Archive pour le 23 août, 2010

Transition

Le corps est l’instrument de la douleur ; c’est sinon la cause première, au moins la cause immédiate. L’âme a la perception de cette douleur ; cette perception est l’effet. Le souvenir qu’elle en conserve peut être très pénible, mais ne peut avoir d’action physique. En effet, le froid ni la chaleur ne peuvent désorganiser les tissus de l’âme ; l’âme ne peut ni se geler, ni brûler. Ne voyons-nous pas tous les jours le souvenir ou l’appréhension d’un mal physique produire l’effet de la réalité, occasionner même la mort ? 

 

 Tout le monde sait que les personnes amputées ressentent de la douleur dans le membre qui n’existe plus. Assurément, ce n’est point ce membre qui est le siège, ni même le point de départ de la douleur ; le cerveau en a conservé l’impression voilà tout. On peut donc croire qu’il y a quelque choses d’analogue dans les souffrances de l’Esprit après la mort. 

 

Une étude plus approfondie du périsprit, qui joue un rôle si important dans tous les phénomènes spirites, les apparitions vaporeuses ou tangibles, l’état de l’Esprit au moment de la mort, l’idée si fréquente chez lui qu’il est encore vivant, le tableau si saisissant des suicidés, des suppliciés, des gens qui se sont absorbés dans les jouissances matérielles, et tant d’autres faits sont venus jeter la lumière sur cette question et ont donné lieu à des explications dont nous donnons ici le résumé. 

 

Le périsprit est le lien qui unit l’Esprit à la matière du corps ; il est puisé dans le milieu ambiant, dans le fluide universel ; il tient à la fois de l’électricité, du fluide magnétique et, jusqu’à un certain point, de la matière inerte. On pourrait dire que c’est la quintessence de la matière ; c’est le principe de la vie organique, mais ce n’est pas celui de la vie intellectuelle : la vie intellectuelle est dans l’Esprit. 

 

L’expérience nous apprend qu’au moment de la mort le périsprit se dégage plus ou moins lentement du corps ; pendant les premiers instants, l’Esprit ne s’explique pas sa situation ; il ne croit pas être mort, il se sent vivre ; il voit son corps d’un côté, il sait qu’il est à lui, et il ne comprend pas qu’il en soit séparé ; cet état dure aussi longtemps qu’il existe en lien entre le corps et le périsprit. Un suicidé nous disait : non, je ne suis pas mort, et il ajoutait : et cependant je sens les vers qui me rongent. Or, assurément, les vers ne rongeait pas le périsprit, et encore moins l’Esprit, ils ne rongeait que le corps. C’est plutôt la vue de ce qui se passait dans son corps auquel le rattachait son périsprit, qui produisait en lui une illusion qu’il prenait pour une réalité. 

 

Pendant le vie, le corps reçoit des expressions extérieures et les transmet à l’Esprit par l’intermédiaire du périsprit qui constitue, probablement, ce que l’on appelle le fluide nerveux. Le corps étant mort ne ressent plus rien, parce qu’il n’y a plus en lui ni Esprit ni périsprit. Le périsprit, dégagé du corps, éprouve la sensation ; mais comme elle ne lui arrive plus par un canal limité, elle est générale. Or, comme il n’est en réalité, qu’un agent de transmission, puisque c’est l’Esprit qui a la conscience, il en résulte que s’il pouvait existe un périsprit sans Esprit, il ne ressentirait pas plus que le corps lorsqu’il est mort ; de même que si l’Esprit n’avait point de périsprit, il serait inaccessible à toute sensation pénible ; c’est ce qui a lieu pour les Esprits complètement épurée. 

 

Nous pensions qu’une fois débarrassés de notre grossière enveloppe, instrument de nos douleurs, nous ne souffrions plus, et voilà que vous nous apprenez que nous souffrons encore ; que ce soit d’une manière ou d’une autre, ce n’en est pas moins souffrir. Hélas ! oui, nous pouvons encore souffrir, et beaucoup, et longtemps, mais nous pouvons aussi ne plus souffrir, même dès l’instant où nous quittons cette vie corporelle. 

