Les Algonquins du Québec

 

Les Algonquins ou Anishinabeg sont un peuple autochtone algonquien et de langue algonquine, de la famille des langues algonquiennes. Neuf communautés sont situées au Québec et une en Ontario.

Culturellement et linguistiquement, ils sont proches des Ottawas (Outaouais) et des Ojibwés, avec lesquels ils forment le groupe desAnishinaabeg, qui signifie littéralement les « vrais hommes issus de cette terre », et s’auto-désignent Omàmiwinini (pluriel: Omàmiwininiwak).

Les Algonquins du Québec dans AMERINDIENS

Peu d’Algonquins parlent encore la langue algonquine, appelée généralement Anicinàpemowin ou spécifiquement Omàmiwininimowin. Seulement un Algonquin sur cinq est capable de s’exprimer correctement dans cette langue. Le problème principal est de trouver des professeurs, souvent âgés, pour enseigner aux plus jeunes, qui souvent partent ensuite dans des milieux francophones comme la ville de Val d’Or. La langue est considérée comme l’une des divergences de plusieurs dialectes des langues Anishinaabe. Entre les jeunes, la langue algonquine a connu un fort emprunt de mots de la langue cri.

Traditionnellement, les Algonquins vivaient dans une habitation en écorce de bouleau appelée wikiwàn ou en bois mikiwàn, bien que les Algonquins vivent aujourd’hui dans des logements identiques à ceux des autres habitants du pays. Ils pratiquaient le Midewiwin, estimaient qu’ils étaient entourés de nombreux manitòk. Avec l’arrivée des missionnaires français, de nombreux Algonquins furent convertis au christianisme, mais encore beaucoup pratiquent le Midewuwin ou encore une pratique entre le christianisme et le Midewiwin.

Bien que leur culture fût principalement tournée vers la chasse et la pêche, certains Algonquins pratiquaient l’agriculture et cultivaient du maïs, des haricots et des courges, les « Trois Sœurs » de l’horticulture indigène. Ils fabriquaient aussi plusieurs outils.

Le chef autochtone a plusieurs devoirs et responsabilités envers sa tribu. La façon dont ce chef est nommé a changé au fil du temps. En effet, avant l’arrivée des Européens en Amérique, le chef algonquin était nommé par le cercle des anciens. Puis quelques siècles plus tard, il y a eu une période transitoire jusqu’à la création des premières réserves et de l’instauration de la loi sur les Indiens. Depuis ce moment, les chefs autochtones ne sont plus choisis, mais élus par les habitants de la réserve. Cet article traitera de l’organisation politique avant l’arrivée des Européens et de l’organisation politique suivant la création des réserves.

Le chef algonquin est nommé Okima dans la langue algonquine. Ce mot peut être traduit par une personne sage, un conseiller ou encore un pilier dans la communauté. Avant l’arrivée des Européens en Amérique, pendant le XVI siècle, le chef d’une tribu algonquine était nommé par le cercle des anciens. Ce cercle était composé de plusieurs personnes, dont particulièrement des sages, des hommes médecine, d’anciens chefs algonquins et de personnes importantes. Lorsqu’un chef mourrait ou devait être remplacé, c’est le cercle des anciens qui choisissait le prochain chef. La décision du cercle devait être respectée. Le futur chef devait bien connaître la médecine, la philosophie et les valeurs du cercle des anciens et des Algonquins.

Lors de la création des réserves autochtones, l’organisation politique des tribus a changée. Le chef algonquin n’a plus les mêmes devoirs, les mêmes pouvoirs et n’est plus nommé de la même façon. Celui-ci est désormais régi par la loi sur les Indiens de 1876. Le chef a des pouvoirs limités et doit se soumettre à la loi sur les Indiens. Celle-ci limite ce qu’il peut faire et la façon dont il doit le faire. Le chef ainsi que ses nombreux conseillers sont élus par les habitants de la réserve. Le mandat du chef et des conseillers est de deux années. Les élections ont donc lieu tous les deux ans. Pour se présenter comme candidat au poste de conseiller ou de chef d’une réserve, une personne doit respecter plusieurs conditions : « Un membre d’une bande, qui a au moins dix-huit ans et réside ordinairement sur la réserve, a qualité pour voter en faveur d’une personne présentée comme candidat au poste de chef de la bande et, lorsque la réserve, aux fins d’élection, ne comprend qu’une section électorale, pour voter en faveur de personnes présentées aux postes de conseillers. » On peut donc voir ici que la loi sur les Indiens réglemente l’organisation politique des réserves autochtones et que celle-ci a fortement changé. Il y a un conseiller pour chaque tranche de cent habitants et un minimum de trois conseillers, peu importe la population de la réserve. Le chef et les conseillers forment ensemble le conseil de bande. Celui-ci s’occupe du bien-être de la communauté et est également régi par la loi sur les Indiens. Plus précisément, il adopte des mesures relatives à la santé des habitants, il s’occupe de l’observation de la loi, du maintient de l’ordre, de l’entretien de la réserve et la réglementation de la circulation dans la réserve

