Archive pour le 22 octobre, 2011

Découvrir nos peurs universelles

Gif diablesAussi diverses que puissent paraître les peurs de chaque personne, un fil en relie les nombreux masques. Je dis rarement « jamais » et « toujours » en décrivant les mécanismes de la création tels qu’ils me sont montrés dans la vie. Cela étant, je sais qu’il y a toujours des exceptions. Selon mon expérience de travail auprès de plusieurs milliers de personnes au cours des huit dernières années, chaque expression de peur que j’ai vue semble provenir de l’un ou de l’autre, ou d’une combinaison quelconque de trois pattems de perception sous-jacents. De ce point de vue, chaque symptôme, même s’il est extrême ou unique, devient le masque d’un système de croyances subtil mais puissant. Ces pattems sont si omniprésents dans les relations sociales, politiques, économiques, ethniques, culturelles, romantiques et commerciales de notre monde que je les appelle les trois peurs « universelles » ou centrales. (p. 116) 

Les patterns de peur universelle peuvent être si subtils dans notre vie, mais leur souvenir si pénible, que nous leur créons magistralement des masques acceptables. Comme pour une relique douloureuse dans les annales familiales rarement exposée, nous nous sommes inconsciemment entendus entre nous pour déguiser notre souvenir de manière que notre passé ne soit jamais oublié. Le déguisement est devenu le mécanisme de défense collectif qui nous permet de faire l’expérience des peurs à des niveaux de blessure subtils et acceptables. En distançant l’expression des peurs des peurs en soi, nous avons éloigné l’expérience de notre vie du pattem même que nous sommes venus guérir. (p. 116) 

Ces peurs sont masquées avec tant d’habileté, qu’en définitive, les patterns originaux qui propulsent la vie sont oubliés. C’est cette distanciation qui permet aux blessures de la vie d’apparaître sous la forme d’expériences discrètes, aléatoires et sans relation. Souvent, ces expériences ont été interprétées comme de la trahison, de l’abus et de la tromperie. La même distanciation masque la guérison de la vie telle que nous l’exprimons dans l’extase, la joie et le rire. (p. 116) 

Première peur universelle : l’abandon et la séparation 

Presque universel est le sentiment qu’éprouve chaque individu, dans chaque famille, chaque culture et chaque société, d’être en quelque sorte « séparé » de l’intelligence créative qui est responsable, en premier lieu, de son existence sur terre. Nous sentons que, quelque part dans les brumes oubliées de notre mémoire la plus ancestrale, nous avons été placés ici puis laissés ou abandonnés sans explication ni raison… (p. 116) 

L’expérience de la peur comprend la charge de ce que signifie cette peur pour nous maintenant et ce qu’elle a voulu dire pour nous, sous la forme de notre vie. Pour les fins de cet exposé, on peut définir la charge comme un a priori émotionnel relatif à la valeur ou à la pertinence du résultat d’une expérience donnée. La charge permet l’expérience de l’a priori, de façon qu’il puisse être guéri et soulagé de sa charge. Vôtre charge de peurs universelles, bien que souvent inconsciente, fait en sorte que vous allez créer des patterns de relations qui vous montreront vos peurs. Ces relations vous donneront l’occasion de reconnaître vos charges et de vous rappeler vos patterns centraux. Avez-vous la sagesse et le courage d’explorer ce que vos relations vous laissent voir? (p. 117) 

Si vous ne vous souvenez pas de vos sentiments de séparation et d’abandon, ou si vous avez choisi de reporter leur équilibration et leur guérison, il y a une forte possibilité que vos peurs s’expriment à vous de manières inattendues, vous rappelant le report de votre engagement, par le biais des relations que vous créerez magistralement dans votre vie… (p. 117) 

Deuxième peur universelle : le sentiment d’être indigne Presque universel est le sentiment qu’éprouve chaque individu, dans chaque famille, dans chaque culture et chaque société, de ne pas être en quelque sorte « à la hauteur ». Par la logique et la rationalisation, nous créons des scénarios décrivant pourquoi nous ne sommes pas à la hauteur de nos plus grands rêves, de nos aspirations les plus élevées ou de nos désirs les plus profonds. Malgré nos vœux, nos désirs et nos rêves, un doute est profondément ancré, que nous  » aurons  » toujours, parce que nous mettons collectivement en question notre mérite. (p. 118) 