 

 

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Publié dans:AME |on 23 août, 2010 |Pas de commentaires »

La souffrance

Les souffrances d’ici-bas sont quelque fois indépendantes de nous, mais beaucoup sont les conséquences de notre volonté. Qu’on remonte à la source, et l’on verra que le plus grand nombre est la suite de causes que nous aurions pu éviter. Que de maux, que d’infirmités, l’homme ne doit-il pas à ses excès, à son ambition, à des passions en un mot . 

L’homme qui aurait toujours vécu sobrement, qui n’aurait abusé de rien, qui aurait toujours été simple dans ses gouts, modeste dans ses désirs, s’épargnerait bien des tribulations. Il en est de même de l’Esprit ; les souffrances qu’il endures sont toujours la conséquence de la manière dont il a vécu sur la terre ; il n’aura plus sans doute la goutte et les rhumatismes, mais il ara d’autres souffrances qui ne valent pas mieux. 

Nous avons vu que ses souffrances sont le résultat des liens qui existent encore entre lui et la matière ; que plus il est dégagé de l’influence de la matière, autrement di plus il est dématérialisé, moins il a de sensations pénibles ; or, il dépend de lui de s’affranchir de cette influence dès cette vie ; il a son libre arbitre et, par conséquent, le choix entre faire et ne pas faire ; qu’il dompte ses passions animales, qu’il n’ait ni haine, ni envie, ni jalousie, ni orgueil ; qu’il ne soit pas dominé par l’égoïsme ; qu’il purifie son âme par les bons sentiments ; qu’il fasse le bien ; qu’il n’attache aux choses de ce monde que l’importance qu’elles méritent, alors, même sous son enveloppe corporelle, il est déjà épuré, il est déjà dégagé de la matière, et quand il quitte cette enveloppe, il n’en subit plus l’influence ; les souffrances physiques qu’il a éprouvées ne lui laissent aucun souvenir pénible ; il ne lui en reste aucune impression désagréable, parce qu’elle n’ont affecté que le corps et non l’Esprit ; il est heureux d’en être délivré, et le calme de sa conscience l’affranchit  de toute souffrance morale.

Nous en avons interrogé des milliers, ayant appartenu à tous les rangs de la société à toutes les positions sociales ; nous les avons étudiés à toutes les périodes de leur vie spirite, depuis l’instant où ils ont quitté leur corps ; nous les avons suivis pas à pas dans cette vie d’outre-tombe pour observer les changements qui s’opéraient en eux, dans leurs idées, dans leurs sensations, et sous ce rapport les hommes les plus vulgaires ne sont pas ceux qui nous ont fourni les sujets d’étude les moins précieux. 

Or, nous avons toujours vu que les souffrances sont en rapport avec la conduite dont ils subissent les conséquences, et que cette nouvelle existence est la source d’un bonheur ineffable pour ceux qui ont suivi la bonne route ; d’où il suit que ceux qui souffrent, c’est qu’ils l’ont bien voulu, et qu’ils ne doivent s’en prendre qu’à eux, tout aussi bien dans l’autre monde que dans celui-ci. 

La souffrance dans AME tfx7f1zr

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Publié dans:AME |on 23 août, 2010 |Pas de commentaires »

L’âme et ses perceptions

L’âme une fois dans le monde des esprits, a-t-elle encore les perceptions qu’elle avait de son vivant ? 

Oui, et d’autres qu’elle ne possédait pas, parce que son corps était comme un voile qui les obscurcissait. L’intelligence est un attribut de l’Esprit, mais qui se manifeste plus librement quand il n’a pas d’entraves. 

Les perceptions et les connaissances de Esprits sont-elles indéfinies, en un mot, savent-ils toutes choses ? 

Plus ils approchent de la perfection, plus ils savent ; s’ils sont supérieurs, ils savent beaucoup ; les Esprits inférieurs sont plus ou moins ignorants sur toutes choses. 

Les Esprits connaissent-ils le principe des choses ? 

C’est selon leur élévation et leur pureté ; les Esprits inférieurs n’en savent pas plus que les hommes. 

Les Esprits comprennent-ils la durée comme nous ? 

Non, et c’est ce qui fait que vous ne nous comprenez pas toujours quand il s’agit de fixer des dates ou des époques. 

Les Esprits vivent en dehors du temps tel que nous le comprenons ; la durée, pour eux, s’annule pour ainsi dire, et les siècles, si longs pour nous, ne sont à leurs yeux que des instants qui s’effacent dans l’éternité, de même que les inégalités du sol s’effacent et disparaissent pour celui qui s’élève dans l’espace. 

