Archive pour le 3 mars, 2012

Communication spontanée 2

SIXDENIERS. 

 Homme de bien, mort par accident, et connu du médium de son vivant.

(Bordeaux, 11 février 1861.)

D. Pouvez-vous me donner quelques détails sur votre mort ?

R. Une fois noyé, oui.

D. Pourquoi pas avant ?

R. Tu les connais. (Le médium les connaissait effectivement.)

D. Veuillez donc me décrire vos sensations après votre mort ?

 R. J’ai été longtemps avant de me reconnaître, mais avec la grâce de Dieu et l’aide de ceux qui m’entouraient, quand la lumière s’est faite, j’ai été inondé. Tu peux espérer : tu trouveras toujours plus que tu n’attendras. Rien de matériel ; tout frappe les sens cachés ; ce que ne peut toucher ni l’oeil ni la main ; me comprends-tu ? C’est une admiration spirituelle qui dépasse votre entendement, parce qu’il n’y a pas de mots pour l’expliquer : cela ne peut se sentir qu’avec l’âme.

 Mon réveil a été bien heureux.

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 La vie est un de ces rêves que, malgré l’idée grotesque que l’on attache à ce mot, je ne puis qualifier que d’affreux cauchemars. Rêve que tu es enfermée dans un cachot infect, que ton corps rongé par les vers qui s’introduisent jusque dans  la moelle des os, est suspendu sur une fournaise ardente ; que ta bouche desséchée ne trouve même pas l’air pour la rafraîchir ; que ton Esprit frappé d’horreur ne voit autour de toi que des monstres prêts à te dévorer ; figure-toi enfin tout ce que le fantastique du rêve peut enfanter de plus hideux, de plus horrible, et trouve-toi tout à coup transportée dans un Eden délicieux. Eveille-toi entourée de tous ceux que tu as aimés et pleurés ; vois autour de toi leurs visages adorés te sourire avec bonheur ; respire les parfums les plus suaves, rafraîchis ta gorge desséchée à la source d’eau vive ; sens ton corps élevé dans l’espace infini qui le porte et le berce comme le fait la brise d’une fleur détachée de la cime d’un arbre ; sens-toi enveloppée de l’amour de Dieu comme l’enfant qui naît est enveloppé de l’amour de sa mère, et tu n’auras qu’une idée imparfaite de cette transition. J’ai tâché de t’expliquer le bonheur de la vie qui attend l’homme après la mort de son corps, mais je n’ai pas pu. Explique-t-on l’infini à celui qui a les yeux fermés à la lumière et dont les membres n’ont jamais pu sortir du cercle étroit où ils sont enfermés ? Pour t’expliquer le bonheur éternel, je te dirai - : aime ! car l’amour seul peut le faire pressentir ; et qui dit amour, dit absence d’égoïsme.

 

 D. Votre position a-t-elle été heureuse dès votre entrée dans le monde des Esprits ?

R. Non ; j’ai eu à payer la dette de l’homme. Mon coeur m’avait fait pressentir l’avenir de l’Esprit, mais je n’avais pas la foi. J’ai dû expier mon indifférence pour mon Créateur, mais sa miséricorde m’a tenu compte du peu de bien que j’avais pu faire, des douleurs que j’avais éprouvées avec résignation malgré ma souffrance, et sa justice qui tient une balance que les hommes ne comprendront jamais, a pesé le bien avec tant de bonté et d’amour, que le mal a été vite effacé.

 D. Voudriez-vous me donner des nouvelles de votre fille ? (morte quatre ou cinq ans après son père.) -

R. Elle est en mission sur votre terre.

 D. Est-elle heureuse comme créature ? Je ne veux pas vous faire de question indiscrète.

R. Je le sais bien ; est-ce que je ne vois pas ta pensée comme un tableau devant mes yeux ? Non, comme créature elle n’est pas heureuse, au contraire ; toutes les misères de votre vie doivent l’atteindre ; mais elle doit prêcher d’exemple ces grandes vertus dont vous faites de grands mots ; je l’aiderai, car je dois veiller sur elle ; mais elle n’aura pas grand’peine à surmonter les obstacles ; elle n’est pas en expiation, mais en mission. Rassure-toi donc pour elle et merci de ton souvenir.

 A ce moment, le médium éprouve une difficulté à écrire, et il dit : si c’est un Esprit souffrant qui m’arrête, je le prie de s’inscrire. –

R. Une malheureuse. –

D. Veuillez me dire votre nom.

R. Valérie.

 D. Voulez-vous me dire ce qui a attiré le châtiment sur vous ?

 R. Non.

D. Vous repentez-vous de vos fautes ? – R. Tu le vois bien.

D. Qui vous a amenée ici ? – R. Sixdeniers.

D. Dans quel but l’a-t-il fait ? – R. Pour que tu m’aides.

D. Est-ce vous qui m’avez empêchée d’écrire tout à l’heure ? – R. Il m’a mise à sa place.

D. Quel rapport y a-t-il entre vous ?

R. Il me conduit.

D. Demandez-lui de se joindre à nous pour la prière. – (Après la prière, Sixdeniers reprend :)

Merci pour elle ; tu as compris, je ne t’oublierai pas ; pense à elle.

D. (A Sixdeniers.) Comme Esprit, avez-vous beaucoup d’Esprits souffrants à guider ?

R. Non ; mais sitôt que nous en avons ramené un au bien, nous en prenons un autre, sans pour cela abandonner les premiers.

