Archive pour le 1 mai, 2011

Les minéraux et les plantes.

Que pensez-vous de la division de la nature en trois règnes, ou bien en deux classes : les êtres organiques et les êtres inorganiques ? Quelques-uns font de l’espèce humaine une quatrième classe. Laquelle de ces divisions est préférable ? 

« Elles sont toutes bonnes ; cela dépend du point de vue. Sous le rapport matériel, il n’y a que des êtres organiques et des êtres inorganiques ; au point de vue moral, il y a évidemment quatre degrés. » 

Ces quatre degrés ont, en effet, des caractères tranchés, quoique leurs limites semblent se confondre : la matière inerte, qui constitue le règne minéral, n’a en elle qu’une force mécanique ; les plantes, composées de matière inerte, sont douées de vitalité ; les animaux, composés de matière inerte, doués de vitalité, ont de plus une sorte d’intelligence instinctive, limitée, avec la conscience de leur existence et de leur individualité ; l’homme ayant tout ce qu’il y a dans les plantes et dans les animaux, domine toutes les autres classes par une intelligence spéciale, indéfinie, qui lui donne la conscience de son avenir, la perception des choses extra-matérielles et la connaissance de Dieu. 

Les plantes ont-elles la conscience de leur existence ? 

« Non, elles ne pensent pas ; elles n’ont que la vie organique. » 

Les plantes éprouvent-elles des sensations ? Souffrent-elles quand on les mutile ? 

« Les plantes reçoivent des impressions physiques qui agissent sur la matière, mais elles n’ont pas de perceptions ; par conséquent, elles n’ont pas le sentiment de la douleur. » 

La force qui attire les plantes les unes vers les autres est-elle indépendante de leur volonté ? 

« Oui, puisqu’elles ne pensent pas. C’est une force mécanique de la matière qui agit sur la matière : elles ne pourraient pas s’y opposer. » 

Certaines plantes, telles que la sensitive et la dionée, par exemple, ont des mouvements qui accusent une grande sensibilité, et dans certains cas une sorte de volonté, comme la dernière dont les lobes saisissent la mouche qui vient se poser sur elle pour puiser son suc, et à laquelle elle semble tendre un piège pour ensuite la faire mourir. Ces plantes sont-elles douées de la faculté de penser ? Ont-elles une volonté et forment-elles une classe intermédiaire entre la nature végétale et la nature animale ? Sont-elles une transition de l’une à l’autre ? 

« Tout est transition dans la nature, par le fait même que rien n’est semblable, et que pourtant tout se tient. Les plantes ne pensent pas, et par conséquent n’ont pas de volonté. L’huître qui s’ouvre et tous les zoophytes n’ont point la pensée : il n’y a qu’un instinct aveugle et naturel. » 

L’organisme humain nous fournit des exemples de mouvements analogues sans la participation de la volonté, comme dans les fonctions digestives et circulatoires ; le pylore se resserre au contact de certains corps pour leur refuser le passage. Il doit en être de même de la sensitive, chez laquelle les mouvements n’impliquent nullement la nécessité d’une perception, et encore moins d’une volonté. 

N’y a-t-il pas dans les plantes, comme dans les animaux, un instinct de conservation qui les porte à rechercher ce qui peut leur être utile et à fuir ce qui peut leur nuire ?

 « C’est, si l’on veut, une sorte d’instinct : cela dépend de l’extension que l’on donne à ce mot ; mais il est purement mécanique. Lorsque, dans les opérations de chimie, vous voyez deux corps se réunir, c’est qu’ils se conviennent, c’est-à-dire qu’il y a entre eux de l’affinité ; vous n’appelez pas cela de l’instinct. » 

Dans les mondes supérieurs, les plantes sont-elles, comme les autres êtres, d’une nature plus parfaite ? 

« Tout est plus parfait ; mais les plantes sont toujours des plantes, comme les animaux sont toujours des animaux et les hommes toujours des hommes. » 

Les minéraux et les plantes. dans PLANTES gif-barre01

Texte issu du Livre des Esprits – Allan Kardec – Les principes de la doctrine Spirite. 

