Chasseurs de fantômes

 

Légendes du Québec : cap sur le mystère

Tels des chasseurs de fantômes, le géographe émérite Henri Dorion et le photographe Pierre Lahoud se sont aventurés aux quatre coins du Québec pour dénicher nos lieux de légendes et de mystère. Il en résulte un bouquin fascinant qui nous invite à redécouvrir le Québec par la voie de nos histoires de diable, de revenants et de grand manitou.

 Au fil des 320 pages de ce livre intitulé Lieux de légendes et de mystère du Québec, on se laisse envoûter par des récits incroyables, comme le grand serpent de Kabir Kouba, les fantômes du lac Hertel ou la Griffe du Diable de Saint-Lazare-de-Bellechasse. Des histoires plus grandes que nature qui se transmettent de génération en génération. Toutes les légendes dont il est question ici sont rattachées à un lieu précis que l’on peut encore voir de ses propres yeux.

Chasseurs de fantômes dans POLTERGEISTS et LEGENDES Il s’agit du premier livre, selon Henri Dorion, à faire le lien entre la légende et l’explication du lieu d’où elle provient. «Chaque légende part de quelque chose de mystérieux, d’incompréhensible, voire de dangereux, comme des craquements mystérieux hantant un village ou d’un phénomène naturel incroyable, comme dans le parc du Bic. Notre but a donc été de présenter ces lieux générateurs de légendes», dit-il.

 Le Québec, terre de légendes ? Oui. «Surtout dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, tandis qu’à Montréal, c’est tout le contraire», disent les auteurs. Il faut croire que les Montréalais s’en tiennent aux légendes du Forum… Chose certaine, on constate en lisant cet ouvrage que les légendes québécoises ne viennent pas uniquement de Saint-Élie-de-Caxton, village natal du très imaginatif Fred Pellerin ! «Je suis allé puiser dans les livres et rencontrer les villageois pour tenter de reconstituer ces histoires, tout en y ajoutant ma touche personnelle», dit Henri Dorion. Ce livre, plein d’humour et de verve, rend ainsi hommage à toute la richesse de l’imagination populaire. «Les gens se servaient autrefois de légendes pour expliquer ce que la science d’alors ne pouvait comprendre», rappelle-t-il.

 C’est ainsi qu’une simple roche, sous laquelle aboutit un ruisseau, représente, dans la légende, une femme pétrifiée par les dieux qui attend, sans relâche et en pleurant, le retour de son amoureuxperdu en mer. Il s’agit de la roche pleureuse de l’Isle-aux-Coudres. Si certaines légendes font sourire, comme celle du mécréant qui a vu son champ de patates de Rigaud transformé, sous la colère de Dieu, en champ de pierres, d’autres donnent encore la chair de poule, comme la maison hantée de Trois-Pistoles, où un cadavre aurait été enterré à la suite d’une bagarre entre marins. «Quand je suis allé prendre les photos sur place, j’ai senti que ce site avait une âme, une âme maléfique», raconte Pierre Lahoud. Est-ce un lieu véritablement ensorcelé?

Le livre contient 11 chapitres, chacun narrant une légende selon un thème précis. Les auteurs racontent d’abord la légende entourant un lieu précis, puis ils font appel à la science et à l’histoire pour remonter à la source de ces phénomènes étranges. Par exemple, Henri Dorion a consulté des experts en géomorphologie pour retracer la longue histoire du Bic.

 Donc, légendes et réalité s’affrontent constamment. Mais la plate réalité n’arrive pas toujours à prendre le dessus sur la légende, souvent bien plus intéressante. Les auteurs donnent également les indications routières, avec une carte précise, pour aller visiter ces lieux légendaires. En complément du texte, les magnifiques photographies de Pierre Lahoud permettent de capter l’esprit des lieux. L’ouvrage est également le fruit d’une collaboration familiale. Une des filles de Henri Dorion, Anik Dorion-Coupal, a réalisé les magnifiques illustrations du livre, des aquarelles retravaillées à l’ordinateur. Une autre fille de M. Dorion, la comédienne Nathalie Coupal, interprète, dans un disque compact fourni avec le livre, 10 chansons inspirées de ces légendes anciennes. C’est le prolifique Henri Dorion qui a composé les paroles.

Le tandem Henri Dorion et Pierre Lahoud a écrit jusqu’à maintenant cinq livres appréciés sur la géographie québécoise: La Gaspésie vue du ciel (2009), Québec, une capitale vue du ciel (2008), Le Québec 50 sites incontournables (2007, avec Yves Laframboise), Villes et villages du Québec vus du ciel (2005) et Le Québec vu du ciel (2001).

 81d3a28f dans POLTERGEISTS et LEGENDES

Pour vous en donner un aperçu, voici quelques légendes qui font appel aux monstres et aux forces divines, recensées dans ce livre.

 1 Le Gisant de Grande Vallée : Avec le temps, les forces de la mer ont sculpté sur le rivage le visage d’un profil humain, que les marées recouvrent deux fois par jour. Qui est cet homme pétrifié? Un naufragé du Saint-Laurent? Un monument divin à la mémoire des victimes de l’Empress of Ireland ? Un hommage à un prêtre martyr que les Amérindiens ont fait griller, à petit feu, pour prolonger sa souffrance? Nul ne le sait. Rendez-vous en Gaspésie pour formuler votre propre hypothèse.

