Archive pour le 10 mars, 2012

Le Fantôme

Un fantôme est une apparition, une vision ou une illusion interprétée comme la manifestation surnaturelle d’une personne décédée. Les fantômes sont également appelés revenantsspectres ou, plus rarement, ombres. Toutefois les termes ne sont pas rigoureusement synonymes : un revenant est l’apparition d’un mort connu, dans une apparence identique à celle qu’il avait de son vivant et qui se comporte comme un vivant, tandis qu’un fantôme est une image floue, lumineuse, brumeuse et inconsistante, qui paraît flotter au-dessus du sol. Les fantômes peuvent prendre un nom spécifique en raison de leurs origines et de leurs caractéristiques, tels les lémures romains ou les wilis slaves.

Le Fantôme dans POLTERGEISTS et LEGENDES Katie_King1On qualifie souvent de « fantôme » le phénomène connu sous le nom de poltergeist, ou « esprit frappeur », qui se manifeste par des bruits et des déplacements inexplicables d’objets, et qui est généralement lié à la présence d’un enfant perturbé, mais n’implique pas de lien avec un défunt.

« Fantôme » est un nom fréquemment associé à d’autres formes d’apparitions telles qu’auto-stoppeuse fantôme ou vaisseau fantôme. Par extension, le terme est souvent ajouté à des noms de choses matérielles abandonnées (ville fantômestations fantômes du métro de Paris), disparues (membre fantômeîle fantôme), ou échappant à la perception directe (cabinet fantômeénergie fantômealimentation fantôme) ou encore clandestines (détenus fantômes).

Le nom fantôme dérive du Grec ancien φάντασμα (fadazma), transcrit en phantasma en latin. Il a été ensuite repris d’une version méridionale fantauma, pour se fixer en fantosme au XIIe siècle, puis ultérieurement en fantôme par transposition classique du s en ^. Ses origines sont identiques à celles de fantasme. Il désigne initialement une illusion trompeuse avant de prendre, en 1165, son sens courant actuel.

Selon le professeur Charles Richet :

220px-Athenodorus_-_The_Greek_Stoic_Philosopher_Athenodorus_Rents_a_Haunted_House dans POLTERGEISTS et LEGENDES« Les fantômes, sauf de rarissimes apparitions d’animaux, ont une forme humaine, vêtus des vêtements qu’ils portaient à l’époque de leur vie terrestre. Tantôt ils ont l’apparence parfaite de la vie, tantôt ils sont transparents et nuageux comme des ombres ; généralement ils semblent entrer par une porte, et poursuivre leur route jusqu’à une autre chambre, où ils disparaissent. Souvent ils naissent à l’improviste et se résolvent en vapeur, en passant à travers les murs et les portes closes. Tantôt ils marchent, tantôt ils sont comme suspendus dans l’air. L’arrivée du fantôme se révèle presque toujours par un vague sentiment d’horreur, la sensation d’une présence, coïncidant avec un souffle glacé : presque toujours ils semblent être totalement indifférents aux personnes vivantes qui sont là à les regarder. Parfois ils se livrent à quelque occupation domestique, parfois ils font des gestes désespérés. On observe de grandes différences dans leur allure. »

La tradition voudrait que les apparitions soient vêtues de blanc, au motif probable que les défunts reviennent, assez logiquement, enveloppés dans le linceul dans lequel ils ont été inhumés. En fait, toutes les tenues ou presque sont recensées, à l’exception notoire de la nudité qui est rarissime. Les revenants revêtent le plus souvent le costume qu’ils portaient habituellement de leur vivant. Pour expliquer ce fait, Frank Podmore, membre du comité directeur de la Society for Psychical Research d’Angleterre (Société pour la recherche psychique ou SPR), a avancé que les apparitions, n’existant que dans l’esprit du visionnaire, celui-ci leur faisait porter la tenue qui lui paraissait convenir au personnage.

La classique image du fantôme traînant des chaînes est due à l’antique description de Pline le jeune (voir ci-dessous) et ne figure pratiquement jamais dans les récits ultérieurs. Le linceuil blanc n’est apparu dans l’iconographie médiévale qu’à partir du XIIIe siècle.

Depuis la nuit des temps, la plupart des traditions, des religions et des philosophies considèrent que l’être humain est composé d’un corps mortel et d’une âme immortelle ou encore, d’un corps, d’un esprit et d’une âme. l’Égypte antique avait une conception de l’être de l’être beaucoup plus complexe, mais distinguait entre autres le corps (djet) et l’âme . On retrouve une pensée analogue dans la plupart des civilisations du monde, avec des liens plus ou établis entre les notions d’âme, d’esprit, d’ombre ou de double.

Le thème de morts revenant hanter les vivants est aussi ancien qu’universel. Le  égyptien possède la faculté de manifester sur le plan terrestre pour venger le défunt.

