Archive pour le 15 décembre, 2012

Iroquois et six nations

 

Les Iroquois connus aussi par l’expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nations amérindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le nord de l’État de New York aux États-Unis au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. La plupart des quelques 125 000 Iroquois vivent aujourd’hui en Ontario au Canada et dans l’État de New York. D’autres vivent au Wisconsin, au Québec et en Oklahoma. Seule une petite minorité des Iroquois parle aujourd’hui une des langues iroquoises dont notamment près de 1 500 locuteurs du mohawk dans le village Kahnawake, au sud de Montréal.

Les six nations étaient liées entre elles par une constitution commune appelée Gayanashagowa ou « grande loi de l’Unité » :

  • les Cayugas sont aussi appelés Goyogouins en français, Guyohkohnyo (peuple du grand marais) dans leur propre langue ;
  • les Mohawks, qui aujourd’hui se désignent eux-mêmes par ce nom anglo-américain signifiant « mangeurs d’homme » dans la langue de leurs rivaux abenaki, étaient appelés Agniers par les colons français, le terme autochtone étant Kanienkehaka signifiant peuple des étoiles (étincelles de silex);
  • les Oneidas sont aussi appelés Onneiouts en français ;
  • les Onondagas sont aussi appelés Onontagués en français ;
  • les Sénécas (Senecas en anglais), jadis les Sénèques en français, sont aussi appelés Tsonnontouans d’après leur nom autochtone ;
  • les Tuscaroras (la sixième nation, 1722), n’ont pas d’autre nom usité.
                                                                                                          Iroquois et six nations dans AMERINDIENS irokois

L’origine du mot « iroquois » est obscure, mais cette appellation pourrait provenir d’une phrase souvent employée à la fin de discours iroquois, « hiro kone » (je l’ai dit). D’autres considèrent que le mot proviendrait du nom qui leur a été donné par leurs ennemis, lesAlgonquins : « Irinakhoi » (serpents à sonnette). Il est aussi possible que le mot provienne des pêcheurs basques qui surnommait le peupleHilokoa (« les tueurs ») qui aurait passé en langue algonquine, qui ne prononce pas le « r », à hirokoa, les Français auraient tout simplement francisé l’ethnonyme. Toutefois, les Iroquois s’appellent eux-mêmes Haudenosaunee (peuple aux longues maisons).

La Gayaneshagowa est la Constitution de la nation iroquoise qui s’est transmise pendant plusieurs siècles sous forme de maximes récitées par cœur. Rédigée en 1720, elle est composée de 117 paragraphes et préfigure les écrits constituants des pères fondateurs de l’Amérique moderne.

Économie, vie quotidienne

Les Iroquois sont un peuple agriculteur et semi-sédentaire. Ils cultivent le blé, le tournesol et les trois sœurs : le maïs, le haricot et la courge. Ils complètent leur alimentation par la pêche, auprintemps, et la chasse. Les hommes partent à l’automne et reviennent en hiver.

Les Iroquois sont aussi d’habiles artisans. Ils portent des vêtements en peau d’animal cousue avec les épines du porc-épic et décorée de coquillages et de motifs divers. Ils utilisent des mocassins.

La maison iroquoienne, ou la « maison longue », était construite de troncs d’arbres entrelacés et recouverte d’écorce. Les Indiens cultivaient aussi le chanvre (le cannabis) qu’ils utilisaient pour lier les charpentes des maisons entre elles, ce qui les rendait très solides. À l’intérieur, il y avait deux rangées qui comprenaient des pièces séparées les unes des autres. Une allée au milieu servait à circuler et à faire des feux. De cinq à dix familles habitaient dans ces maisons. Les maisons longues étaient regroupées en villages de mille à deux mille habitants. Le village, qui était souvent entouré d’une palissade, se trouvait souvent près d’un cours d’eau. La maison longue mesurait 5 à 7 mètres de large par 50 à 100 mètres de long sur 7 mètres de haut. Les portes étaient très basses. Durant l’hiver, les portes étaient fermées avec des peaux d’animaux.

Les Iroquois se servaient aussi du chanvre pour leurs rituels, ils mélangeaient de petites quantités avec du tabac et des plantes aromatiques. Très vite les Indiens se sont rendu compte que les Blancs aimaient beaucoup ce produit et ils s’en servirent comme monnaie d’échange.

