Archive pour le 16 mars, 2013

Les étapes du deuil

 

Les étapes du deuil ne sont pas les mêmes chez l’enfant et chez l’adulte. À quelles réactions peut-on s’attendre et quelles sont celles qui doivent nous inquiéter ?

 

Les étapes du deuil dans La MORT mort4-300x183Michaël Larrar répond : Le maître mot, c’est le temps. Les étapes du deuil ne sont en effet pas tout à fait identiques, et surtout, elles sont moins visibles chez l’enfant. L’enfant vit les choses de façon plus saccadées, parce que son inconscient tente de le protéger contre la violence de cet évènement. C’est comme s’il allait découper l’information puis la digérer petit à petit.

En général, il va d’abord donner l’impression de n’avoir aucun ressenti. Certains parents disent : « Je lui ai annoncé, et puis il est retourné jouer, sans rien demander ». En réalité, l’enfant a très bien compris. Mais il a besoin de temps pour intégrer l’information. C’est un mécanisme de défense appelé le clivage. Les enfants s’en servent plus que les adultes, parce qu’ils sont plus fragiles, qu’ils n’ont pas la même force intellectuelle pour se défendre, et surtout, parce qu’ils doivent continuer à évoluer, à grandir, et qu’ils sont obligés de garder de l’énergie pour ça.

Il n’est donc pas nécessaire de répéter, de marteler l’information, ou de vérifier que l’enfant a bien compris. Seul celui qui se sentira de taille sera à même de poser tout de suite des questions. Sinon, il y reviendra plus tard, à son rythme, et quand il se sentira prêt à en entendre les réponses. Certains enfants s’adressent à des tiers, à l’école notamment. Peut-être parce que l’ambiance y est moins lourde, qu’ils ont confiance dans les réponses qu’ils vont y trouver, ou parce qu’ils savent que la maîtresse ne sera pas attristée par ses interrogations. D’autres questionneront leurs parents au moment du coucher, parce que c’est un moment d’angoisse qui leur rappelle les angoisses de mort.

Il n’est pas rare que de petits symptômes surviennent le mois qui suit : des difficultés à dormir, à aller se coucher, à être sage, à bien manger… Mais si cela perdure après un mois, que l’on ressent son enfant triste, y compris à l’école ou lorsqu’il joue avec ses copains, alors, il faut s’interroger. Et solliciter des discussions avec lui. Ce n’est que dans un second temps que l’on pourra penser à consulter. La consultation avec un psy ne doit pas venir démunir les parents de leur rôle, elle ne doit être envisagée que s’ils ne trouvent pas les mots, ou ne comprennent pas son angoisse.

Publié dans:La MORT |on 16 mars, 2013 |Pas de commentaires »

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