En occident, on trouve la trace du mythe des fantômes dès l’antiquité : Ulysse dialogue avec eux dans le chant XI de l’Odyssée à la fin du viiie siècleav. J.‑C., et ils ont un rôle dans les tragédies Électre et Ajax, écrites par Sophocle au ive siècle av. J.‑C. : « Je vois bien que nous ne sommes, nous tous qui vivons ici, rien de plus que des fantômes ou que des ombres légères. »

Un des plus anciens récits concret qui nous soit parvenu, est du à Pline le Jeune (61-114). Il relate dans une de ses lettres l’incident survenu au philosophe Athénodore le Cananite, dans une maison qu’il venait de louer à très bon marché car elle était hantée par un terrible spectre qui faisait fuir ses habitants :

« Dans le silence de la nuit, on entendait un froissement de fers, et, en écoutant avec attention, le retentissement de chaînes agitées. Le bruit semblait d’abord venir de loin, et ensuite s’approcher ; bientôt apparaissait le spectre : c’était un vieillard maigre et hideux, à la barbe longue, aux cheveux hérissés; ses pieds et ses mains étaient chargés de fers qu’il secouait. »

Athénodore s’installe dans la maison et attends l’arrivée du fantôme. Celui-ci ne tarde pas à se manifester bruyamment et l’invite à le suivre :

220px-Apparition_Ch%C3%A2teau_des_Carpathes« Le fantôme marchait d’un pas lent ; il semblait accablé par le poids des chaînes. Arrivé dans la cour de la maison, il s’évanouit tout à coup aux yeux du philosophe. Celui-ci marque le lieu où il a disparu par un amas d’herbes et de feuilles. Le lendemain, il va trouver les magistrats et leur demande de faire fouiller en cet endroit. On trouve des ossements encore enlacés dans des chaînes, le corps, consumé par le temps et par la terre, n’avait laissé aux fers que ces restes nus et dépouillés. On les rassemble, on les ensevelit publiquement et, après ces derniers devoirs, le mort ne troubla plus le repos de la maison. »

Hantises et apparitions sont des évènements qui sont signalés en tous temps et en tous lieux, non seulement chez les grecs et les romains de l’antiquité, mais aussi dans toute l’Europe médiévale, et ce jusqu’à nos jours.

 Les fantômes sont des apparitions, d’une forme généralement humaines (très rarement animale), entière ou partielle, ou des phénomènes lumineux telles que boules colorées, lueurs, etc. Ils sont, le plus souvent, flous et diffus. Ces phénomènes sont parfois vus par plusieurs personnes simultanément mais, dans quelques cas, avec des différences dans les détails observés.

Il arrive que ces manifestations se répètent aux mêmes endroits, sans qu’on puisse déterminer le personnage 

220px-Poltergeist-Therese_Selles

dont il pourrait s’agir, ni du motif de sa localisation dans un lieu précis. Les parapsychologues utilisent alors le terme « d’apparition récurrente localisée ».

Dans de nombreux cas, les témoins disent ne pas avoir été effrayés par l’apparition elle-même, mais s’inquiètent du sens qu’elle pourrait éventuellement avoir, pour eux ou leurs proches, tel l’annonce d’un décès. C’est le rôle qui est traditionnellement tenu par certaines dames blanches. Pour Érasme : « Un des faits les plus connus demeure l’apparition de la dame blanche aux familles princières. »

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 10 mars, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort dans l’Athéisme


Pour les athées la mort ne recèle aucun mystère métaphysique : elle n’est pas plus difficile à appréhender que ne l’est le sommeil profond, et il n’existe pas plus de vie après la mort qu’avant la naissance.

On peut par exemple citer le philosophe grec Épicure :

« Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas »

La Mort dans l'Athéisme dans La MORT 160px-Atheism.svgCitons encore Wittgenstein, dans le même esprit, mais deux millénaires plus tard :

« La mort n’est pas un événement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l’on entend par éternité non la durée infinie mais l’intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent. Notre vie n’a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontière. »

Il y a une citation de Richard Dawkins qui me semble bien rendre compte de la situation :

«La quantité totale de souffrance qui est vécue chaque année dans le monde naturel défie toute observation placide : pendant la seule minute où j’écris cette phrase, des milliers d’animaux sont mangés vivants ; d’autres, gémissant de peur, fuient pour sauver leur vie ; d’autres sont lentement dévorés de l’intérieur par des parasites ; d’autres encore, de toutes espèces, par milliers, meurent de faim, de soif ou de quelque maladie. Et il doit en être ainsi. Si jamais une période d’abondance survenait, les populations augmenteraient jusqu’à ce que l’état normal de famine et de misère soit à nouveau atteint. Dans un univers peuplé d’électrons et de gènes égoïstes, de forces physiques aveugles et de gènes qui se répliquent, des personnes sont meurtries, d’autres ont de la chance, sans rime ni raison, sans qu’on puisse y déceler la moindre justice. L’univers que nous observons a très exactement les caractéristiques attendues dans l’hypothèse où aucune idée n’aurait présidé à sa conception, aucun objectif, aucun mal et aucun bien, rien d’autre qu’une indifférence excluant toute compassion.»