Organisation sociale

L’organisation sociale est matriarcale, matrilinéaire et matrilocale: c’est la mère qui détermine le lignage, et les femmes possèdent la terre. Après son mariage, l’homme emménage chez son épouse, et ses enfants deviennent membres du clan de la mère. Les femmes choisissent également les chefs de clan.

Un père jésuite français qui rencontre les Iroquois en 1650 décrit la société iroquoise comme égalitaire. La Confédération Iroquoise s’étend des monts Adirondacks aux Grands Lacs, sur le territoire actuel de la Pennsylvanie et du nord de l’État de New York. La terre est détenue et travaillée en commun. La chasse se fait en groupe et les prises sont partagées entre les membres du village. La notion de propriété privée des terres et des habitations est parfaitement étrangère aux Iroquois. Les femmes jouent un rôle important : le lignage s’organise autour de ses membres féminins dont les maris viennent rejoindre la famille. Les familles élargies forment des clans et une douzaine ou plus de clans peuvent former un village. Les femmes les plus âgées du village désignent les hommes habilités à représenter le clan au conseil de village et de tribu. Elles désignent également les 49 chefs qui composent le grand conseil de la Confédération des cinq nations iroquoises. Les femmes surveillent les récoltes et administrent le village quand les hommes sont à la chasse ou à la pêche. Elles fournissent mocassins et nourriture pour les expéditions guerrières, et ont un certain contrôle sur les affaires militaires.

En 1744, le gouverneur de Virginie invitait les Iroquois à envoyer au « Collège of William and Mary » de Williamsburg six jeunes gens pour faire leur éducation. Le chef de la Nation iroquoise, Conassatego, répondit en termes élégants qu’il comprenait la générosité de cette offre, mais que, à leur tour, les blancs devaient comprendre que les Iroquois étaient différents et avaient une autre conception des choses.

Bandeau illustratif du Portail:Amérindiens

De farouches guerriers

Les Iroquois de la région de New York étaient réputés pour être de terribles guerriers; les prisonniers de guerre pouvaient être mangés, comme dans toutes les armées occidentales à court de ravitaillement. Ils utilisaient les mêmes armes que pour la chasse : le tomahawk, l’arc et les flèches, les massues. À partir des guerres coloniales entre la France et l’Angleterre, certains guerriers iroquois portaient un ou plusieurs scalps autour du cou, preuve exigée par les colons de leur valeur au combat, les colliers d’oreilles servant de monnaie imposée par les occupants se battant le plus souvent par tribus interposées dans une logique d’extermination des peuples autochtones.

Leurs terres d’origine se situent entre les Adirondacks et les chutes du Niagara. Des traces de peuplement sont attestées dès le xe siècle av. J.-C. Au xive siècle est introduite la culture du maïs. Selon la tradition iroquoise, à cette époque il n’y avait qu’une seule tribu, habitant sur le fleuve Saint-Laurent, à qui les Algonquins apprennent l’agriculture. La formation des différentes tribus est incertaine. On sait qu’une ligue iroquoise est créée en 1570 sous le nom de Ligue des cinq nations. En 1722, les Tuscaroras entrent dans la ligue, qui devient les Six nations. La population des Iroquois est évaluée à 22 000 individus au début en 1630 et tombe à 6000 au début du xviiie siècle.

Au xviie siècle, des guerres avec les Français, alliés aux Algonquins, aux Montagnais (Innus) et aux Abénakis, et les Britanniques, les forcent à retourner dans les limites de leurs terres ancestrales, ou, dans le cas des Iroquois christianisés par les Jésuites et persécutés par leurs compatriotes, au Canada, principalement au Québec. En 1648-1653, les Iroquois attaquent les Hurons, les Algonquins et leurs alliés français. Ils finissent par affaiblir la confédération des Hurons qui se dispersent. Certains prisonniers étaient adoptés (ils devenaient Iroquois) alors que d’autres étaient torturés (on leur arrachait notamment les ongles avant de les brûler vifs, à petit feu) ou frappés à coups de bâton. Les guerriers mangeaient les organes des vaincus. En 1660, quelques centaines d’iroquois gagnent la bataille de Long Sault contre 17 français et 48 alliés indiens. En 1667, les Agniers et les Onneiouts acceptent de conclure la paix.

