ALOES

 des INDIENS D’AMÉRIQUE 

L’aloès était avec l’agave l’une des 16 plantes sacrées des Amérindiens*. Les Indiens cuisaient les feuilles d’aloès sous la cendre pour les manger, arrêtaient les hémorragies et cicatrisaient les blessures avec sa pulpe. Fermenté, le gel amer était réputé «calmer» le ventre, nettoyer les reins et la vessie, dissoudre les calculs, arrêter la toux, soulager les fluxions de poitrine et provoquer les menstrues. Les jeunes Indiennes enduisaient leur visage de jus d’aloès pour attirer les garçons (et chasser les parasites), comme le faisaient déjà les belles de l’antiquité. 

Avant de partir à la chasse ou à la guerre, les guerriers frottaient leur corps de sa pulpe. Pour les Mazahuas, l’aloès était la plante magique par excellence. Il guérissait de toutes les maladies celui qui en consommait, lui procurait la force en «faisant venir le dieu en lui», donnait l’esprit clair au fou, à l’ivrogne, à celui qui déraillait. Une curieuse tradition indienne affirmait que si le pulque, (vin de l’agave) rend fou, le vin d’aloès guérit de la folie. Les Jivaros l’avaient surnommé «le médecin du ciel» car ils croyaient que la plante sacrée les rendait invulnérables.

 Le ticitl ou guérisseur était chez les Nahuas l’homme un peu sorcier qui connaissait les plantes de pouvoir et les plantes qui guérissent. Il soignait les blessures, les piqûres d’insectes et les morsures de serpents en enduisant les plaies avec du «sang» de l’aloès. Les Indiens chassaient la migraine en l’appliquant en cataplasmes autour de leur tête souffrante. En fait, ce sont les Jésuites qui popularisèrent l’aloès dans les colonies d’Amérique. 

ALOES dans PLANTES aloe


  
* La plupart des botanistes affirment que l’aloès fut une plante importée et acclimatée sur le continent américain par les conquérants espagnols. Pourtant, les récits dignes de foi de voyageurs et d’auteurs ibériques de l’époque de la Conquête mentionnent la présence d’aloès en Amérique à l’arrivée des Européens. D’autres scientifiques estiment que l’Aloe barbadensis serait indigène du Cap Vert et de Madère, qu’il aurait pu être amené dans les Amériques par des oiseaux de mer ou les courants marins. L’aloès a souvent été confondu avec l’agave, plante indigène de l’Amérique précolombienne.
  

(© Marc Schweizer & APB) 

Publié dans : PLANTES |le 19 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

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