Archive pour le 24 mars, 2012

Quête de l’Esprit protecteur


La Quête de l’Esprit protecteur, pratique courante jadis chez la plupart des groupes de tribus du Canada, connaît présentement une certaine résurgence au sein des religions des tribus de la côte du Nord-Ouest, particulièrement chez les Salish de la côte. Les mâles, surtout au moment de la puberté, mais aussi à d’autres moments de leur existence, effectuent des séjours prolongés dans des régions éloignées, jeûnant, priant et se purifiant en se lavant dans des ruisseaux et des étangs. Le but est d’avoir une vision ou même de rencontrer un esprit protecteur (très fréquemment un animal, mais également un Quête de l'Esprit protecteur dans ESPRITSpersonnage mythologique). Le contact avec un esprit protecteur est censé assurer à un individu santé, prospérité et succès, particulièrement à la chasse et à la pêche. L’esprit protecteur peut être évoqué (Salish) ou même représenté directement ou mis en scène (Kwakiutl) au moyen de chants, de masques, de TOTEMS, de décorations sur les habitations et de peintures sur le corps, ou encore à l’aide d’insignes religieux personnels.

Les cérémonies saisonnières et les rituels relatifs aux « crises existentielles » sont très courants. Font partie des rituels saisonniers, les fêtes des « premiers fruits » et de la moisson et les rites reliés à la venue de la nouvelle année et au renouveau de la création (cérémonie du Midewiwin chez les Ojibwés, Danse du Soleil dans les Prairies, les rites du Premier saumon sur la côte du Nord-Ouest). Parmi les rituels concernant les crises existentielles, on note les cérémonies accompagnant la naissance ou la dotation d’un nom, la puberté, le mariage et la mort, qui sont toutes empreintes d’une certaine solennité. Il est possible que la Fête des morts du XVIIesiècle célébrée chez les Hurons ait repris des éléments appartenant à la fois aux rites saisonniers et aux rites attachés aux crises existentielles.

Les contacts avec les divers types de religions européennes entraînent plusieurs genres de réactions chez les autochtones et modifient même d’une façon ou d’une autre la forme de leurs religions. Certaines religions des Premières Nations rejettent le formalisme importé d’Europe et se tournent vers des « mouvements autochtones » soucieux de faire revivre les croyances et les pratiques religieuses de jadis (p. ex. la RELIGION DE HANDSOME LAKE chez les Iroquois). Des « religions syncrétiques » tentent de combiner les formes autochtones traditionnelles avec les pratiques européennes (la religion des SHAKERS de la région des Salish et l’Église autochtone américaine des Prairies). D’autres mouvements religieux s’opposent radicalement à la liturgie européenne (p. ex. la Danse des fantômes des Dakota et autres tribus des Prairies au XIXe siècle)

120px-Chaman_amazonie_5_06 dans ESPRITS

Il faut voir les institutions religieuses des Premières Nations et des inuits dans le contexte des liens de parenté et des interactions sur les plans social et politique.

Auteur DEREK G. SMITH http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/autochtones-religion-des

Publié dans:ESPRITS |on 24 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Chamans


Parmi les divers personnages religieux, les plus connus sont les chamans. Ce sont à la fois des guérisseurs, des prophètes, des devins et des gardiens de la mythologie. Ils agissent souvent comme officiants des cérémonies religieuses. Dans certaines sociétés, toutes ces fonctions sont dévolues à une même personne; ailleurs, les chamans sont des spécialistes. Les guérisseurs peuvent appartenir à différents « ordres », comme le Midewiwin ou la Grande Société de médecine des Ojibwés, ou à des sociétés secrètes ou fermées (Kwakiutl, Pieds-Noirs). Le Midewiwin des Ojibwés est une société fermée comprenant quatre (parfois huit) ordres d’hommes et de femmes que l’on peut consulter en tout temps en cas de maladie ou de malheurs communautaires, et qui officient à la cérémonie annuelle du renouveau universel du Midewiwin à la fin de l’été.

Chamans dans MALADIE 220px-Pygmy_shamanLes chamans sont, dans les Prairies, les coordonnateurs de la Danse du Soleil (Pieds-Noirs, Sarsis), qui est également une cérémonie célébrant le renouveau universel. Des sociétés chamaniques fermées, ou même secrètes, jouent un rôle important dans la Cérémonie de l’hiver des Kwakiutl, des Nootkas et d’autres groupes de la côte du Nord-Ouest. On attribue aux chamans des pouvoirs généralement considérés comme bénéfiques pour la communauté, mais on les soupçonne, dans certains cas, de s’en servir à des fins de sorcellerie. Les chamans agissant comme devins et prophètes s’emploient à prédire le résultat de la chasse, à retrouver les objets perdus et à déterminer les causes profondes de mécontentement et de mauvaise volonté au sein de la communauté. Les Pieds-Noirs, les Cris, les Ojibwés et d’autres groupes ont des devins qui annoncent leurs prophéties (peut-être en état de transe) à l’occasion de la spectaculaire cérémonie de la Tente tremblante. Chez les Cris, les Pieds-Noirs et les Ojibwés, les chamans ont la garde des bourses sacrées contenant des substances et des objets dotés de grands pouvoirs et de mystère.

Les autochtones savent que de nombreuses maladies, surtout celles qui sont physiquement guérissables, sont attribuables à des causes naturelles. Par ailleurs, ils croient que des objets peuvent être déposés dans leur corps par des sorciers. Pour de telles maladies, le traitement appliqué par le chaman-guérisseur est dicté par son esprit tutélaire; celui-ci peut sucer rituellement l’objet causant la maladie hors du corps, le balayer avec une plume d’oiseau ou l’extirper à l’aide de gestes spectaculaires.

La maladie peut aussi être le fait d’une « perte de l’esprit ». Le chaman-guérisseur s’efforce alors de retrouver l’esprit du malade (son âme ou le pouvoir de son esprit protecteur ou encore les deux) et de le réintroduire à l’intérieur du corps. La croyance courante considère les troubles affectant un individu ou une communauté comme le résultat d’un comportement irrespectueux envers les animaux durant la chasse, envers les objets sacrés de la tribu ou envers les phénomènes naturels.

http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/autochtones-religion-des

Publié dans:MALADIE |on 24 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Homosexualité dans la société |
madioucisse |
Les anniversaires des stars |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sénégal Junior Intelligence
| Anglais pour non-spécialist...
| bobs3