Archive pour le 2 mars, 2013

Eveiller sa faculté de canalisation

         

Pamela transmet Marie Madeleine.

Ce message a été reçu dans le contexte d’un atelier offert par Gerrit & Pamela sur le thème de la canalisation. La plupart des participants étaient des conseillers spirituels désireux de développer leurs talents de canalisation et de surmonter leur manque de confiance en eux dans cette matière.

Eveiller sa faculté de canalisation dans ASCENSION eclat

Chères sœurs, chers frères, je vous accueille tous cordialement. Je suis Marie Madeleine et je ne suis pas venue seule. Je suis ici en compagnie de beaucoup d’autres. Aujourd’hui, nous allons parler de l’art de canaliser. Beaucoup d’entre vous désirent canaliser mais se sentent enfermés dans le doute et l’anxiété à ce propos. Certains d’entre vous canalisent déjà mais n’osent pas l’exprimer en public. Aujourd’hui, j’aimerais offrir une perspective différente sur la question de savoir si vous pouvez ou devriez canaliser. Je vous dis que le fait de canaliser n’est pas du tout quelque chose de nouveau pour vous. Vous l’avez déjà pratiqué sous diverses appellations dans de nombreuses vies avant celle-ci. Ce n’est pas très difficile ! S’ouvrir à la canalisation ne consiste pas à apprendre quelque chose de nouveau pour vous, mais plutôt à réveiller des talents qui vous sont familiers, voire même innés.

Vous avez tous vécu sur cette planète auparavant et avez exprimé vos talents sur Terre dans différentes vies : les dons de l’intuition, de la canalisation, du troisième œil. Vos vies précédentes ont souvent été marquées par ces dons et ils sont encore là aujourd’hui. Chacun-e de vous est entouré-e des personnalités que vous avez été autrefois et qui, sous une forme ou une autre ont écouté cette voix intérieure, la voix de l’âme, et l’ont transmise à d’autres personnes sur terre. Vous avez été un pont entre ce monde et l’autre, le monde de l’âme dont vous êtes originaires. Longtemps, cela a été l’appel de votre âme. Essayez de percevoir, si vous le pouvez, ces personnalités autour de vous. Elles font partie de votre âme, comme un rayon de soleil fait partie du soleil. Elles n’en sont pas la totalité, mais une partie inaliénable. Peut-être voyez-vous ou ressentez-vous certaines de ces silhouettes de vies passées autour de vous. Prenez le temps de les ressentir calmement et clairement.

Ce n’est pas nouveau pour vous de canaliser. Vous avez déjà fait cela auparavant, de différentes façons et sous différentes formes. C’est quelque chose de familier, qui vous est venu naturellement. Je vous demande maintenant de vous relier à cette manière de canaliser familière et naturelle que vous connaissiez dans ces vies précédentes, ou plutôt, appelons-les ces « autres vies ». Ces choses ne sont pas limitées dans le temps, comme vous pourriez le penser. Permettez à chacune de ces personnes que vous avez été de s’approcher et de se couler en vous, observez simplement qui s’avance et n’intellectualisez pas trop. Laissez simplement cela se faire à partir de votre ressenti. Vous n’avez pas besoin de voir une personne, vous pouvez en avoir une simple impression. Et parfois, ça prend juste un peu de temps avant que vous ne ressentiez quelque chose. Cette femme ou cet homme que vous sentez près de vous et qui fait partie de votre âme veut vous donner quelque chose maintenant.

Les vies précédentes, les autres vies, sont comme toutes les vies, un mélange de beau et de moins beau : lumière et ombre, bien et mal, si vous voulez. Cette personne qui est maintenant avec vous vient vous donner sa Lumière et cette belle partie fluide d’elle-même qui ressentait une connexion et formait un pont avec l’autre monde depuis lequel elle canalisait de l’amour, de l’encouragement et de l’espoir pour les gens de son entourage. Souvenez-vous de cette connexion, pas mentalement, mais dans vos cellules et vos ressentis. Retrouvez l’impression, à quoi ressemblait ce pont vers l’autre monde.