La guerre reprit par ordre du ministre de la marine Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain le 13 juin 1687: l’expédition contre les Iroquois quitta Montréal, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Indiens alliés. L’avant-garde captura plusieurs Iroquois le long du fleuve. Au Fort Frontenac, l’intendant de Champigny, qui avait devancé le gros de l’expédition, s’empara de Goyogouins et d’Onneiouts pour les empêcher de porter aux villages iroquois au sud du lac, la nouvelle de l’approche de l’armée française.

Un autre groupe d’Iroquois, soi-disant neutres, qui habitaient un village près du fort, furent aussi capturés pour les mêmes raisons. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France 36 des 58 prisonniers iroquois, mais laissa clairement entendre qu’il aurait mieux aimé n’en rien faire.

Après la Glorieuse Révolution de novembre 1688 qui renversa Jacques II, l’allié de Louis XIV, les Iroquois apprennent des Anglais d’Albany que l’Angleterre et la France sont en guerre et abandonnent toute idée de paix. Le Massacre de Lachine eut lieu le 5 août 1689: environ 1500 guerriers iroquois s’abattirent sur le village de Lachine, aux portes de Montréal, près des rapides du même nom. Vingt-quatre colons furent tués, 70 à 90 faits prisonniers, dont 42 ne revinrent jamais. Sur 77 maisons, 56 furent rasées par les Iroquois et leurs alliés de la Confédération des Cinq nations. Le massacre de Lachine et ses suites aurait coûté la vie à un québécois sur dix.

Pendant la guerre de Sept Ans, les Iroquois, alliés aux Anglais, assurèrent leur victoire sur le terrain terrestre, en complément de la suprématie britannique dans le domaine maritime.

Lors de la guerre d’Indépendance américaine, ils décident de s’allier à nouveau aux Britanniques, qui avaient fait des promesses aux nations indiennes concernant le respect des frontières. Cette décision s’avère cependant désastreuse pour eux : en 1779, George Washington envoie une armée envahir leurs terres ancestrales. La plupart de ces Iroquois sont repoussés jusqu’en Ontario. Au xixe siècle, un petit groupe part faire du commerce de fourrure en Alberta.

Les Iroquois restés aux États-Unis sont contraints de céder leurs terres. La plupart des tribus parviennent à éviter la déportation des années 1830, sauf les Onneiouts, qui en 1828 partent pour une réserve du Wisconsin. Les Goyogouins ont vendu leurs terres new-yorkaises en 1807 pour rejoindre des tribus apparentées en Ohio. Les Onontagués, les Tsonnontouans et les Tuscaroras vivent encore aujourd’hui dans des réserves de l’État de New York.

 

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Publié dans:AMERINDIENS |on 15 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

Crise Spirituelle

Notre société en état de crise spirituelle

Par Philippe ABEL

 

 La Renaissance, le Siècle des Lumières, et la Révolution Industrielle des 19ème et 20ème Siècle ont engendré un progrès économique, social, technique, et scientifique sans précédent dans l’histoire de l’Humanité. Il se traduit par un bouleversement de nos modes de vie qui sont passés du stade agraire et rural au stade technologique et urbain (habitat- automobile…). La dernière révolution en date, celle des NTIC, a aboli le temps et l’espace, en nous projetant dans un village planétaire où tout événement petit ou grand dispose d’une caisse de résonance immédiate et universelle. Ce Progrès objectif s’accompagne d’une augmentation considérable de l’espérance de vie dans le monde qui devrait passer de 68 ans aujourd’hui à 81 ans en 2100. Le corollaire réside dans l’explosion démographique puisque le nombre d’êtres humains est passé de 600 millions vers 1700 à 1,76 milliard en 1900, 7 milliards aujourd’hui , pour une projection à 10 milliards en 2100. Une telle évolution exponentielle pose pour la première fois dans notre histoire la question du déséquilibre entre l’homme et son écosystème et la capacité de notre planète bleue perdue dans l’immensité de l’univers à assurer les conditions de survie de notre espèce « prédatrice »

Crise Spirituelle dans SOCIETE nouvelle-ascension-202x300 Loin de moi l’idée de m’engager dans une approche obscurantiste et de nier les progrès considérables de la période récente, du moins pour une partie d’entre nous. Cela mérite bien-sûr d’être nuancé pour le Tiers Monde et le Quart-Monde, mais aussi compte-tenu du bilan catastrophique des guerres (horrible guerre de 14- 18…) ou encore des pires dictatures de l’histoire au 20ème siècle (nazisme- fascisme- stalinisme- maoïsme…). 

