Quête de l’Esprit protecteur


La Quête de l’Esprit protecteur, pratique courante jadis chez la plupart des groupes de tribus du Canada, connaît présentement une certaine résurgence au sein des religions des tribus de la côte du Nord-Ouest, particulièrement chez les Salish de la côte. Les mâles, surtout au moment de la puberté, mais aussi à d’autres moments de leur existence, effectuent des séjours prolongés dans des régions éloignées, jeûnant, priant et se purifiant en se lavant dans des ruisseaux et des étangs. Le but est d’avoir une vision ou même de rencontrer un esprit protecteur (très fréquemment un animal, mais également un Quête de l'Esprit protecteur dans ESPRITSpersonnage mythologique). Le contact avec un esprit protecteur est censé assurer à un individu santé, prospérité et succès, particulièrement à la chasse et à la pêche. L’esprit protecteur peut être évoqué (Salish) ou même représenté directement ou mis en scène (Kwakiutl) au moyen de chants, de masques, de TOTEMS, de décorations sur les habitations et de peintures sur le corps, ou encore à l’aide d’insignes religieux personnels.

Les cérémonies saisonnières et les rituels relatifs aux « crises existentielles » sont très courants. Font partie des rituels saisonniers, les fêtes des « premiers fruits » et de la moisson et les rites reliés à la venue de la nouvelle année et au renouveau de la création (cérémonie du Midewiwin chez les Ojibwés, Danse du Soleil dans les Prairies, les rites du Premier saumon sur la côte du Nord-Ouest). Parmi les rituels concernant les crises existentielles, on note les cérémonies accompagnant la naissance ou la dotation d’un nom, la puberté, le mariage et la mort, qui sont toutes empreintes d’une certaine solennité. Il est possible que la Fête des morts du XVIIesiècle célébrée chez les Hurons ait repris des éléments appartenant à la fois aux rites saisonniers et aux rites attachés aux crises existentielles.

Les contacts avec les divers types de religions européennes entraînent plusieurs genres de réactions chez les autochtones et modifient même d’une façon ou d’une autre la forme de leurs religions. Certaines religions des Premières Nations rejettent le formalisme importé d’Europe et se tournent vers des « mouvements autochtones » soucieux de faire revivre les croyances et les pratiques religieuses de jadis (p. ex. la RELIGION DE HANDSOME LAKE chez les Iroquois). Des « religions syncrétiques » tentent de combiner les formes autochtones traditionnelles avec les pratiques européennes (la religion des SHAKERS de la région des Salish et l’Église autochtone américaine des Prairies). D’autres mouvements religieux s’opposent radicalement à la liturgie européenne (p. ex. la Danse des fantômes des Dakota et autres tribus des Prairies au XIXe siècle)

120px-Chaman_amazonie_5_06 dans ESPRITS

Il faut voir les institutions religieuses des Premières Nations et des inuits dans le contexte des liens de parenté et des interactions sur les plans social et politique.

Auteur DEREK G. SMITH http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/autochtones-religion-des

Publié dans : ESPRITS |le 24 mars, 2012 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Homosexualité dans la société |
madioucisse |
Les anniversaires des stars |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sénégal Junior Intelligence
| Anglais pour non-spécialist...
| bobs3