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. Avant l’arrivée des Blancs, les autochtones ont toujours vécu en harmonie avec la nature. Dès leur plus jeune âge, les hommes apprenaient à chasser et à pêcher, c’est pour subvenir à leur besoin puisqu’ils vivent en pleine nature. Par la suite, les Français sont arrivés sur le territoire, mais cela n’a pas eu un grand effet puisque les Français venaient pour troquer des fourrures de castor. Le changement est plutôt survenu sous le régime anglais. Vers 1820, c’est le début de l’exploitation forestière, alors les autochtones sont devenues une nuisance, car ils vivaient en forêt et ralentissaient les opérations, alors la Loi sur les Indiens (1876) est créée. Cette loi confère aux autochtones plusieurs territoires de chasse et de pêche exclusive. Toutefois, certaines personnes trouvent que les autochtones en abusent. Ils disent que les autochtones peuvent tuer n’importe quoi, n’importe où et n’importe quand, mais c’est faux, car ils doivent le faire sur les territoires donnés de l’entente. Ils sont même qualifiés de sauvages puisqu’ils ne vivent pas en société. Encore aujourd’hui, on peut voir des gens se plaindre que les autochtones pratiquent la chasse et la pêche dans certaines réserves fauniques. Les autochtones ont le droit de les pratiquer dans certaines réserves fauniques qui font partie de leur entente, mais ils doivent toutefois respecter les quotas comme tout le monde. Bref, le préjugé de braconnier a suivi les autochtones du régime anglais à aujourd’hui.

D’autre part, un autre préjugé assez présent est qu’ils sont tous riches. Avant l’arrivée des Français, les autochtones vivaient sans argent et ils ont développé leur propre moyen d’échange complexe entre nations, le troc. Après l’arrivée des Blancs, ils troquaient principalement des fourrures de castor contre des armes à feu, de la vaisselle et plusieurs autres objets. Le changement est survenu après 1876, c’est là qu’est créée la Loi sur les Indiens. Cette loi confère aux autochtones une exemption de taxes et une exemption d’impôt si l’autochtone habite sur une réserve et y exerce également son travail. Alors, les gens associent tout de suite les autochtones à la richesse en raison de ces exemptions. Ce n’est pas le cas puisque ceux-ci ne peuvent pas travailler sur leurs réserves et donc n’ont pas de revenu et c’est inutile de payer des impôts puisqu’ils n’ont aucun revenu. Il importe de savoir que les conditions de vie sont difficiles en raison de leurs faibles revenus et aussi qu’ils sont contraints sur un tout petit territoire pour pratiquer la chasse et la pêche eux qui avaient l’habitude d’avoir un très vaste territoire et ils n’ont pas les mêmes privilèges que les autres. Par exemple, environ en 1970, une bande autochtone vivant dans une réserve nommée Kitcisakik vivait à moins d’un kilomètre d’un barrage et n’avait pourtant pas l’électricité sur la réserve. De plus, ils ne touchaient pas un dollar de ce barrage qui était pourtant dans leur rivière. Encore aujourd’hui, on peut voir que ce préjugé est très présent dans la société. Les gens ne sont pas informés que pour avoir ces exemptions, l’autochtone doit habiter et travailler sur la réserve où le travail est plutôt rare. En plus d’avoir une difficulté de se trouver un travail sur la réserve, ils ne sont pas très payants, un autochtone gagne un salaire généralement très inférieur à un blanc. Bref, encore une fois un préjugé est né du régime britannique et de la Loi sur les Indiens.

220px-Tente_de_la_suerie dans HUMANITE

Plusieurs préjugés face aux autochtones sont nés durant le régime britannique à cause de la création de la Loi sur les Indiens de 1876. Il ne faut toutefois pas sauter aux conclusions trop vite, car cette loi limite beaucoup les autochtones. Chaque communauté autochtone est différente avec ces propres traditions et sa propre langue, il ne faut pas tous les mettre dans le même sac. Malheureusement, plusieurs de ces préjugés se sont accentués dans les pensionnats autochtones ouverts au Québec dans les années 1950 et fermés dans les années 1970.

Publié dans : AMERINDIENS, HUMANITE |le 14 juillet, 2012 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 18 septembre, 2012 à 20:11 Sandrine Beaudry écrit:

    j’espèrais trouver une rubrique sur le climat.. sans succes.. très dommage, mais vous avez un très beau site rempli d’informations pertinantes, ce qui m’a beaucoup aidé pour ma recherche pour l’école merci. :)

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