Archive pour le 6 septembre, 2011

Le Spiritisme est-il une religion ?

Discours d’ouverture par M. Allan Kardec

Chers frères et sœurs spirites,Le Spiritisme est-il une religion ? dans ESPRITS 1518_photo_fiche_kardec_allanNous sommes réunis, en ce jour consacré par l’usage à la commémoration des morts, pour donner à ceux de nos frères qui ont quitté la terre, un témoignage particulier de sympathie ; pour continuer les rapports d’affection et de fraternité qui existaient entre eux et nous de leur vivant, et pour appeler sur eux les bontés du Tout-Puissant. Mais pourquoi nous réunir ? Ne pouvons-nous faire, chacun en particulier, ce que nous nous proposons de faire en commun ?
Quelle utilité peut-il y avoir à se réunir ainsi à un jour déterminé ?

Jésus nous l’indique par les paroles que nous avons rapportées ci-dessus. Cette utilité est dans le résultat produit par la communion de pensées qui s’établit entre personnes réunies dans un même but.

Mais comprend-on bien toute la portée de ce mot : Communion de pensées ? Assurément, jusqu’à ce jour, peu de personnes s’en étaient fait une idée complète. Le Spiritisme, qui nous explique tant de choses par les lois qu’il nous révèle, vient encore nous expliquer la cause, les effets et la puissance de cette situation de l’esprit.

Communion de pensée veut dire pensée commune, unité d’intention, de volonté, de désir, d’aspiration. Nul ne peut méconnaître que la pensée ne soit une force ; mais est-ce une force purement morale et abstraite ? Non ; autrement on ne s’expliquerait pas certains effets de la pensée, et encore moins de la communion de pensée. Pour le comprendre, il faut connaître les propriétés et l’action des éléments qui constituent notre essence spirituelle, et c’est le Spiritisme qui nous l’apprend.

La pensée est l’attribut caractéristique de l’être spirituel ; c’est elle qui distingue l’esprit de la matière : sans la pensée, l’esprit ne serait pas esprit. La volonté n’est pas un attribut spécial de l’esprit, c’est la pensée arrivée à un certain degré d’énergie ; c’est la pensée devenue puissance motrice. C’est par la volonté que l’esprit imprime aux membres et au corps des mouvements dans un sens déterminé. Mais si elle a la puissance d’agir sur les organes matériels, combien cette puissance ne doit-elle pas être plus grande sur les éléments fluidiques qui nous environnent ! La pensée agit sur les fluides ambiants, comme le son agit sur l’air ; ces fluides nous apportent la pensée, comme l’air nous apporte le son. On peut donc dire en toute vérité qu’il y a dans ces fluides des ondes et des rayons de pensées qui se croisent sans se confondre, comme il y a dans l’air des ondes et des rayons sonores.

Une assemblée est un foyer où rayonnent des pensées diverses ; c’est comme un orchestre, un chœur de pensées où chacun produit sa note. Il en résulte une multitude de courants et d’effluves fluidiques dont chacun reçoit l’impression par le sens spirituel, comme dans un chœur de musique, chacun reçoit l’impression des sons par le sens de l’ouïe.

Mais, de même qu’il y a des rayons sonores harmoniques ou discordants, il y a aussi des pensées harmoniques ou discordantes. Si l’ensemble est harmonique, l’impression est agréable ; s’il est discordant, l’impression est pénible. Or, pour cela, il n’est pas besoin que la pensée soit formulée en paroles ; le rayonnement fluidique n’existe pas moins, qu’elle soit exprimée ou non ; si toutes sont bienveillantes, tous les assistants en éprouvent un véritable bien-être, ils se sentent à l’aise ; mais s’il s’y mêle quelques pensées mauvaises, elles produisent l’effet d’un courant d’air glacé dans un milieu tiède.

Telle est la cause du sentiment de satisfaction que l’on éprouve dans une réunion sympathique ; il y règne comme une atmosphère morale salubre, où l’on respire à l’aise ; on en sort réconforté, parce qu’on s’y est imprégné d’effluves fluidiques salutaires. Ainsi s’expliquent aussi l’anxiété, le malaise indéfinissable que l’on ressent dans un milieu antipathique, où des pensées malveillantes provoquent, pour ainsi dire, des courants fluidiques malsains. La communion de pensées produit donc une sorte d’effet physique qui réagit sur le moral ; c’est ce que le Spiritisme seul pouvait faire comprendre. L’homme le sent instinctivement, puisqu’il recherche les réunions où il sait trouver cette communion ; dans ces réunions homogènes et sympathiques, il puise de nouvelles forces morales ; on pourrait dire qu’il y récupère les pertes fluidiques qu’il fait chaque jour par le rayonnement de la pensée, comme il récupère par les aliments les pertes du corps matériel.

1518_photo_fiche_kardec_allan dans ESPRITSA ces effets de la communion de pensées, s’en joint un autre qui en est la conséquence naturelle, et qu’il importe de ne pas perdre de vue : c’est la puissance qu’acquiert la pensée ou la volonté, par l’ensemble des pensées ou volontés réunies. La volonté étant une force active, cette force est multipliée par le nombre des volontés identiques, comme la force musculaire est multipliée par le nombre des bras.

Ce point établi, on conçoit que dans les rapports qui s’établissent entre les hommes et les Esprits, il y a, dans une réunion où règne une parfaite communion de pensées, une puissance attractive ou répulsive que ne possède pas toujours un individu isolé. Si, jusqu’à présent, les réunions trop nombreuses sont moins favorables, c’est par la difficulté d’obtenir une homogénéité parfaite de pensées, ce qui tient à l’imperfection de la nature humaine sur la terre. Plus les réunions sont nombreuses, plus il s’y mêle d’éléments hétérogènes qui paralysent l’action des bons éléments, et qui sont comme les grains de sable dans un engrenage. Il n’en est point ainsi dans les mondes plus avancés, et cet état de choses changera sur la terre, à mesure que les hommes y deviendront meilleurs.

Pour les Spirites, la communion de pensées a un résultat plus spécial encore. Nous avons vu l’effet de cette communion d’homme à homme ; le Spiritisme nous prouve qu’il n’est pas moins grand des hommes aux Esprits, et réciproquement. En effet, si la pensée collective acquiert de la force par le nombre, un ensemble de pensées identiques, ayant le bien pour but, aura plus de puissance pour neutraliser l’action des mauvais Esprits ; aussi voyons-nous que la tactique de ces derniers est de pousser à la division et à l’isolement. Seul, un homme peut succomber, tandis que si sa volonté est corroborée par d’autres volontés, il pourra résister, selon l’axiome : L’union fait la force, axiome vrai au moral comme au physique.

D’un autre côté, si l’action des Esprits malveillants peut être paralysée par une pensée commune, il est évident que celle des bons Esprits sera secondée ; leur influence salutaire ne rencontrera point d’obstacles ; leurs effluves fluidiques, n’étant point arrêtées par des courants contraires, se répandront sur tous les assistants, précisément parce que tous les auront attirées par la pensée, non chacun à son profit personnel, mais au profit de tous, selon la loi de charité. Elles descendront sur eux en langues de feu, pour nous servir d’une admirable image de l’Évangile….

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Publié dans:ESPRITS |on 6 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

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