Pourquoi nous attendrions-nous à nous sentir différemment ? Depuis au moins 2000 ans, nous nous sommes fait dire, par ceux à qui nous accordions confiance et respect, que nous sommes en quelque sorte des « êtres inférieurs » à nos contreparties angéliques. Nous nous sommes convaincus du fait qu’en naissant en ce monde, nous avons commis un acte pour lequel nous chercherons toujours rédemption auprès d’une force qui, nous a-t-on affirmé, dépasse notre entendement… (p. 118) 

Notre peur de l’inadéquation et de la valeur garantiront que nos relations refléteront notre peur. Si vous ne vous rappelez pas la valeur de votre vie en tant que partie intégrante de ce monde, il y a une forte possibilité que vos peurs s’expriment à vous de façons inattendues… (p. 119)

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Publié dans:PEUR |on 22 octobre, 2011 |1 Commentaire »

L’ange et la vieille dame

par Jean-Claude Genel

L’autre rive est un univers « peuplé » de toutes les intelligences de la Création. Les anges en occupent le centre et nous gardent depuis toujours reliés à la Source. Je rapporte ici le message de l’ange à une vieille dame en visite auprès de moi ; il nous aide à porter un regard différent sur notre condition humaine.

Peinture : Lukas Kandl http://www.kandl.net/ 

  Ange prieL’ange est le fil d’Ariane qui relie chacun à sa propre source et il est lui-même une source de lumière. Contrairement à ce que je croyais enfant, les anges ne se méritent pas puisqu’ils font partie de notre existence. Avec le temps, l’être humain est devenu plus sensible à leur présence, comme s’il avait dû percer l’épaisseur de ses croyances et de son ignorance avant de pouvoir les entendre dire : « Enfin… enfin vous nous ressentez. Enfin nous pouvons communiquer avec vous, vous qui étiez enfermés dans l’obscurantisme, vous dont l’ignorance vous maintenait dans la force terrestre. Nous sommes là depuis toujours, mais nous ne pouvions pas communiquer. Maintenant notre présence vous informe et vous aide, elle soutient même ceux qui ne croient en rien, parce que le plan angélique est un plan de conscience, un plan d’amour qui enseigne à tous ceux qui ont le cœur ouvert et plus encore à ceux qui savent entendre ». 

Je suis l’ange… L’ange gardien est la meilleure partie de nous-mêmes qui ouvre le chemin. Il est la force qui nous conduit, nous soulage, qui nous entraîne sans relâche à nous accomplir. L’ange est là pour répondre à toutes les questions, mais en passant par notre propre sensibilité et intelligence pour trouver les réponses. Un jour, alors que je remontais le moral à une amie qui se plaignait d’être fatiguée de son grand âge, des souffrances de la vie et des maladies, une lumière a jailli à côté d’elle avec une force surprenante. Cette lumière vivait, elle semblait respirer… Et une voix prenante, d’une infinie douceur, s’adressa à elle : « Je suis l’ange, celui que tu appelles et que tu espères, l’ange gardien qui t’aime et t’accompagne depuis toujours et pour longtemps encore, pour d’autres vies. Je suis avec toi de toute éternité. » 

Et l’ange lui expliqua les raisons de sa vieillesse difficile et les moments où il est davantage intervenu pour l’aider à prendre des décisions justes. Il lui rappela comment il l’a incitée à regarder les situations et les problèmes avec honnêteté pour en vivre l’intelligence, s’en approprier l’enseignement et continuer le chemin en pleine conscience. Mais le plus étonnant fut son insistance à lui demander d’accepter ce qu’elle était en train de vivre : sa souffrance présente et sa fatigue : « Cette fatigue ne provient pas seulement de ton âge. Car pour affronter les grandes épreuves de ton existence, tu as sollicité d’intenses énergies qui, désormais, ne te sont d’aucune utilité. Aussi, elles te quittent, d’où la fatigue que tu ressens. » Puis, il lui a demandé de s’ouvrir aussi à ce futur qu’elle redoutait tant – elle pensait que son état de santé empirerait – et enfin d’accepter que ses prières pour mourir et être délivrée ne soient pas entendues, « parce que l’acceptation est une loi extraordinaire de confiance, de foi, une loi d’amour. C’est s’en remettre à ce que l’on est, faire confiance à son être divin. » 