Publié dans:PLANTES |on 1 mai, 2011 |Pas de commentaires »

Nécessité du travail.

Drag and drop me

La nécessité du travail est-elle une loi de la nature ? 

« Le travail est une loi de nature, par cela même qu’il est une nécessité, et la civilisation oblige l’homme à plus de travail, parce qu’elle augmente ses besoins et ses jouissances. » 

Ne doit-on entendre par le travail que les occupations matérielles ? 

« Non ; l’Esprit travaille comme le corps. Toute occupation utile est un travail. » 

Pourquoi le travail est-il imposé à l’homme ? 

« C’est une conséquence de sa nature corporelle. C’est une expiation et en même temps un moyen de perfectionner son intelligence. Sans le travail, l’homme resterait dans l’enfance de l’intelligence ; c’est pourquoi il ne doit sa nourriture, sa sécurité et son bien-être qu’à son travail et à son activité. A celui qui est trop faible de corps, Dieu a donné l’intelligence pour y suppléer ; mais c’est toujours un travail. » 

Pourquoi la nature pourvoit-elle d’elle-même à tous les besoins des animaux ? 

« Tout travaille dans la nature ; les animaux travaillent comme toi, mais leur travail, comme leur intelligence, est borné au soin de leur conservation ; voilà pourquoi chez eux il n’amène pas le progrès, tandis que chez l’homme il a un double but : la conservation du corps et le développement de la pensée qui est aussi un besoin, et qui l’élève au-dessus de lui-même. Quand je dis que le travail des animaux est borné au soin de leur conservation, j’entends le but qu’ils se proposent en travaillant, mais ils sont, à leur insu, et tout en pourvoyant à leurs besoins matériels, des agents qui secondent les vues du Créateur, et leur travail n’en concourt pas moins au but final de la nature, bien que, fort souvent, vous n’en découvriez pas le résultat immédiat. » 

Dans les mondes plus perfectionnés, l’homme est-il soumis à la même nécessité du travail ? 

« La nature du travail est relative à la nature des besoins ; moins les besoins sont matériels, moins le travail est matériel ; mais ne crois pas pour cela que l’homme reste inactif et inutile : l’oisiveté serait un supplice au lieu d’être un bienfait. » 

L’homme qui possède des biens suffisants pour assurer son existence est-il affranchi de la loi du travail ? 

« Du travail matériel, peut-être, mais non de l’obligation de se rendre utile selon ses moyens, de perfectionner son intelligence ou celle des autres, ce qui est aussi un travail. Si l’homme à qui Dieu a départi des biens suffisants pour assurer son existence n’est pas contraint de se nourrir à la sueur de son front, l’obligation d’être utile à ses semblables est d’autant plus grande pour lui que la part qui lui est faite d’avance lui donne plus de loisirs pour faire le bien. » 

N’y a-t-il pas des hommes qui sont dans l’impuissance de travailler à quoi que ce soit, et dont l’existence est inutile ? 

« Dieu est juste ; il ne condamne que celui dont l’existence est volontairement inutile ; car celui-là vit aux dépens du travail des autres. Il veut que chacun se rende utile selon ses facultés. »   

La loi de nature impose-t-elle aux enfants l’obligation de travailler pour leurs parents ? 

« Certainement, comme les parents doivent travailler pour leurs enfants ; c’est pourquoi Dieu a fait de l’amour filial et de l’amour paternel un sentiment de nature afin que, par cette affection réciproque, les membres d’une même famille fussent portés à s’entraider mutuellement ; c’est ce qui est trop souvent méconnu dans votre société actuelle. »   

Nécessité du travail. dans LOI NATURELLE gif-barre01

Texte issu du Livre des Esprits – Allan Kardec – Les principes de la doctrine Spirite. 

Publié dans:LOI NATURELLE |on 1 mai, 2011 |1 Commentaire »

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