 Fichier:Hachiyourenge.svgUn argument athée est que si Dieu existait il n’y aurait pas toute cette souffrance. A quoi on leur répond que c’est l’Homme qui en est la cause. Mais, même en dehors des catastrophes naturelles, même si l’on ne considère que le mal commit par l’Homme, la responsabilité de ce dernier n’est souvent pas évidente. Beaucoup d’éléments laissent penser que l’Homme ne dispose pas de du libre-arbitre (les lois naturelles de la causalité semblent très bien expliquer la formation des différentes personnalités, et comment chacun réagit dans une situation donnée). Le pire, c’est quand une grande partie de la population commet des horreurs en croyant sincèrement faire le bien, voulu par Dieu. On pourrait citer Luther, antisémite vers la fin de sa vie à cause de la non-conversion des juifs, qui voulait que l’on tue les sorcières et les handicapés car selon lui ces gens-là étaient possédés par le diable (lien). Ou bien le cas de certains enfants du Nigéria, considérés comme apportant le malheur (« enfants-sorciers »), qui sont abandonnés ou tués, parfois par des pasteurs (lien). Ou encore les terroristes de la bande de Gaza qui commettent des attentats contre Israël. Dans tous ces cas, il ne s’agit pas d’hommes qui ont délibérément choisi de faire le mal en toute connaissance de cause. Au contraire, ils croient accomplir la volonté de Dieu et ne se rendent pas compte de leur erreur. Ce sont des exemples types pour lequel on se demande pourquoi, si Dieu existe, il n’intervient pas directement auprès de la population pour empêcher que ces horreurs se produisent (auquel cas c’est lui le responsable, et non l’Homme).

 

Publié dans:La MORT |on 10 mars, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort chez les Animistes


Dans l’animisme, la mort est perçue comme une continuité, au point que l’on puisse dire qu’il n’y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des « morts » et des vivants se poursuit sans interruption.

Un célèbre poème de Birago Diop intitulé Souffles résume cette perception :

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis/ Ils sont dans l’Ombre (…) / Les morts ne sont pas sous la Terre:/ Ils sont dans le Bois (…) / dans l’Eau (…) / dans la Foule (…) / Les Morts ne sont pas morts. »

La Mort chez les Animistes dans La MORT 220px-Dakar-MaraboutQu’est-ce que l’Animisme ?

Les croyances animistes sont profondément ancrées dans la mentalité des Sénégalais. D’abord, ce sont les croyances les plus anciennes, puis l’Islam sénégalais n’a pas rejeté toutes les traditions liées à l’Animisme, permettant ainsi à certains rites de survivre aujourd’hui encore.

L’Animisme explique à sa façon les mystères de la vie et de la mort. Les animistes attribuent à toutes les choses de la nature (plante, objet, animal) une âme. Quatre éléments fondamentaux composent la nature : l’eau, la terre, l’air et le feu. Ces éléments sont sous le contrôle d’un être suprême, mais il existe également des dieux intermédiaires, ayant des fonctions plus spécifiques et souvent associés à un des éléments. L’Animisme peut ainsi être vu comme une relation triangulaire entre la nature, les êtres humains et le sacré. Le sacré n’est accessible qu’à certaines personnes, des intermédiaires, qui se chargent de faire le lien avec les êtres humains. Les ancêtres du village, de la famille sont des intermédiaires privilégiés. Pour correspondre avec ces morts, les animistes font appel à leurs marabouts ou à des griots. 

La théorie de Tylor

La religion se définit, selon Tylor, par la croyance en des êtres spirituels. Dans le deuxième tome de Primitive Culture  il s’efforce d’identifier l’origine de cette croyance et d’en reconstituer le développement. Le « primitif » arriverait à l’idée d’un principe différent de son corps, c’est-à-dire à l’idée de l’âme, à la suite de deux expériences psychophysiologiques : d’une part, les phénomènes du sommeil, de la maladie, de l’extase (la transe) et de la mort ; d’autre part, l’expérience personnelle des rêves et des visions. Quand ce principe abandonne provisoirement le corps, l’homme s’endort, l’âme vagabonde et a ses propres expériences, les rêves. Lorsque l’âme se sépare du corps, c’est la mort. L’extase et la maladie s’expliquent également par un abandon temporaire du corps par l’âme. Et, puisqu’on rêve de personnes décédées depuis longtemps, on conclut à la survivance de l’âme après la mort.

 dans La MORT Tylor analyse la conception de l’âme ou de l’« esprit personnel » chez les primitifs, qu’il appelait « races inférieures » : « C’est une image humaine immatérielle, de par sa nature, une sorte de vapeur, de pellicule ou d’ombre ; cause de la vie et de la pensée dans l’individu qu’elle anime ; possédant indépendamment la conscience personnelle et la volonté de son propriétaire corporel, ancien ou actuel ; capable d’abandonner le corps et de se déplacer très rapidement d’un endroit à un autre ; le plus souvent insaisissable et invisible, et pourtant déployant une force physique, et surtout apparaissant aux hommes à l’état de veille ou de sommeil comme un fantôme séparé du corps, qui lui ressemble ; continuant à exister et apparaissant aux hommes …….

Publié dans:La MORT |on 10 mars, 2012 |Pas de commentaires »

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