Superstition : remède à nos doutes

 

Glisser un trèfle à quatre feuil­les dans sa poche le jour d’un examen, ça ne coûte rien, mais ça peut redonner confiance en soi. Un porte- bonheur est une plan­che de salut à laquelle on se raccroche pour surmonter son angoisse. « Avant tout, les superstitions représentent un rituel rassurant qui nous per­met­­ de surmonter nos crain­tes, explique Anne Floret-Van Eiszner, psychologue. Certains en ont besoin pour retrouver confiance en eux et combattre leur anxiété. » Comme les doudous de no­tre enfance, ces grigris servent à endormir nos inquiétudes et à nous donner du courage. « Je collectionne les porte-bonheur, raconte Sarah qui ne sort jamais sans ses féti­ches. À l’âge de 6 ans, j’ai trouvé un trèfle à quatre feuil­les et, toute la journée, je me suis sentie protégée. Quand il s’est fané, quel­ques jours après, j’ai eu l’impression d’être plus vulnérable. Depuis, j’amasse les objets qui peuvent m’aider à influencer le hasard. Je sais, c’est une croyance qui ne repose sur rien de précis. Mais ça me donne du cou­rage quand je dois prendre une décision… et ça ne gêne personne. »

Superstition : remède à nos doutes dans HUMANITE 9

Nous croyons souvent que le vendredi 13 est néfaste ou que « toucher du bois » porte bonheur. Simple réflexe ou authentique conviction, quelles sont les raisons qui nous poussent à être superstitieuses ?

2. SUPERSTITION : L’INFLUENCE DE NOS PARENTS

Les grands-parents montrent souvent l’exemple. Et certains adultes se souviennent longtemps des récits qui ont bercé leur enfance. « Quand j’étais petite, on me répétait que les chats noirs portent malheur, se souvient Suzanne. J’ai vécu dans la crainte de ces animaux durant quinze ans, au fond sans savoir pourquoi… jusqu’au jour où mes amis m’en ont offert un. Après un premier mouvement de recul, je m’y suis attachée.Et lorsqu’il m’arrive d’avoir des ennuis, je ne lui fais pas porter le chapeau ! »

L’éducation joue un rôle important. Car, malgré soi, on s’imprè­gne des pensées de ses proches.Si les parents sont plutôt du genre cartésien, donnant une explication logique à chaque événement, l’enfant aura moins tendance à recourir à la magie.« Même si les adultes ne s’expriment pas ouvertement sur leurs pro­pres superstitions, les enfants, qui sont de fins observateurs, perçoivent dans leurs comportements des indices de croyan­ces qu’ils reprennent à leur compte », souli­gne la psychologue. Et même si les parents ne sont pas superstitieux, il paraît bien difficile d’échapper aux messages envoyés par notre environnement.Les publicités pour le Loto nous font miroiter des gains fabuleux.Et chacun se demande : « Pourquoi pas moi ? »

C’est une façon de nous rassurer, de forcer le destin : nous aimerions décider de tout ce qui concerne notre vie privée et nos émotions. Et pourtant, ce n’est pas possible.

 3. SUPERSTITION: DES REPÈRES DANS NOTRE VIE

On ne se résigne pas au hasard, ni aux caprices du destin : nous nous arrangeons toujours pour lui donner un sens. Et nous interprétons ce qui nous arrive en fonction de nos croyances personnel­les . Quand on rencon­tre l’homme de sa vie, c’est grâce à no­tre bonne fortune.Si on se casse la jambe après être passé sous une échelle, c’est la faute au mauvais sort : ce n’était pas notre jour… Les superstitions sont des si­gnes qui nous aident à déchiffrer ce qui nous arrive. Elles forment des points d’ancrage qui nous guident au quotidien. 

« Quand j’aperçois un corbeau avant de me rendre à un rendez-vous, je reste sur mes gardes, confie Cécile. Au moment de prendre une déci­sion, je fais très attention à ces petits signes. Pour moi, il s’agit de messages qui m’annoncent les coups du sort. » 

Les superstitions évoluent avec la société. Aux croyan­ces traditionnelles s’ajoutent des « légendes » toutes personnelles que chacun s’in­vente en fonc­tion de son expérience, de son éducation… No­tre vie sem­ble ainsi plus fami­lière et plus rassurante.Tant qu’elles ne tournent pas à l’obsession, les superstitions ont donc quel­­­ques bons côtés à préserver.

Mais lorsque croyances et rituels deviennent des contraintes, il est nécessaire de consulter un spécialiste.

Voir le site de référence http://www.topsante.com/sante-au-quotidien

Publié dans : HUMANITE, POUVOIR, SOCIETE |le 22 avril, 2013 |Pas de Commentaires »

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