Archive pour le 4 avril, 2011

Incarnation dans les différents mondes.

 maison

Nos différentes existences corporelles s’accomplissent-elles toutes sur la terre ? 

« Non, pas toutes, mais dans les différents mondes : celle d’ici-bas n’est ni la première ni la dernière, et c’est une des plus matérielles et des plus éloignées de la perfection. » 

L’âme, à chaque nouvelle existence corporelle, passe-t-elle d’un monde à l’autre, ou bien peut-elle en accomplir plusieurs sur le même globe ? 

« Elle peut revivre plusieurs fois sur le même globe, si elle n’est pas assez avancée pour passer dans un monde supérieur. » 

- Ainsi nous pouvons reparaître plusieurs fois sur la terre ? 

« Certainement. » 

- Pouvons-nous y revenir après avoir vécu dans d’autres mondes ? 

« Assurément ; vous avez déjà pu vivre ailleurs et sur la terre. » 

Est-ce une nécessité de revivre sur la terre ? 

« Non ; mais si vous n’avancez pas, vous pouvez aller dans un autre monde qui ne vaut pas mieux, et qui peut être pire. » 

Y a-t-il un avantage à revenir habiter sur la terre ? 

« Aucun avantage particulier, à moins d’y être en mission ; alors on avance, là comme ailleurs. » 

- Ne serait-on pas plus heureux de rester Esprit ? 

« Non, non ! On serait stationnaire, et l’on veut avancer vers Dieu. » 

Les Esprits, après avoir été incarnés dans d’autres mondes, peuvent-ils l’être dans celui-ci sans y avoir jamais paru ? 

« Oui, comme vous dans les autres. Tous les mondes sont solidaires : ce qui ne s’accomplit pas dans l’un s’accomplit dans un autre. » 

- Ainsi, il y a des hommes qui sont sur la terre pour la première fois ? 

« Il y en a beaucoup, et à divers degrés. » 

- Peut-on reconnaître à un signe quelconque quand un Esprit en est à sa première apparition sur la terre ? 

« Cela n’aurait aucune utilité. » 

Pour arriver à la perfection et au bonheur suprême qui est le but final de tous les hommes, l’Esprit doit-il passer par la filière de tous les mondes qui existent dans l’univers ? 

« Non, car il y a beaucoup de mondes qui sont au même degré, et où l’Esprit n’apprendrait rien de nouveau. » 

- Comment alors expliquer la pluralité de ses existences sur le même globe ? 

« Il peut s’y trouver chaque fois dans des positions bien différentes qui sont pour lui autant d’occasions d’acquérir de l’expérience. » 

Les Esprits peuvent-ils revivre corporellement dans un monde relativement inférieur à celui où ils ont déjà vécu ? 

« Oui, quand ils ont à remplir une mission pour aider au progrès, et alors ils acceptent avec joie les tribulations de cette existence, parce qu’elles leur fournissent un moyen d’avancer. » 

- Cela ne peut-il pas aussi avoir lieu par expiation, et Dieu ne peut-il envoyer des Esprits rebelles dans des mondes inférieurs ? 

« Les Esprits peuvent rester stationnaires, mais ils ne rétrogradent pas, et alors leur punition est de ne pas avancer et de recommencer les existences mal employées dans le milieu qui convient à leur nature. » 

- Quels sont ceux qui doivent recommencer la même existence ? 

« Ceux qui faillissent à leur mission ou à leurs épreuves. » 

Les êtres qui habitent chaque monde sont-ils tous arrivés au même degré de perfection ? 

« Non ; c’est comme sur la terre : il y en a de plus ou moins avancés. » 

En passant de ce monde dans un autre, l’Esprit conserve-t-il l’intelligence qu’il avait dans celui-ci ? 

« Sans doute, l’intelligence ne se perd pas, mais il peut n’avoir pas les mêmes moyens de la manifester ; cela dépend de sa supériorité et de l’état du corps qu’il prendra. » (Voir Influence de l’organisme). 

Les êtres qui habitent les différents mondes ont-ils des corps semblables aux nôtres ? 

« Sans doute ils ont des corps, parce qu’il faut bien que l’Esprit soit revêtu de matière pour agir sur la matière ; mais cette enveloppe est plus ou moins matérielle selon le degré de pureté où sont arrivés les Esprits, et c’est ce qui fait la différence des mondes que nous devons parcourir ; car il y a plusieurs demeures chez notre Père et pour lors plusieurs degrés. Les uns le savent et en ont conscience sur cette terre, et d’autres ne sont nullement de même. » 

Pouvons-nous connaître exactement l’état physique et moral des différents mondes ? 