Permettez-vous de recevoir de l’aide dans ce processus en considérant cette personnalité d’une autre vie comme un guide. Imaginez un temps où la canalisation se passait bien et où vous étiez capable de partager le courant de votre âme avec d’autres personnes. Vous n’avez pas besoin d’imaginer les détails. Il s’agit du courant et du sentiment de sécurité que vous aviez, ainsi que de son évidence et de son caractère familier. En fait, aucun d’entre vous ne doit apprendre à canaliser, car c’est quelque chose que vous savez déjà faire. La clé est de rétablir la manière de le faire : vous reconnecter à cette partie de vous qui fait cela avec facilité. Bien qu’il existe des peurs et des souffrances qui résistent en vous, en vous souvenant de la facilité avec laquelle la canalisation se faisait, vous enlevez un morceau de cette résistance.

Le temps est venu maintenant, il y a une réelle opportunité sur Terre pour accueillir ce que vous avez à offrir. Il y a des gens qui attendent que cette énergie vous traverse, vous et vos frères et sœurs artisans de Lumière. Le monde vous attend ! Alors que dans d’autres vies et en des temps anciens, vous avez souvent dû être circonspects et agir presque subrepticement et en secret, il y a actuellement un besoin, une opportunité et une réceptivité pour vos dons. La puissance féminine du troisième œil et de l’intuition est de nouveau bienvenue. En réalité, c’est une sous-estimation : elle est non seulement bienvenue mais on en a désespérément besoin ! L’humanité est en détresse. Il y a une crise dans le monde entier, une crise économique et écologique. C’est une crise profonde dans son questionnement : « Quelle est notre relation à nous-mêmes, au monde et à la Terre ?  » Tout le fondement de notre future relation à nous-mêmes et aux autres tourne autour de cette question.

Beaucoup de gens sont pris dans les peurs, les conflits, l’illusion. Certains se sentent perdus et il y a une solitude profonde dans le cœur des êtres humains. De cette solitude émerge la recherche désespérée d’une balise externe à laquelle se raccrocher. Mais cette Lumière guidante n’est pas extérieure. Vous ne la trouverez en personne d’autre, ni dans une institution ni dans une organisation. Actuellement, il est clair qu’il n’y a plus aucune certitude en-dehors de soi : pas dans un emploi, ni une maison, ni même dans une relation personnelle, ni dans un cercle d’amis. Vous êtes amenés toujours plus au fond de vous, à l’intérieur, par tout ce qu’il se passe au-dehors. Cela peut effrayer beaucoup de gens. Vous avez pu ressentir cela lors de la méditation tout à l’heure, en vous connectant à l’énergie collective. (Avant la transmission, Gerrit a offert une méditation guidée au groupe). Vous avez pu observer la peur et le stress que vivent beaucoup de gens actuellement.

Quel est votre rôle dans tout cela ? Votre tâche, votre chemin ? La réponse se trouve dans votre réalité intérieure. Cela revient toujours à rester proche de soi-même, car vous savez que le « chemin » est en vous. Vous êtes déjà familiers avec ce monde intérieur, avec la paix et le calme que vous pouvez y trouver. C’est pour cette raison que vous êtes là actuellement, pour être les guides ou les enseignants, dans le sens le plus large et le plus libre de ces termes. Non pas comme des chefs, au sens traditionnel, mais pour être des exemples vivants d’une connexion profonde avec ce qui transcende la vie terrestre, avec ce qui transcende les certitudes externes, et avec ce qui est indépendant de celles-ci. Une connexion avec votre âme. En un sens, votre mission de vie consiste à laisser rayonner cette connexion envers les autres. Cela vous amène directement au cœur de ce que vous êtes, et ainsi, vous touchez aussi les autres et les invitez à faire de même.

Ramenez votre attention sur ce petit cercle de personnalités d’autres vies qui vous entourent et qui font partie de vous. Vous partagez avec elles des qualités et des traits de caractère, même si elles ont vécu à des époques et dans des circonstances différentes. Mais dans leur essence, c’est le même cœur. Dites-leur, à celles qui ont dû agir dans l’ombre et le secret, que la voie est libre maintenant : « J’ai la permission maintenant de révéler toutes les qualités que vous avez développées par le passé. Je peux maintenant laisser rayonner ma Lumière, je suis bienvenue sur Terre. »

Chez certaines de ces personnalités, vous pouvez ressentir qu’il y a des mémoires douloureuses de rejet, de condamnation, de n’avoir eu aucune opportunité de partager la réalité qu’elles avaient à donner. Il est temps à présent de guérir toutes ces vieilles souffrances. Elles doivent être vues, rappelées et honorées, afin qu’elles puissent être libérées et laisser la place à une joie, une légèreté nouvelles, une manière d’être soi-même sans effort.