L’acceptation, le meilleur des baumes 

La vieille dame se persuadait qu’elle acceptait et, pour elle, le fait d’en avoir assez de vivre était bien la preuve de son acception. Et l’ange de lui répondre : « Tu as été très malade et tu as vécu des chocs extrêmement épuisants que peu de gens auraient assumés. Tu es enfermée dans une dépression particulière, celle d’un corps usé, choqué par tant d’émotions et endeuillé. Jusqu’à présent, tu as toujours fait semblant d’aller bien et d’être heureuse. Mais te voici maintenant face à un grand vide, tu tentes de le combler ou tu espères en une cessation prochaine. Le travail est engagé depuis longtemps, ainsi ton corps, tout en étant dans la souffrance, ne veut pas se taire. Cela est normal et tu dois laisser faire mon petit. Toi qui es à l’écoute de ton âme, place-toi dans cet espace intérieur et dans cette confiance, sois dans la foi, cela va te libérer de la peur. Alors, tu t’installeras dans une autre énergie qui, progressivement, te libérera de la souffrance et apaisera ton corps. Dans cette circonstance précise, l’acceptation permet que tout prenne place, que ton corps soit au repos et que ce qui doit être s’accomplisse. L’acceptation est le meilleur des baumes, mais aussi la force d’amour que tu t’accordes en faisant confiance à ton âme, elle-même dans la confiance en Dieu. » 

La part d’invisible à méditer Puis il reprit par ma voix : « Et si tu continues ton chemin à l’intérieur de toi, à réfléchir, à en comprendre les lois divines, à savoir mieux te connaître, ta prière deviendra juste parce qu’elle se situera au-delà du mental pour être une action intérieure. Progressivement, le manteau pesant de ta fatigue se transformera en un léger voile de bien-être. Tes idées seront plus claires, une compréhension s’installera. Alors, au moment où tu ne t’apercevras plus de ton âge, tu retourneras vers la source, sans fatigue, sans douleur, simplement heureuse. » 

Ange Harpe 2Au-delà des explications physiques et psychologiques des maux dont souffrait cette femme, l’ange donna des raisons insoupçonnées. Elles ne sont pas de l’ordre de croyance et peuvent être méditées par tous. « Nous savons par quels états tu passes, mais nous savons aussi que l’époque et ton état sont l’occasion d’une initiation capable de te libérer de plusieurs vies futures. Tout ce que tu ressens en solitude, en souffrance, en absence, tu n’auras plus jamais à le vivre dans d’autres vies. Et nous te le disons, ces mois pénibles que tu traverses te libèrent de centaines d’années d’incarnation. Croire cela t’aidera à supporter ce que tu vis maintenant. En voici le principe : nous t’aimons et connaissons fort bien les différents plans qui évoluent en conscience sur cette terre, dans les âmes. Nous savons où tu en es dans ton évolution mais nous savons aussi où en sont tes enfants très chers que tu aimes (ses deux enfants ont perdu la vie voici 25 ans dans un accident de la route). Morts depuis un certain temps, ils sont libérés, heureux. Ils ont appris et ils ont atteint de très hauts niveaux de conscience. Quant à toi, le fait de rester encore un temps dans la souffrance, dans la fatigue, te permet d’acquérir cette même dimension – c’est pourquoi tu demeures sur terre. Bien sûr que tu serais accueillie par eux mais sans pouvoir rester avec eux. Or, par amour, nous voulons que vous soyez réunis pour toujours. Il faut que tu comprennes cela. Eux-mêmes l’ont souhaité et demandé ; comme ils œuvrent pour l’humanité, nous avons accepté leur requête. En attendant, tes enfants n’ont pas d’autre demeure que celle de ton cœur. C’est pourquoi tu dois être à l’écoute de ce qui se passe en toi pour être plus proche de ce qu’ils sont. » 

Cette intervention angélique montre qu’il est souhaitable de changer de point de vue et de saisir toutes les occasions de nous enrichir spirituellement, avec discernement. Il ne s’agit pas tant de changer de croyance que de porter un regard neuf sur notre condition humaine en la reliant à une histoire plus vaste, une histoire d’amour collective qui unit le ciel et la terre. 

Livre conseillé : ici 

 

Publié dans:ANGES |on 22 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

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