 Aujourd’hui, la page de la marche en avant du Progrès se tourne, du moins tel qu’on le concevait jusqu’à présent. La dissémination des conflits dans un monde éclaté depuis la disparition des 2 grands blocs USA- URSS, la résurgence du racisme et de la xénophobie, les ravages de la haine et des intégrismes, et la persistance de « l’exploitation de l’homme par l’homme » attestent du fait que le progrès technologique ne s’est pas accompagné d’un progrès moral ou spirituel concomitant seul à même d’en assurer la viabilité.

 L’Humanité traverse actuellement une grave crise économique sociale, mais aussi écologique, culturelle et spirituelle. La différence par rapport à celles qu’elle a déjà connues dans l’Histoire, tient au fait que, cette fois, sa survie en tant qu’espèce est enà jeu. Elle dépend des choix moraux et politiques ( au sens noble du terme) que nous ferons ou non.

 Les causes de la Crise résident pour l’essentiel dans l’émergence d’un capitalisme financier mondialisé, non régulé et obsédé par le profit à court terme. Cette dérive vers la « financiarisation » de l’économie et le « court-termisme matérialiste » emporte 2 conséquences qui risquent de nous être fatales:

 l’accroissement des inégalités entre riches et pauvres au niveau mondial, et jusqu’au sein de nos sociétés protégées autrefois par les filets inspirés de la social-démocratie. Loin d’être un épiphénomène, ces nouvelles inégalités constituent le cœur même du système. Ce dernier ne peut survivre que par une fuite en avant visant à rentabiliser toujours plus et toujours plus vite le capital financier bénéficiant à une minorité au détriment de la valeur travail et de la création de biens durables et services pour tous. La cohabitation au grand-jour entre une richesse médiatisée, indécente, infondée et non distributive (nous sommes bien loin des anciens capitaines d’industrie) et d’une misère grandissante ne peut qu’être explosive.

L’épuisement et la pollution des ressources naturelles (eau, air, minerais, biodiversité…) générés par la marchandisation du monde. L’idéologie de la croissance productiviste liée à la société de consommation vise à rentabiliser notre environnement. Elle est consubstantielle au capitalisme financier, même si celui-ci n’en a pas le monopole, comme l’ont démontré les dégradations environnementales majeures causées par l’économie dirigée des ex-pays communistes. Pour la 1ère fois dans l’histoire de l’humanité, la question se pose à notre génération de savoir si nous allons continuer à brûler la chandelle par les 2 bouts pour laisser à nos petits enfants un immense dépotoir devenu au sens propre invivable.

 Un bon résumé de la situation actuelle tient dans la formule significative de la « privatisation des profits, et de la socialisation des pertes ».

 L’idéologie dominante génère une concurrence acharnée entre individus. Elle induit une perte de repaires au niveau individuel d’hommes et femmes en repli sur le principe de plaisir immédiat et le culte de l’égo inhérents au matérialisme de la société de consommation. C’est l’avènement de l’ère individualiste du « tous contre tous ». Or, comme le démontre Daniel COHEN, dans « homo economicus », le bonheur ne réside pas dans la course effrénée à l’argent et aux biens matériels qui procure une insatisfaction permanente, inhérente à l’évolution des besoins. L’étalage de son niveau de vie comme élément fondateur deà son statut social, en comparaison aux autres, ne saurait combler les aspirations profondes de l’individu. En outre, la crise sociale; économique et écologique fondée sur la peur ou le déni de l’avenir ( cf le « no future » des punks) se traduit naturellement en crise du sens et des valeurs dans l’esprit de chaque citoyen.

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Publié dans:SOCIETE |on 15 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

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