Ces personnalités anciennes peuvent vous rappeler vos dons, vos connexions naturelles, votre âme. C’est le cadeau qu’elles vous apportent : des qualités que vous avez toujours élaborées et cultivées très soigneusement en d’autres temps, par l’expérience, la pratique et l’entraînement. Mais vous avez aussi un cadeau pour elles en retour : Dites-leur qu’elles peuvent maintenant lâcher prise de leurs anciens fardeaux, et qu’elles peuvent s’affranchir du sentiment de ne pas être bienvenues, de cette souffrance passée. Ne pas vous sentir bienvenus et et ne pas vivre ce qui vous était naturel ont été une grande souffrance pour vous. Malgré cela, votre sagesse a grandi à cause de cette expérience ainsi que votre compréhension de la nature humaine, de la lumière et de l’ombre. Acceptez ce passé et laissez vos autres vies retourner à leur liberté, libérées de leurs vieilles souffrances et de leurs traumas, laissez-les aller leur chemin. Prenez dans votre cœur ce qu’il y a de sage et de beau en elles. Remerciez-les pour cela. Faites-le vraiment du fond du cœur. Remerciez-les pour les cadeaux qu’elles vous laissent, puis libérez-les, afin qu’elles puissent enfin se reposer de leur connexion douloureuse avec la Terre. C’est ainsi que le passé se guérit.

Tout ce qui est bon et durable venant du passé reste avec vous. Ce n’est pas perdu même si cela a longtemps été entouré de souffrances, d’incertitudes, de peurs et de frustrations. Vous pouvez le libérer et récolter un diamant de ce passé. C’est maintenant, dans cette vie, que ce diamant peut briller et rayonner dans le monde et vous donner du bonheur, le bonheur d’être simplement vous-même et de ne plus devoir vous cacher. C’est la clé pour tout. S’il vous est possible de faire l’expérience de ce merveilleux diamant qui est en vous, alors tout le reste arrive presque tout seul dans votre vie. Vous attirez les relations, les circonstances de vie et d’activité professionnelle qui appartiennent au diamant. Ressentez la présence de cette énergie resplendissante en vous. Tant de force et de sagesse emprisonnées depuis des siècles et chez toutes ces personnes que vous avez été. Ressentez-en la profondeur, le mystère et la merveille. Ayez du respect pour ce que vous êtes et cessez de vous mépriser et de vous critiquer.

Ressentez que vous êtes un canal, ici et maintenant, ressentez le diamant que vous êtes. Regardez simplement cet espace de votre corps où vous percevez ce joyau et permettez à son énergie radieuse de circuler dans tout votre corps de façon à baigner dans sa Lumière.

Je suis ici en égale, je ne suis pas un maître qui se tient au-dessus de vous. Je suis exactement comme vous et je me sens très proche de vous, votre égale dans mon cœur. Quand vous avez des doutes, ce qui est fréquent dans la réalité humaine, Je suis avec vous pour vous aider à mobiliser vos forces et vous rappeler qui vous êtes. Pour vous rappeler de croire vraiment en vous, et de rester en contact avec le diamant éblouissant que vous êtes déjà, ici et maintenant.

Pamela Kribbe - Traduction Christelle Schœttel

- Les messages de Jeshua sont disponibles en livre ! - 

La peur du bonheur


La peur du changement : principale résistance au bonheur.

