L’Aloès et symbolisme

L'Aloès et symbolisme dans PLANTES ALOES        ÉGYPTE ANCIENNE 

Chez les anciens Égyptiens, l’aloès avait la réputation de garder aux femmes leur beauté et leur éclat. Les pharaons le considéraient comme un élixir de longue vie. La tradition voulait que l’on apportât un plant d’aloès, symbole du renouvellement de la vie, comme cadeau, lors des cérémonies funéraires.
  
Planté autour des temples, des pyramides et le long des routes menant à la Vallée des Rois, l’aloès accompagnait le pharaon dans son passage vers l’au-delà, afin de le soigner et de le nourrir tout au long de son voyage. Quand il fleurissait, c’était signe que le défunt avait heureusement atteint l’«autre rive». Les prêtres associaient la «plante de l’immortalité» à leurs rites funéraires, l’incorporant à la composition de la formule de l’embaumement. 

Les anciens Égyptiens, inventeurs du clystère, l’employaient en lavements purgatifs. 

En outre, l’aloès possédait pour les anciens des vertus cosmétiques. On dit que les yeux de Cléopâtre devaient beaucoup de leur légendaire éclat à un collyre à base d’aloès confectionné par l’une de ses esclaves numides, et que le secret de la beauté de la peau et du teint de Néfertiti résidait dans ses bains quotidiens de lait d’ânesse et de pulpe d’aloès. 

ALOES dans PLANTES   Grèce et Rome 

Pour les Grecs, l’aloès symbolisait la beauté, la patience, la fortune et la santé. 

Dans ses traités, Hippocrate décrit quelques propriétés curatives de l’aloès: repousse des cheveux, guérison des tumeurs, soulagement des dysenteries et des maux d’estomac. 

On dit que vers 330 avant J.-C., Alexandre le Grand blessé au siège de Gaza (Palestine) par une flèche ennemie, vit sa plaie s’infecter durant sa chevauchée conquérante à travers l’Égypte et le désert de Libye. 

Proclamé fils de Zeus à l’oasis d’Amon, un prêtre envoyé par le célèbre Aristote, (son précepteur et mentor), l’oignit d’une huile à base d’aloès en provenance de l’île de Socotra, qui le guérit de sa plaie. Il semblerait que ce fut également sur l’incitation d’Aristote qu’Alexandre le Grand entreprit une expédition navale pour s’emparer de l’île de Socotra afin de mettre la main sur ses plantations d’aloès. On prétendait en effet que le suc de cette plante rendait les guerriers invulnérables. Pour de nombreux Orientaux, l’huile d’aloès a la réputation de procurer la sagesse et l’immortalité. Les Phéniciens faisaient sécher la pulpe extraite de ses feuilles dans des outres en peau de chèvre et l’exportaient à travers tout le monde gréco-romain jusqu’en Inde. 

Pour de nombreux Orientaux, l’huile d’aloès a la réputation de procurer la sagesse et l’immortalité. Les Phéniciens faisaient sécher la pulpe extraite de ses feuilles dans des outres en peau de chèvre et l’exportaient à travers tout le monde gréco-romain jusqu’en Inde. 

Ce fut au cours des guerres puniques que les Romains découvrirent avec étonnement les vertus de l’aloès dont leurs prisonniers carthaginois faisaient grande consommation pour soigner leurs blessures. 

Au Ier siècle de notre ère, Celse, «le Cicéron de la médecine», vanta lui aussi les mérites de l’aloès dans son livre De arte medica. Quant à Dioscoride, médecin grec qui servit longtemps dans les armées romaines, il décrivait avec enthousiasme dans son De materia medica les propriétés de l’aloès, dont il notait, entre autres vertus, celles de faire coaguler le sang des blessures, de cicatriser les écorchures et les plaies ouvertes, de guérir les furoncles, les hémorroïdes. Il prétendait aussi que la pulpe fraîche d’aloès arrêtait la chute des cheveux et enrayait les ophtalmies. 

Mais restons prudents. Cette réputation de «plante miraculeuse», ces louanges, ce dithyrambe, n’est-ce pas trop beau, ne serait-ce pas qu’une belle légende ou une vulgaire campagne de propagande pour favoriser la promotion des mille produits à base d’aloès, plus ou moins purs et plus ou moins efficaces qui déferlent d’ores et déjà sur le monde ? 

Pline l’Ancien (23-79 ap. J.-C.) confirmant les découvertes égyptiennes, décrit dans son Histoire naturelle la manière originale de guérir la dysenterie en injectant de l’aloès à l’aide d’une poire à lavement.

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(© Marc Schweizer & APB) 

Publié dans : PLANTES |le 19 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

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