« Nous, Esprits, nous ne pouvons répondre que suivant le degré dans lequel vous êtes ; c’est-à-dire que nous ne devons pas révéler ces choses à tous, parce que tous ne sont pas en état de les comprendre et cela les troublerait. » 

A mesure que l’Esprit se purifie, le corps qu’il revêt se rapproche également de la nature spirite. La matière est moins dense, il ne rampe plus péniblement à la surface du sol, les besoins physiques sont moins grossiers, les êtres vivants n’ont plus besoin de s’entre-détruire pour se nourrir. L’Esprit est plus libre, et a pour les choses éloignées des perceptions qui nous sont inconnues ; il voit par les yeux du corps ce que nous ne voyons que par la pensée. 

L’épuration des Esprits amène chez les êtres dans lesquels ils sont incarnés le perfectionnement moral. Les passions animales s’affaiblissent, et l’égoïsme fait place au sentiment fraternel. C’est ainsi que, dans les mondes supérieurs à la terre, les guerres sont inconnues ; les haines et les discordes y sont sans objet, parce que nul ne songe à faire du tort à son semblable. L’intuition qu’ils ont de leur avenir, la sécurité que leur donne une conscience exempte de remords, font que la mort ne leur cause aucune appréhension ; ils la voient venir sans crainte et comme une simple transformation. 

La durée de la vie, dans les différents mondes, paraît être proportionnée au degré de supériorité physique et morale de ces mondes, et cela est parfaitement rationnel. Moins le corps est matériel, moins il est sujet aux vicissitudes qui le désorganisent ; plus l’Esprit est pur, moins il a de passions qui le minent. C’est encore là un bienfait de la Providence qui veut ainsi abréger les souffrances. 

En passant d’un monde à l’autre, l’Esprit passe-t-il par une nouvelle enfance ? 

« L’enfance est partout une transition nécessaire, mais elle n’est pas partout aussi stupide que chez vous. » 

L’Esprit a-t-il le choix du nouveau monde qu’il doit habiter ? 

« Pas toujours, mais il peut le demander, et il peut l’obtenir s’il le mérite ; car les mondes ne sont accessibles aux Esprits que selon le degré de leur élévation. » 

- Si l’Esprit ne demande rien, qu’est-ce qui détermine le monde où il sera réincarné ? 

« Le degré de son élévation. » 

L’état physique et moral des êtres vivants est-il perpétuellement le même dans chaque globe ? 

« Non ; les mondes aussi sont soumis à la loi du progrès. Tous ont commencé comme le vôtre par être dans un état inférieur, et la terre elle-même subira une transformation semblable ; elle deviendra un paradis terrestre lorsque les hommes seront devenus bons. » 

C’est ainsi que les races qui peuplent aujourd’hui la terre disparaîtront un jour et seront remplacées par des êtres de plus en plus parfaits ; ces races transformées succéderont à la race actuelle, comme celle-ci a succédé à d’autres plus grossières encore. 

Y a-t-il des mondes où l’Esprit, cessant d’habiter un corps matériel, n’a plus pour enveloppe que le périsprit ? 

« Oui, et cette enveloppe même devient tellement éthérée, que pour vous c’est comme si elle n’existait pas ; c’est alors l’état des purs Esprits. » 

- Il semble résulter de là qu’il n’y a pas une démarcation tranchée entre l’état des dernières incarnations et celui de pur Esprit ? 

« Cette démarcation n’existe pas ; la différence s’effaçant peu à peu devient insensible comme la nuit qui s’efface devant les premières clartés du jour. » 

La substance du périsprit est-elle la même dans tous les globes ? 

« Non ; elle est plus ou moins éthérée. En passant d’un monde à l’autre, l’Esprit se revêt de la matière propre de chacun ; c’est d’aussi peu de durée que l’éclair. » 

Les purs Esprits habitent-ils des mondes spéciaux, ou bien sont-ils dans l’espace universel sans être attachés à un globe plutôt qu’à un autre ? 

« Les purs Esprits habitent certains mondes, mais ils n’y sont pas confinés comme les hommes sur la terre ; ils peuvent mieux que les autres être partout» 

Incarnation dans les différents mondes. dans REINCARNATION barre_separation

Texte issu du Livre des Esprits – Allan Kardec – Les principes de la doctrine Spirite. 

Publié dans:REINCARNATION |on 4 avril, 2011 |Pas de commentaires »

Trouble spirite.

avatar      L’âme, en quittant le corps, a-t-elle immédiatement conscience d’elle-même ? 