La peur du bonheur dans PEUR a

Qui, spontanément réfléchit au bien fondé et au pourquoi de ses actes quand tout va bien ? Spontanément ? Pas grand monde.. Quand la vie est un long fleuve tranquille où tout coule de source (ou presque !), les interrogations existentielles ne semblent pas être le propre de l’homme. Et même quand çà va moins bien, il est démontré qu’on possède des capacités énormes à vivre avec nos conflits, nos incohérences et même une bonne dose de mal-être. Parmi les moyens les plus répandus qui contribuent à nous faire accepter ces contraintes, deux semblent exceller : 

-le premier constitue en une rationalisation après coup de nos actions même les plus involontaires, automatiques, néfastes ou incohérentes auxquelles on va trouver une excellente raison logique tendant à prouver que c’était la seule solution possible. Une telle attitude venant d’une autre personne nous semblerait le comble de la mauvaise foi, de nous, çà paraît logique !
-le second est de projeter sur l’extérieur la cause de nos problèmes : l’autre quel qu’il soit, conjoint, enfant, parent, supérieur, etc.ou de manière plus large, la malchance, la fatalité, le destin.

Autre croyance profondément enracinée : celle du caractère. On est malchanceux, timide, nerveux, timoré, etc, etc.de la même manière qu’on a le nez aquilin ou les yeux marrons, une fois pour toutes .C’est comme une caractéristique figée de notre être qui nous détermine à vie dans une certaine catégorie d’individus.

Et ce n’est le plus souvent que quand la souffrance ou le handicap deviennent trop difficiles à supporter et qu’on a l’impression que le temps nous vole une vie dont on a été incapable de profiter, qu’on commence à ressentir le besoin de faire cesser cet état de choses. Encore que dans un premier temps c’est vers l’extérieur qu’on se tourne, attendant la recette ou l’intervention magique, la solution toute faite (et si possible rapide) à nos problèmes.

Et si on a la chance de ne pas se prendre au piège des marchands d’illusion en tout genre et de leurs produits miracles, peut-être en viendra-t-on à considérer que c’est sur soi-même qu’on devra réfléchir et agir pour essayer de changer les choses.
C’est ce que propose une démarche thérapeutique.

1) Responsabilité personnelle ou destin.

Pour entrer dans une telle démarche, il faut éprouver une souffrance ou un handicap suffisamment fort pour dépasser notre inertie habituelle, mais également et surtout avoir au moins l’intuition que nous ne sommes pas pour rien dans cette souffrance, que çà vient en grande partie de nous et non entièrement de l’extérieur. En grande partie ne veut pas forcément dire entièrement : votre conjoint ou partenaire peut être effectivement un ignoble individu, et il n’est pas question de le blanchir, toutefois quand en analyse on découvre les raisons de notre choix, on n’ose plus vraiment impliquer la malchance ! Ce n’est pas forcément lui qui a changé, mais le temps qui révèle peu à peu ce qui était là dès le début mais qu’un aveuglement total de notre part nous masquait afin de nous permettre de mieux tomber dans le piège dont justement on se plaint aujourd’hui. A croire que nos inconscients communiquent mieux que nous et signent des pactes à notre insu, nous laissant le soin de régler les factures ! Ce début de sentiment de responsabilité dans la situation que l’on vit est la condition sine qua non sans laquelle rien n’est possible.

Par exemple, suite à une série d’échecs sentimentaux, 2 solutions se présentent : la première est de dire qu’on n’a décidément pas de chance et que le destin semble s’acharner à nous faire rencontrer exclusivement des personnes qui ne nous correspondent pas. On a alors toutes chances de finir dans une solitude aigrie ou se résigner à se contenter d’une vie insatisfaisante en renonçant à un bonheur qui ne semble pas être pour nous. La deuxième est de réfléchir au fait que c’est bien nous et personne d’autre qui avons été attiré par ces partenaires (et non par d’autres tout aussi possibles).On verra également que toutes ces personnes sous des apparences parfois très différentes ont beaucoup de points communs et que les relations engagées sont quasiment similaires, en tout cas répétitives comme si les leçons des échecs précédents n’avaient pas servi. Peut-être même détectera-t-on certains comportements répétitifs de notre part qui entraînent inéluctablement les mêmes conséquences. Alors de victime, on deviendra acteur et responsable de la situation dans laquelle on se trouve, de passif, on pourra redevenir actif, chercher à comprendre le pourquoi de ces comportements et envisager d’abandonner ces attitudes nocives pour en choisir de plus appropriées. Ce ne sera alors plus exclusivement la faute de l’autre ou du manque de chance mais de comportements erronés de notre part, entraînant des conséquences forcément insatisfaisantes mais toutefois logiques et prévisibles. 

