Archive pour le 6 avril, 2012

La Mort au Japon

La Mort au Japon dans La MORT 170px-Death_and_the_Gravedigger_-_C._SchwabeDans le Kojiki, on raconte qu’après avoir donné naissance au dieu du feu Hinokagutsuhi, la déesse Izanami mourut, blessée par ce feu, et entra dans le royaume de la nuit perpétuelle, Yaminokuni. Par la suite, Izanagi, son époux, la trouva dans le pays de Yomi alors qu’il tentait de la ramener chez les vivants. Hélas, Yomi est situé dans le monde souterrain, et Izanagi retrouva son épouse ravagée par la décomposition. Lors d’une dispute avec lui, Izanami proclama que prendre 1000 vies chaque jour était la preuve de sa position de déesse des morts. Dans la culture populaire, la mort est également représentée sous les traits d’Enma (Yama), Enma Ō ou Enma Daiō (Enma-Roi ou Enma-Grand Roi, traductions de Yama Raja). Le Yama hindouiste a également inspiré le Yanluo chinois et le Enma japonais. Enma règne sur le monde souterrain, pareil à l’Hadès grec, et décide si les morts vont au paradis ou en enfer. Les parents japonais menaçaient ainsi leurs enfants : s’ils mentaient, Enma leur couperait la langue dans l’au-delà.

Il existe d’autres dieux de la mort, les shinigamis, qui ressemblent à la vision occidentale de la mort sous la forme de faucheuse. Les représentations des shinigamis (le terme est souvent au pluriel en français) sont courantes dans l’art et la fiction du Japon moderne, et totalement absentes dans la mythologie japonaise traditionnelle.

Au Japon, la mort est considérée comme le début d’une nouvelle vie. Toutes les cérémonies qui l’entourent sont basées sur cette croyance.

Les cérémonies de deuil sont généralement célébrées selon le rite bouddhiste bien que l’on trouve aussi des funérailles shintoistes ou chrétiennes.

Une des particularités du Japon est que l’incinération y est obligatoire, ceci s’explique en grande partie par le manque de place sur l’île.

Fichier:The Last of the Spirits-John Leech, 1843.jpg

Les funérailles

Dans la société japonaise les funérailles sont très importantes et contrairement aux pays occidentaux l’aspect traditionel est conservé.

Les funérailles sont organisées en fonction du calendrier chinois. 
La cérémonie se déroule en plusieurs étapes:

1.La veillée funèbre
2.La crémation
3.L’enterrement

La veillée funèbre (otsûya)

Elle se déroule en général le lendemain du décès au domicile familial ou dans un temple.

La veillée est l’occasion pour beaucoup de voir le défunt une dernière fois et de lui rendre hommage. 
Durant la veillée un moine bouddhiste est parfois présent et récite des mentras.

Chaque personne qui visite le défunt remet à la famille une enveloppe contenant une certaine somme d’argent (okôden) pour l’aider à faire face aux dépenses faramineuses qu’engendrent les funérailles. Ensuite la personne passe dans la pièce où se trouve le défunt et lui offre de l’encens et parfois des fleurs.

Après avoir assisté à la veillée funèbre chaque personne s’asperge de sel purificateur avant de rentrer chez soi afin de se débarrasser du malheur.

La crémation

320px-Danzas_de_la_muerte dans La MORTLes proches du défunt (même les enfants) sont invités à assister à l’incinération au crématorium.

Avant la crémation, les proches peuvent voir le défunt une dernière fois et déposent souvent des objets personnels du mort dans le cerceuil.

Une fois la crémation terminée, les cendres et fragments d’os sont placés dans une urne avec des baguettes par les proches du défunt. 
L’urne est placée dans un autel et est conservée 49 jours dans la maison familiale. Un prêtre bouddhiste prie les 3e, 7e, 21e et 49e jour pour guider l’esprit du mort.

Publié dans:La MORT |on 6 avril, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort dans la mythologie hindoue

Dans les écrits hindous connus sous le nom de Vedas, le maître des morts est appelé Yama ou Yamaraj (littéralement le seigneur de la mort). Yamaraj monte un bœuf noir et possède un lasso torsadé avec lequel il attrape les âmes pour les emmener dans sa demeure, Yamalok. Ce sont ses suivants, les Yamaduts, qui portent les âmes jusqu’à Yamalok. Ici, les bonnes et les mauvaises actions sont comptabilisées par Chitragupta, qui autorise alors Yama à décider où iront les âmes dans leur prochaine vie, suivant la théorie de la réincarnation. On croit que les âmes peuvent renaître sur Terre aussi bien dans un univers paradisiaque qu’infernal, en fonction des actions de la vie passée. Celles qui peuvent se prévaloir d’un bon karma et d’un bon bakhti dans leurs vies atteignent leMoksha, la libération du cycle des morts et des renaissances, ainsi que des souffrances induites par la vie emprisonnée dans le corps. Yama est également mentionné dans le Mahabharata comme un grand philosophe et comme un dévot de Krishna.

Image illustrative de l'article Yama

De façon intéressante, Yama est aussi connu comme Dharmaraj ou roi du Dharma ou de la justice. Le raisonnement est que justice soit faite équitablement pour tous – s’ils sont vivants ou morts, basé sur leur karma ou leur destin. C’est davantage consolidé par le fait que Yudhishthira, l’aîné des Pândava est considéré comme la personnification de la justice, à Mahabharata où il était né en raison des prières de Kunti à Yamaraj.

Yama est le dieu de l’empire des morts, messager ou dieu de la mort et juge des hommes. Son autre nom Dharmaraja rappelle qu’il est le Roi de la Loi Cosmique, le juge souverain qui évalue les âmes des défunts et accorde la juste rétribution consécutive au karma accumulé.

Dans la mythologie hindoue, Yama est le nom du premier mortel qui devint le Roi de la Mort. Il aurait été fils de Vivashvat et de Saranyu. Yama épousa les dix filles de Daksha, ainsi que Dhumorna (une des formes de Shrî Devî), Hemamala, Sushila et Vijaya.

Yama est le roi des ancêtres Pitrirâja, le roi des fantômes et, contrôlant tous les humains, le Juge Suprême. Il réside dans le quartier sud de l’Univers, c’est donc l’un des huit Dikpala. On le représente habillé de rouge, sous l’apparence d’un homme difforme de couleur verte, tenant un lacet (pasha), un bâton (danda) ou une massue, une hache et un poignard. Il porte parfois une couronne et une fleur se voit sur le haut de sa tête. De son lacet, il attrape ses victimes. Parfois, on le représente avec quatre bras, d’autres fois avec deux. Sa monture est une buffle noir.

Sa sœur jumelle Yamî est son épouse et sa Shakti; elle devint la rivière Yamunâ, après sa mort.

Yama porte aussi d’autres noms :

 Mrityu dont les terribles assistants sont le Temps (Kâla) et les divers démons des maladies 
 Kâla, le Temps 
 Antaka 
 Samana 
 Dharmarâja, le Juge des Morts.

Dans l’hindouisme, Yamântaka est une forme de Shiva vainqueur de Yama.

 

Publié dans:La MORT |on 6 avril, 2012 |Pas de commentaires »

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