« Conscience immédiate n’est pas le mot ; elle est quelque temps dans le trouble. » 

 Tous les Esprits éprouvent-ils, au même degré et pendant la même durée, le trouble qui suit la séparation de l’âme et du corps ? 

« Non, cela dépend de leur élévation. Celui qui est déjà purifié se reconnaît presque immédiatement, parce qu’il s’est déjà dégagé de la matière pendant la vie du corps, tandis que l’homme charnel, celui dont la conscience n’est pas pure, conserve bien plus longtemps l’impression de cette matière. » 

La connaissance du spiritisme exerce-t-elle une influence sur la durée, plus ou moins longue, du trouble ? 

« Une influence très grande, puisque l’Esprit comprenait d’avance sa situation ; mais la pratique du bien et la conscience pure sont ce qui a le plus d’influence. » 

Au moment de la mort, tout est d’abord confus ; il faut à l’âme quelque temps pour se reconnaître ; elle est comme étourdie, et dans l’état d’un homme sortant d’un profond sommeil et qui cherche à se rendre compte de sa situation. La lucidité des idées et la mémoire du passé lui reviennent à mesure que s’efface l’influence de la matière dont elle vient de se dégager, et que se dissipe l’espèce de brouillard qui obscurcit ses pensées. 

La durée du trouble qui suit la mort est très variable ; il peut être de quelques heures, comme de plusieurs mois, et même de plusieurs années. Ceux chez lesquels il est le moins long sont ceux qui se sont identifiés de leur vivant avec leur état futur, parce qu’alors ils comprennent immédiatement leur position. 

Ce trouble présente des circonstances particulières selon le caractère des individus et surtout selon le genre de mort. Dans les morts violentes, par suicide, supplice, accident, apoplexie, blessures, etc., l’Esprit est surpris, étonné et ne croit pas être mort ; il le soutient avec opiniâtreté ; pourtant il voit son corps, il sait que ce corps est le sien, et il ne comprend pas qu’il en soit séparé ; il va auprès des personnes qu’il affectionne, leur parle et ne conçoit pas pourquoi elles ne l’entendent pas. Cette illusion dure jusqu’à l’entier dégagement du périsprit ; alors seulement l’Esprit se reconnaît et comprend qu’il ne fait plus partie des vivants. Ce phénomène s’explique aisément. Surpris à l’improviste par la mort, l’Esprit est étourdi du brusque changement qui s’est opéré en lui ; pour lui, la mort est encore synonyme de destruction, d’anéantissement ; or, comme il pense, qu’il voit, qu’il entend, à son sens il n’est pas mort ; ce qui augmente son illusion, c’est qu’il se voit un corps semblable au précédent pour la forme, mais dont il n’a pas encore eu le temps d’étudier la nature éthérée ; il le croit solide et compact comme le premier ; et quand on appelle son attention sur ce point, il s’étonne de ne pas pouvoir se palper. Ce phénomène est analogue à celui des nouveaux somnambules qui ne croient pas dormir. Pour eux, le sommeil est synonyme de suspension des facultés ; or, comme ils pensent librement et qu’ils voient, pour eux ils ne dorment pas. Certains Esprits présentent cette particularité, quoique la mort ne soit pas arrivée inopinément ; mais elle est toujours plus générale chez ceux qui, quoique malades, ne pensaient pas à mourir. On voit alors le singulier spectacle d’un Esprit assistant à son convoi comme à celui d’un étranger, et en parlant comme d’une chose qui ne le regarde pas, jusqu’au moment où il comprend la vérité. 

Le trouble qui suit la mort n’a rien de pénible pour l’homme de bien ; il est calme et en tout semblable à celui qui accompagne un réveil paisible. Pour celui dont la conscience n’est pas pure, il est plein d’anxiété et d’angoisses qui augmentent à mesure qu’il se reconnaît. 

Dans les cas de mort collective, il a été observé que tous ceux qui périssent en même temps ne se revoient pas toujours immédiatement. Dans le trouble qui suit la mort, chacun va de son côté, ou ne se préoccupe que de ceux qui l’intéressent. 

  

Trouble spirite. dans AME barre_separation

Texte issu du Livre des Esprits – Allan Kardec – Les principes de la doctrine Spirite. 

Publié dans:AME |on 4 avril, 2011 |Pas de commentaires »

Homosexualité dans la société |
madioucisse |
Les anniversaires des stars |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sénégal Junior Intelligence
| Anglais pour non-spécialist...
| bobs3