Les Esprits ont-ils du présent une idée plus précise et plus juste que nous ? 

A peu près comme celui qui voit clair a une idée plus juste des choses que l’aveugle. Les Esprits voient ce que vous ne voyez pas ; ils jugent donc autrement que vous, mais encore une fois cela dépend de leur élévation. 

Comment les Esprits ont-ils la connaissance du passé, et cette connaissance est-elle sans limite pour eux ? 

Le passé, quand nous nous en occupons, est un présent, absolument comme toi tu te rappelles une chose qui t’a frappé dans le cours de ton exil. Seulement, comme nous n’avons plus le voile matériel qui obscurcit ton intelligence, nous nous rappelons des choses qui sont effacées pour toi, mais tout n’est pas connu des Esprits : leur création d ‘abord. 

Les Esprits connaissent-ils l’avenir ? 

Cela dépend encore de la perfection ; souvent ils ne font que l’entrevoir, mais il ne leur est pas toujours permis de le révéler ; quand ils le voient, il leur semble présent. L’Esprit voit l’avenir plus clairement à mesure qu’il se rapproche de Dieu. Après la mort, l’âme voit et embrasse d’un coup d’œil ses émigrations passées, mais elle ne peut voir ce que Dieu lui prépare ; il faut pour cela qu’elle soit tout entière en lui après bien des existences. 

Les Esprit arrivés à la perfection absolue ont-ils une connaissance complète de l’avenir ? 

Complète n’est pas le mot, car Dieu seul est le souverain maître, et nul ne peut l’égaler ». 

Les Esprits voient-ils Dieu ? 

Les Esprits supérieurs, seuls le voient et le comprennent ; les Esprits inférieurs le sentent et le devinent. 

Quand un Esprit inférieur dit que Dieu lui défend ou lui permet une chose, comment sait-il que cela vient de lui ? 

Il ne voit pas Dieu, mais il sent sa souveraineté et, lorsqu’une chose ne doit pas être faite ou une parole dite, il ressent comme une intuition, un avertissement invisible qui lui défend de le faire. Vous-mêmes n’avez-vous pas des pressentiments qui sont pour vous comme des avertissements secrets de faire ou de ne pas faire telle ou telle chose ? Il en est de même pour nous, seulement à un degré supérieur, car tu comprends que l’essence des Esprits étant plus subtile que la vôtre ils peuvent mieux recevoir les avertissements divins. 

Gifs...Papillons

Comme l’Esprit se transporte avec la rapidité de la pensée, on peut dire qu’il voit partout à la fois ; sa pensée peut rayonner et se porter en même temps sur plusieurs points différents, mais cette faculté dépend de sa pureté : moins il est épuré, plus sa vue est bornée ; les Esprits supérieurs seuls peuvent embrasser un ensemble. 

La faculté de voir, chez les Esprits, est une propriété inhérente à leur nature, et qui réside dans tout leur être, comme la lumière réside dans toutes les parties d’un corps lumineux ; c’est une sorte de lucidité universelle qui s’étend à tout, embrasse à la fois l’espace, les temps et les choses, et pour laquelle il n’y a ni ténèbres ni obstacles matériels. On comprend qu’il doit en être ainsi ; chez l’homme, la vue s’opérant par le jeu d’un organe frappé par la lumière, sans lumière il est dans l’obscurité ; chez l’Esprit, la faculté de voir étant un attribut de lui-même, abstraction faite de tout agent extérieur, la vue est indépendante de la lumière. 

Lorsqu’un Esprit dit qu’il souffre, quelle nature de souffrance éprouve-t-il ? 

Angoisses morales qui le torturent plus douloureusement que les souffrances physiques. 

D’où vient alors que des Esprit se sont plaints de souffrir du froid ou de la chaleur ? 

Souvenir de ce qu’ils avaient enduré pendant la vie, aussi pénible quelquefois que la réalité ; c’est souvent une comparaison par laquelle, faute de mieux, ils expriment leur situation. Lorsqu’ils se souviennent de leur corps, ils éprouvent une sorte d’impression, comme lorsqu’on quitte un manteau, et qu’on croit encore le porter quelque temps après. 

 

 

L'âme et ses perceptions dans AME 868873

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Publié dans:AME |on 23 août, 2010 |Pas de commentaires »

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