D. Comment pouvez-vous suffire à une surveillance qui doit se multiplier à l’infini avec des siècles ?

R. Comprends que ceux que nous avons ramenés s’épurent et progressent ; donc, ils nous donnent moins de peine ; et en même temps nous nous élevons nous-mêmes et, en montant, nos facultés progressent, notre pouvoir rayonne en proportion de notre pureté.

gifs automneRemarque. Les Esprits inférieurs sont donc assistés par de bons Esprits qui ont pour mission de les guider ; cette tâche n’est pas exclusivement dévolue aux incarnés, mais ceux-ci doivent y concourir, parce que c’est pour eux un moyen d’avancement. Lorsqu’un Esprit inférieur vient se mettre à la traverse d’une bonne communication, comme dans le cas présent, il ne le fait sans doute pas toujours dans une bonne intention, mais les bons Esprits le permettent, soit comme épreuve, soit afin que celui auquel il s’adresse travaille à son amélioration. Sa persistance, il est vrai, dégénère parfois en obsession, mais plus elle est tenace, plus elle prouve combien est grand le besoin d’assistance. C’est donc un tort de le rebuter ; il faut le regarder comme un pauvre qui vient demander l’aumône et se dire : C’est un Esprit malheureux que les bons Esprits m’envoient pour faire son éducation. Si je réussis, j’aurai la joie d’avoir ramené une âme au bien, et d’avoir abrégé ses souffrances. Cette tâche est souvent pénible ; il serait sans doute plus agréable d’avoir toujours de belles communications, et de ne converser qu’avec les Esprits de son choix ; mais ce n’est pas en ne cherchant que sa propre satisfaction, et en refusant les occasions qu’on nous offre de faire le bien, qu’on mérite la protection des bons Esprits.

 Extrait de LE CIEL ET L’ENFER SELON LE SPIRITISME par Allan Kardec

Lire le livre en son entier ici http://spirite.free.fr/ouvrages/ciel.htm

Publié dans:VIES ANTERIEURES |on 3 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Communication spontanée

M. VAN DURST. 

Ancien fonctionnaire, mort à Anvers en 1863, à l’âge de quatre-vingts ans.

Peu de temps après sa mort, un médium ayant demandé à son guide spirituel si on pouvait l’évoquer, il lui fut répondu : «Cet Esprit sort lentement de son trouble ; il pourrait déjà vous répondre, mais la communication lui coûterait beaucoup plus de peine. Je vous prie donc d’attendre encore quatre jours, et il vous répondra. D’ici là il saura déjà les bonnes intentions que vous avez exprimées à son égard, et il viendra à vous reconnaissant et en bon ami.»

 Quatre jours plus tard l’Esprit dicta ce qui suit :

cadreMon ami, ma vie fut d’un bien petit poids dans la balance de l’éternité ; cependant je suis loin d’être malheureux ; je suis dans la condition humble, mais relativement heureuse de celui qui fit peu de mal sans pour cela viser à la perfection. S’il y a des gens heureux dans une petite sphère, eh bien ! je suis de ceux-là. Je ne regrette qu’une chose, c’est de n’avoir pas connu ce que vous savez maintenant ; mon trouble aura été moins long et moins pénible. Il a été grand, en effet : vivre et ne pas vivre ; voir son corps, y être fortement attaché, et cependant ne plus pouvoir s’en servir ; voir ceux qu’on a aimés et sentir s’éteindre la pensée qui nous rattache à eux, que c’est terrible ! Oh ! quel moment cruel ! Quel moment, lorsque l’étourdissement vous saisit et vous étrangle ! et un instant après, ténèbres. Sentir, et un moment après, être anéanti. On veut avoir la conscience de son moi, et on ne peut la recouvrer ; on n’est plus, et cependant on sent que l’on est ; mais on est dans un trouble profond ! Et puis, après un temps inappréciable, temps d’angoisses contenues, car on n’a plus la force de les sentir, après ce temps qui semble interminable, renaître lentement à l’existence ; s’éveiller dans un nouveau monde ! Plus de corps matériel, plus de vie terrestre : la vie immortelle ! Plus d’hommes charnels, mais des formes légères, des Esprits qui glissent de tous côtés, tournoient autour de vous et que vous ne pouvez tous embrasser du regard, car c’est dans l’infini qu’ils flottent ! Avoir devant soi l’espace et pouvoir le franchir par la seule volonté ; communiquer par la pensée avec tout ce qui vous entoure ! Ami, quelle vie nouvelle ! quelle vie brillante ! quelle vie de jouissances !… Salut, oh ! salut, éternité qui me contiens dans ton sein !… Adieu, terre qui me retins si longtemps loin de l’élément naturel de mon âme ! Non, je ne voudrais plus de toi, car tu es la terre d’exil et ton plus grand bonheur n’est rien !

 Mais si j’avais su ce que vous savez, comme cette initiation à l’autre vie m’aurait été plus facile et plus agréable ! J’aurais su avant de mourir ce que j’ai dû apprendre plus tard, au moment de la séparation, et mon âme se serait dégagée plus facilement. Vous êtes sur la voie, mais jamais, non jamais vous n’irez assez loin ! Dites-le à mon fils, mais dites-le-lui tant, qu’il croie et qu’il s’instruise ; alors à son arrivée ici nous ne serons pas séparés.

 Adieu à tous, amis, adieu ; je vous attends, et pendant le temps que vous serez sur la terre, je viendrai souvent m’instruire près de vous, car je ne sais pas encore autant que plusieurs d’entre vous ; mais je l’apprendrai vite ici où je n’ai plus d’entraves qui me retiennent et où je n’ai plus d’âge qui affaiblisse mes forces. Ici on vit à grands traits et l’on avance, car devant soi on voit des horizons si beaux qu’on est impatient de les embrasser.

Adieu, je vous quitte, adieu.

Extrait de LE CIEL ET L’ENFER SELON LE SPIRITISME par Allan Kardec

Lire le livre en son entier ici http://spirite.free.fr/ouvrages/ciel.htm

 

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