Se sentir responsable de sa situation, c’est reprendre la maîtrise de sa vie, c’est surtout reprendre espoir dans l’avenir puisqu’on sait maintenant qu’il ne dépend que de nous (ou du moins en très grande partie) et qu’il suffit le plus souvent de changer d’attitude pour changer de destin. En effet si on l’a créé, il devient possible de le modifier.

2) Et la maladie ?

Jusque là on n’a parlé que de situations d’échec ou de malaise existentiel.
Qu’en est-il lorsque le malaise n’est pas ressenti à l’état pur mais se masque derrière un symptôme ou une série de symptômes ?

Fatigue, douleurs, troubles fonctionnels tels que colites, migraines, etc. ne sont le plus souvent que des témoins d’un état de stress entretenu par de mauvaises conditions de vie, mais surtout par notre manière de réagir à ces conditions, par exemple en les subissant passivement au lieu de les changer ou en se mettant « comme par hasard » dans des situations impossibles ou des relations toxiques. Alors le conflit engendré dont on n’est pas forcément conscient ou dont on n’ose parler se manifeste au travers du symptôme, celui ci étant une manière pratique d’évacuer nos problèmes sans faire le lien avec leur cause, donc sans éprouver la nécessité de changer quoi que ce soit.

Il est plus dur de nier l’origine personnelle du ou des troubles quand leur origine psychique est plus manifeste comme par exemple dans des crises d’angoisses, une anxiété généralisée, un TOC, une dépression avérée, etc.. encore qu’avant d’en identifier la source réelle il faudra parcourir un long chemin.

La forme la plus insidieuse reste la vraie somatisation, celle qui dépasse le trouble fonctionnel pour passer dans le domaine de la lésion organique. Le type de personnes ayant recours à ce mode d’évacuation extrême de leurs problématiques psychiques semble en effet souffrir d’une « défaillance » dans l’élaboration psychique de leurs conflits et de leurs émotions qui rend extrêmement difficile toute remise en question (mais pas impossible). Le corps par la maladie se charge alors de parler de ce qui ne peut ou ne sait se dire autrement.

Il est évident que rien ne peut se substituer à une consultation médicale, toutefois prendre en compte le facteur psychique de la maladie, en rechercher la cause dans une insatisfaction chronique, un stress subi juste avant son apparition et en suivre l’évolution par rapport aux évènements de vie peut apporter bien des réponses et ouvrir une autre voie de traitement possible même si elle n’est que complémentaire.

3) De la difficulté de changer.

Tenons pour acquis que la responsabilité personnelle de nos problèmes a été admise et que des deux solutions qui se présentent supporter l’inconfort ou décider d’y mettre un terme c’est la seconde qui a été choisie.

Je vous renvoie entre autres au bulletin 39 (les défenses du Moi) ou encore au bulletin 43 (les facéties de l’inconscient) pour comprendre à quel point il est difficile d’être objectif avec soi-même et cesser de voir la réalité au travers d’un prisme déformant. La première action sera donc de choisir quelqu’un pour nous aider dans cette démarche de compréhension des causes réelles de nos difficultés. Et admettre qu’il faudra peut-être du temps car on ne peut défaire en un jour ce qui depuis des années constitue en quelque sorte pour nous une seconde nature.
Admettons encore une fois que ceci est compris et admis, la personne volontaire et motivée, suffisamment adaptable, mentalement ouverte à d’autres possibles et décidée à agir pour faire bouger les choses (le patient idéal en quelque sorte). 

Et bien même une telle personne ne fera pas l’économie de la difficulté à changer les choses, même s’il est largement démontré que c’est de loin notre intérêt de le faire. On peut même dire que le succès et la durée d’une thérapie sont directement liés à notre capacité à négocier avec ce refus du changement.

