Inanna

INANNA, DÉESSE DE L’AMOUR ET DU TROUBLE

Inanna dans SUMERIENS

IN-ANNA ou « la bien-aimée d’Anou » fut la jumelle de Shamash et petite-fille d’Anou. Puisque Anou descendit sur la Terre seulement qu’ à l’occasion pour visiter sa ville sacrée d’Ourouk, Inanna réussit à le convaincre de la laisser gouverner cette ville pendant son absence ! Plus tard, elle devint la divinité protectrice d’Agade juste avant sa destruction.

Mieux connu par son nom sémite d’Ishtar, elle fut représentée comme une déesse puissante pendant la période post-diluvienne, dans les terres occidentales aussi bien qu’en Mésopotamie. Son symbole sacré, l ‘étoile à huit pointes, est toujours prédominant parmi les symboles des dieux souverains.

En raison de son sexe, Inanna ou Ishtar ne pouvaient pas gouverner légalement, mais elle réussit cependant à s’injecter partout dans la politique. Un poème décrit sa descente au monde inférieur pour tenter de saisir le pouvoir de sa soeur aînée Éreskigal. [Note de l'éditeur : À cause de toutes les relations incestueuses parmi les dieux et déesses de rang numérique, il est souvent difficile de déterminer qui fut la sour ou le frère de qui, ou à qui appartenait un petit-enfant. Par exemple, je suis de l'opinion qu'Inanna fut la grande petite-fille et non seulement la petite-fille d'Anou. Ces problèmes généalogiques seront analysés en plus grands détails dans un futur article consacré spécifiquement aux lignées royales.]

Un autre Mythe raconte comment elle réussit à déjouer Enki pour qu’il lui donne quelques-unes des Tablettes de la Destinée ou MEs qui lui donnèrent l’autorité et les moyens de s’installer comme souveraine d’ Ourouk. Dans le célèbre « Épique de Gilgamesh », elle offre ses faveurs au héros qui repousse ses avances, la rendant furieuse au point qu’elle tenta de le détruire.

L’image présentée par la littérature sumérienne et babylonienne n’est pas uniforme–d’un côté, celle de la déesse de l’amour et d’un autre, celle d’une guerrière militante. Elle perturba non seulement les affaires de la Mésopotamie mais elle domina aussi le panthéon des terres occidentales de la Palestine, du Liban, de la Syrie et de l’ Anatolie où elle fut connue sous plusieurs noms tel qu’Ishtar, Ashtoreth, Astarté, Asherah, et Anat amont parmi d’autres.

Inanna fut le prototype des deux, déesse de l’amour et déesse des guerriers dans la région méditerranéenne et plus tard devint le modèle pour les deux déesses grecques, Pallas Athéna et Aphrodite. [Note de l'éditeur : Ce n'est pas tout à fait juste. Dans la mythologie gréco-romaine, Inanna fut connu comme Aphrodite/Vénus ; donc, en Égypte comme Hathor. Athéna fut une déesse différente, une déesse de la guerre qui donna son nom à la ville d'Athènes et l'épouse du dieu guerrier gréco-romain, Haphaestus/Vulcain/Typhon. Ces deux guerriers furent connus en Égypte, respectivement, comme Sekhet et Ptah. Du point de vue linguistique nibirouen, on pourrait s'y référer comme le Baron Ninourta et la Baronne Bau.] 

 

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Par R. A. Boulay ©1990
Site à consulter pour les autres chapitres de ce livre :

http://www.slowmotiondoomsday.com/boulay-index-fr.html

Publié dans : SUMERIENS |le 15 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

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