 2 La Tête d’indien : À Saint-Georges-de-la-Malbaie, entre Gaspé et Percé, les éléments ont sculpté un autre profil de visage humain à même la falaise. La reproduction naturelle est quasi parfaite. Des arbustes sur son crâne représentent les cheveux tandis que des marques blanches sur la pierre semblent imiter les larmes qui jaillissent de cet homme pétrifié. Selon la légende locale, cet Indien pleure sa belle, enlevée par un pirate du Vieux Continent. « Allez le voir. Allez le consoler. Allez écouter le chant des vagues qui lui apportent, jour et nuit, un message que lui seul, sans doute, sait décoder.»

 3 La Roche pleureuse : Aux yeux des insulaires de l’Isle-aux-Coudres, c’était impossible que l’eau s’écoule sans relâche d’une simple roche. Vite, une légende pour expliquer le tout! Eh bien, la voici : cette roche qui pleure représente une amante pétrifiée par les dieux, qui attend, depuis la nuit des temps, le retour improbable de son amoureux, perdu sur les océans du vaste monde. Un hôtel, la Roche pleureuse, jouxte cet étrange  phénomène naturel.

4 La Noyée de Charlevoix : Quiconque s’est aventuré dans l’arrière-pays de Charlevoix, en empruntant la Route des montagnes, un circuit touristique de 151 km, a pu apercevoir des sommets qui évoquent la silhouette d’une femme couchée sur le dos. Là-bas, tout le monde désigne cette sculpture inusitée comme la Noyée de Charlevoix. La légende, c’est celle d’une jeune femme qui aurait consommé son amour sans le consentement de ses parents, chose évidemment à ne pas faire. La jeune femme aurait été ainsi punie de sa désobéissance. En plus de l’admirer au loin, on peut grimper sur le sommet de la Noyée en parcourant, en raquette ou en ski, la Traversée de Charlevoix.

134019 5 Le rocher à l’Oiseau : Sur la rive nord de la rivière des Outaouais, dans la MRC de Pontiac, on raconte qu’un bébé amérindien jouant près d’une falaise aurait perdu pied, plongeant vers une mort certaine. Cependant, un aigle, vif comme l’éclair, aurait secouru l’enfant de ses griffes. Cette légende s’inspire des peintures rupestres amérindiennes que l’on retrouve sur le rocher à l’Oiseau. Ce site archéologique, connu depuis les débuts de la Nouvelle-France, est uniquement accessible en bateau.

 6 Le champ des Guérets : Pour avoir le plus beau champ de patates, il faut y consacrer du temps. Beaucoup de temps. C’est ainsi qu’un mécréant décida de cultiver son précieux champ de tubercules sept jours sur sept, incluant le dimanche, jour du Seigneur. Le Tout-Puissant, furieux, transforma les bonnes patates du «pas catholique» en champ de pierres. « Cette année-là, il y eut moins de patates sur les tables de Rigaud, mais la région avait gagné un lieu de pèlerinage «, écrivent les auteurs. Ce mystérieux champ de pierres, qui est en réalité un dépôt de roches résultant de la dernière période glaciaire, est voisin du sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes.

7 La Maison hantée de Trois-Pistoles : Un vieux bâtiment de pierre du XIXe siècle, exposé aux quatre vents, où ne subsistent que les murs et les fondations, il n’en fallait pas plus pour que des rumeurs circulent. Cet étrange squelette de pierre serait-il hanté? Si oui, par qui? Par l’âme d’un marin qui aurait été assassiné, puis enterré sur place, racontent les habitants du coin. En y allant prendre des photos, Pierre Lahoud avoue avoir ressenti que les lieux sont encore imprégnés d’un étrange mystère. « Ses murs donnent encore la chair de poule «, dit-il.

 8 Les âmes du lac Hertel : Un petit lac de montagne au sommet du mont Saint-Hilaire a généré un nombre incommensurable d’histoires d’âmes en peine, d’extra et d’intraterrestres (merci à l’ancien animateur d’ésotérisme Richard Glenn). Qu’en est-il exactement ? « Pour nous plier au code de recherches consacrées aux phénomènes paranormaux, nous avons voulu photographier ces âmes volantes, mais rien ne s’est imprimé dans nos appareils pourtant fort sophistiqués «, écrivent les auteurs. Preuve supplémentaire que ces histoires, c’est de la foutaise, diront les sceptiques. D’autres diront que c’est plutôt la preuve que ce lieu est véritablement ensorcelé…

 9 Le monstre du lac : Memphré, monstre lacustre dont le milieu de vie serait le majestueux lac Memphrémagog, est sans contredit la bête québécoise qui jouit de la plus grande notoriété, même s’il n’existe aucune preuve de son existence. Or, les sceptiques seront confondus. À la hauteur de la station de ski Owl’s Head, le lac est si profond qu’un monstre géant peut bien s’y réfugier… ou pas. À vous de mener votre propre enquête.

 10 Des habitants méchants ou un génie du mal : En faisant le tour de la Gaspésie, avez-vous été surpris de lire, sur un panneau routier, un nom de village inusité : Les Méchins ? Comme on sait que les Gaspésiens sont tous des gens chaleureux, ce nom de village ne peut être attribué à la méchanceté de ses habitants. Explication de la légende : cenom provient d’un monstre! Eh oui, un cyclope aurait tenté de chasser, à coup de bâton de base ball, euh, pardon, de troncs d’arbres, les premiers colons osant s’y établir. Un prêtre armé de son crucifix aurait réussi à le chasser pour toujours. C’est du moins ce que raconte la légende…

 

Source : Cyberpresse : http://www.infos-paranormal.net/

Publié dans : POLTERGEISTS et LEGENDES |le 25 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Homosexualité dans la société |
madioucisse |
Les anniversaires des stars |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sénégal Junior Intelligence
| Anglais pour non-spécialist...
| bobs3