Le refus du changement c’est tout d’abord la peur de l’inconnu. Un « tiens » vaut mieux que deux « tu l’auras » nous dit La Fontaine. Ce précepte de sagesse populaire semble être fortement ancré dans les esprits. Mais peut -on vraiment parler encore de sagesse quand tenir à une souffrance semble valoir mieux que d’espérer deux bonheurs ? Car ce besoin de sécurité extrême en arrive à nous faire effectivement tenir à nos souffrances parce qu’elles sont connues donc quelque part sécurisantes. Choquant n’est-ce pas ? Et pourtant. Tous les psychothérapeutes quelque soit leur orientation qui assistent au quotidien au spectacle de patients qui semblent s’accrocher à leurs symptômes comme à une bouée de sauvetage plutôt que d’opérer une petite remise en question (et surtout les actions qui en découlent) en sont témoin.

Parce qu’entreprendre une démarche de changement c’est affronter l’inconnu à nouveau, prendre le risque de perdre ses sécurités, de contrarier son entourage, de modifier ses conditions de vie et bien sur d’échouer dans cette démarche. Autant de chose qui font reculer avant même de faire un point objectif sur les avantages et les inconvénients de cette tentative qui nous diraient qu’au pire l’échec nous renverra dans notre situation initiale, au mieux, on risque d’être plus heureux.

Témoin de ce type de mouvement une patiente fortement dépressive qui en tout début de thérapie se demandait si son époux l’aimerait encore si elle guérissait. Drôle de préoccupation mais qui indiquait de manière certaine ce qui s’est confirmé par la suite, qu’elle pressentait intuitivement qu’inconsciemment il la préférait dépressive ce qui était pour lui un excellent moyen de donner libre cours à son tempérament tyrannique sans qu’elle n’ait la force de s’y opposer.
Ces peurs à elles seules suffisent pour que le patient se mette en situation d’échec par rapport à sa thérapie qui va alors s’éterniser, à moins qu’il ne décide sous un prétexte quelconque d’y mettre brutalement un terme.

4) Une peur d’un autre âge..

Alors comme çà l’être humain serait condamné à vie par une peur injustifiée de changer, une insécurité fondamentale qui lui interdirait de sortir des sentiers battus comme un programme génétique inhérent à la race et qui la marquerait d’une tache indélébile qui constituerait à faire elle -même son propre malheur ? Ou encore une fois faut-il aller chercher plus loin les raisons d’une telle aberration ?
Quelle est cette force d’inertie qui va à l’encontre de notre propre bonheur contre toute logique ?
Et bien c’est une certaine forme de fidélité à une autorité intérieure qui nous ordonne de ne pas désobéir à certaines opinions, comportements ordres et interdits qui même totalement dépassés et inadaptés règnent en maîtres absolus sur nos décisions, opinions et actions. Ces « programmes » sont ceux que nous avons intériorisés à partir des messages directs ou indirects que nous ont transmis nos parents et auxquels notre inconscient continue de se soumettre automatiquement et contre toute logique alors même que notre conscient hurle leur inutilité et leur côté néfaste.

Parce que pour un tout petit enfant dépendant pour sa survie de ses parents, ceux ci prennent valeur de Toute Puissance qui peut autant préserver la vie que la détruire.

Et que perdre l’approbation dont l’appui de personnages aussi puissants n’est ni plus ni moins que prendre le risque de mourir. Donc cet appui doit être préservé à tout prix , même si pour çà on doit faire le sacrifice de notre individualité juste pour leur plaire et ainsi conserver leur amour et par conséquent leur protection.
Et alors même que l’on est devenu adulte, qu’on les a quittés, que peut-être même on s’est fâché, voire même qu’ils sont morts, on continue à se conformer à leurs désirs pour ne pas perdre leur appui ( imaginaire bien sûr), appui qui un jour nous a été vital. Et on continue à se sentir terrorisé à la simple idée de le perdre comme si on était encore un tout petit enfant démuni qui n’a d’autre ressource qu’eux pour survivre. Tout ceci reste vous l’aurez compris totalement inconscient autant qu’irréel puisqu’il y a en réalité bien longtemps qu’on se passe d’eux.
Mais vu à travers ce miroir déformant, désobéir, risquer de déplaire, de transgresser leurs ordres prend valeur de risque mortel et on renonce à vivre pour obéir à des ordres qui depuis longtemps ne nous concernent plus.

5) Conclusion.

