobiliser et pour combien de temps. 

Cette simple phrase m’avait sidéré. Une étrange synchronie venait de se produire. Toute ma vie j’avais été formaté par le matérialisme et la vision scientifique et rationnelle du monde. J’étais même le genre de gars à affirmer haut et fort qu’il ne croyait pas du tout à l’existence de ce truc fumeux que les psychologues appellent l’inconscient. Seuls existaient pour moi la logique et la raison que j’assimilais à la conscience. Hors de la logique (linéaire et causale) et de la raison, il n’y avait que le délire et le chaos. Du grand n’importe quoi. Je ne le savais pas à cette époque, mais ni le matérialisme ni la science ne sont capables d’apporter des réponses satisfaisantes aux grandes questions existentielles que tout homme se pose un jour ou l’autre. Qui suis-je ? Qui suis-je vraiment ? Que suis-je ? C’est quoi tout ça là autour de moi ? A quoi ça rime ? Et pourquoi tout ce bordel ? Enfin vous voyez le genre. Ces questions avaient fini par me rattraper et ne me lâchaient plus jusqu’en Afrique. Je peux vous dire que j’avais lu des tas de livres sur le sujet. Des livres de science, de philo, de religions diverses et variées. J’avais même fait l’effort pour le grand incroyant que j’étais de lire des auteurs ésotériques. Le problème était que tout avait été écrit ainsi que son contraire. Je ne savais vraiment plus qui ou quoi croire et en même temps je ne pouvais plus revenir en arrière et ne plus croire à rien. J’avais même attribué comme raison principale à mon état dépressif d’alors, ce besoin insatisfait de réponses essentielles. Cet alors qu’en l’espace de quelques jours, deux amis que presque tout oppose m’ont parlé d’expériences incroyables qu’ont vécu certains occidentaux en Amazonie en consommant le breuvage ayahuasca, un des plus puissants hallucinogènes connus. Un de ces amis m’avait laissé un petit livre intitulé « Le Serpent Cosmique », dans lequel son auteur Jeremy Narby narre ses propres expériences avec l’ayahuasca. Sa conclusion était que le breuvage fait basculer la conscience ordinaire du monde macroscopique (celui des objets à notre échelle : humains, plantes, animaux) vers celui de l’infiniment petit, le monde de la biologie moléculaire et de l’ADN (l’acide nucléique contenu dans le noyau de toutes les cellules vivantes et qui contient l’information nécessaire à leur existence). Grâce à l’ayahuasca la communication entre le sujet et l’objet se fait directement d’ADN à ADN et non plus de cerveau à cerveau. C’est ainsi que Narby explique de manière rationnelle et satisfaisante l’immense savoir botanique (et autre) des peuples indigènes. 

Cette thèse des plus originales m’avait d’emblée séduit. Mon expérience Africaine acheva de me convaincre. Voici deux peuples de la forêt séparés par des milliers de kilomètres, jamais en contact les uns avec les autres, et qui pourtant utilisaient les mêmes techniques naturelles pour obtenir des connaissances pertinentes capables de soigner efficacement des malades. J’avais trouvé enfin une solution à ma quête de réponses existentielles. Je devais me rendre au Pérou à la rencontre des chamanes de la forêt. L’ayahuasca allait m’aider. Moi qui ne faisais plus confiance aux hommes ni à leurs livres j’allais interroger directement le grand ADN cosmique. 

Voici l’état d’esprit dans lequel je me trouvais lorsque je goûtais pour la première fois l’ayahuasca.

La suite du dossier « Un chirurgien chez les chamanes »

Publié dans:ADN, ESPRITS, POUVOIR |on 18 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

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