Sources bibliques du Notre Père


Texte issu du Carnet de Recherche n°
 14 – La prière de Jésus-Christ de Christian Sastre dans « MES CARNETS DE RECHERCHE »

90 articles ésotériques pour, mieux que vivre, EXISTER

 Des écrits sur mes recherches principalement axées
sur la spiritualité et le mysticisme

                                                                           Christian Sastre

Avec son aimable autorisation

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Afin d’avoir une meilleure connaissance de l’origine de cette sublime prière enseignée par Jésus, il est nécessaire de se pencher sur la Bible pour en rassembler des versets épars extraits de quatre Livres. Il s’agit des Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc, ainsi que, pour la doxologie, du Premier Livre des Chroniques. (2)

Un fait remarquable est à relever concernant les versets du Notre Père pour chaque Évangile. Leur nombre augmente en fonction de leur rédaction chronologique.

On peut donc en déduire que les disciples ont tardé à prendre conscience de l’importance de cet acte spirituel que représente la prière. Cela est confirmé par la demande de l’un d’eux à Jésus sur la façon de prier (3) ce qui laisse à penser qu’ils n’avaient aucune méthode personnelle.

a) L’Évangile selon saint Marc a probablement été rédigé entre 65 et 70 après Jésus-Christ ; ce qui semble en faire le plus ancien des Livres du Nouveau Testament.

Au chapitre 11, verset 25, Marc fait une courte allusion à la prière du Seigneur. Sans être aussi prolixe que Luc et Matthieu, saint Marc rapporte simplement un conseil que donne Jésus à ses disciples. Ce conseil serait plutôt à mettre en relation avec des fautes. Si celles-ci n’étaient pas « remises » ou absoutes, elles risqueraient de produire des conséquences ou des réactions défavorables dans une vie prochaine.

« Et quand vous êtes debout pour prier, remettez, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, afin que votre Père qui est dans les cieux vous remette aussi vos offenses ! »

Ce conseil vient après que l’apôtre Pierre eut demandé des explications au sujet du figuier que Jésus avait desséché la veille et après la réponse du Seigneur sur la foi qui déplace les montagnes.

Que Marc relie cet épisode à la prière, amplifie l’aspect du pardon lorsque quelqu’un nous a offensé. Ce n’est qu’alors que Dieu effacera nos dettes. C’est un acte de foi à mettre en parallèle avec la foi qui déplace les montagnes. Une telle foi est dynamique, c’est-à-dire qu’elle met en action l’amour spirituel, véritable levier par lequel sera effacé l’acte offensant. Le pardon de l’Homme à ses semblables amène, par réaction compatissante, celui de Dieu.

b) Saint Luc aurait écrit son Évangile entre 75 et 85 après J.-C. Au chapitre 11, versets 1 à 4, l’apôtre raconte qu’un jour que Jésus était en prière, un de ses disciples lui demanda de leur apprendre à prier. Il leur répondit : Quand vous priez, dites :

Père, que ton Nom soit sanctifié !

Que ton Règne arrive !

Donne-nous chaque jour notre pain quotidien ; Remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation.

Cette prière que rapporte saint Luc est déjà profondément mystique. Qu’elle soit incomplète confirmerait sa retranscription de mémoire.

c) Dans l’Évangile selon saint Matthieu, peut-être rédigé dans les années 80, le Notre Père est au chapitre 6, versets 9 à 13. La prière est plus longue que celles des deux autres Évangiles.

Du point de vue de la critique contemporaine, la prière que transcrit Matthieu semble trop parfaite. Elle donne en effet l’impression d’avoir été, ultérieurement, complétée pour les besoins de la religion chrétienne, comme pour lui donner plus d’assise spirituelle.

Notre Père qui es aux cieux, 

que ton Nom soit sanctifié,

que ton Règne arrive !

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes avons remis à nos débiteurs,

et ne nous soumets pas à la tentation,

mais délivre-nous du Mal !

Il est possible que les versets qui suivent la prière du Seigneur soient un complément emprunté à Marc afin d’expliquer l’ésotérisme de la rémission des fautes. Voici ces versets 14 et 15 dont le sens se superpose à celui du verset 25 de Marc : « En effet, si vous remettez aux Hommes leurs fautes, votre Père céleste vous remettra aussi : mais si vous ne les remettez pas aux Hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas non plus vos fautes. »

C’est bien la seule idée parmi celles du Notre Père que Matthieu développe ainsi. Personnellement, j’ai pris plaisir à analyser les différentes idées composant la prière du Seigneur. Cette analyse fait l’objet d’un autre Carnet de recherche. (4)

LIRE LA SUITE ICI….. https://sites.google.com/site/mescarnetsderecherche/14—la-prire-de-jsus-christ

 

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Publié dans : PRIERE |le 23 août, 2012 |Pas de Commentaires »

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