Il semble être grand temps de séparer présent et passé, adulte et enfant, parents imaginaires tout puissants et parents réels et surtout parents et figures parentales réactualisées et projetées sur notre entourage, pour revenir à quelque chose de beaucoup plus simple qui serait le vrai contact avec la réalité et ses problèmes qui bien souvent n’ont besoin pour se résoudre qu’un minimum de bon sens.

C’est ce simple bon sens que je vous souhaite pour continuer votre chemin

 Martine Massacrier, Psychothérapeute, Sophrologue 

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Publié dans:PEUR |on 2 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Soleil Intérieur

 Soleil Intérieur dans SOCIETE sun

Vous pouvez retrouver le centre de ce soleil, votre noyau central, au cours de la journée, chaque fois que vous revenez à Maintenant, en posant votre attention complètement dans l’instant présent. Si vous êtes occupé-e avec le passé ou le futur, vous sortez de votre centre et vous perdez votre connexion avec votre source de lumière, avec ce qui vous porte. Mais qu’est-ce réellement que le Maintenant ? On vous demande d’être dans le Présent, le moment présent, mais qu’est-ce que ce Maintenant en réalité ? Dès qu’on l’évoque, il est déjà passé. Le maintenant n’est pas une minute, ni une seconde. En fait, il ne peut être nommé, ce n’est pas une unité de temps. Le Maintenant nous échappe quand nous voulons déterminer ce qu’il est. Il n’y a pas de limites à ce temps qu’est le Maintenant. Le Maintenant défie les modes de pensée ordinaires.

Dans le sens terrestre, il est possible de calculer le temps et de le compter. Il y a vingt-quatre heures dans une journée, soixante minutes dans une heure, sept jours dans une semaine, etc. Cette façon de considérer le temps n’est pas naturelle pour l’esprit humain. Le Maintenant est libre du temps. Quelle unité de temps peut le décrire ? L’esprit humain ne peut ni comprendre ni contenir le Maintenant, parce qu’il n’est pas assujetti à la logique de la pensée, bien qu’il soit tout à fait compréhensible par vos ressentis. Vous savez ce que c’est que d’être complètement pris dans l’instant présent. Par exemple, dans un moment de grande joie. Il vous est arrivé de connaître ces moments où vous avez vécu quelque chose de très beau et qu’en même temps, vous avez réalisé que ce moment était spécial. Vous étiez conscient-e et complètement ouvert-e à l’expérience vécue qui était en résonance avec votre corps, votre âme et vos sentiments. Quand cela arrive, vous êtes Un avec l’expérience, Un avec le Maintenant. Vous êtes le Maintenant !

Lorsque vous êtes dans le Maintenant, vous êtes alors aussi au centre de votre soleil, de votre âme, et tous les changements prennent place depuis ce noyau central en vous. Nous avons parlé aujourd’hui de la peur et de votre anxiété lorsque vous êtes en-dehors de votre centre. La peur est aussi liée au fait de penser en termes de temps mesurable, de passé et de futur : « Que va-t-il se passer ? » « Qu’est-ce qui ne va pas aller ? » Anticiper l’avenir par peur est très humain, mais cela peut arriver seulement si vous vous éloignez de votre centre, du Maintenant. Être dans le Maintenant signifie que toutes vos forces intérieures sont rassemblées et s’intègrent, et vous faites cela en étant complètement présent-e dans votre corps, votre âme et vos ressentis.

Je voudrais ajouter quelque chose à propos de ce concept de temps, comment il peut vous intimider et vous effrayer. Au cours de ces dernières décennies, il y a eu beaucoup de prédictions relatives à certaines dates. Le temps est alors considéré comme une sorte de ligne qui court du présent vers le futur, et sur cette base, certains événements se fixent. En acceptant cette vision du temps, vous seriez en mesure de vous préparer en vue des événements à venir, vous pourriez ainsi agir soit par peur, soit par confiance. Mais est-ce une représentation juste ? L’avenir est-il une ligne droite sur laquelle les choses ont une place fixe ? L’avenir est-il la somme totale de toutes ces heures, ces journées et ces mois qui se trouvent devant vous ? Ou bien est-ce une façon totalement restrictive de considérer le temps et l’avenir ?

Pamela Kribbe – Traduction Christelle Schœttel

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Publié dans:SOCIETE, TERRE |on 2 mars, 2013 |Pas de commentaires »

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